BULLETIN
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
RÉUNION MENSUELLE DES NATURALISTES DU MUSÉUM
2e SÉRIE — TOME II
No 1 — Janvier 1930
MASSON ET Cie, ÉDITEURS
LIBRAIRES DE E’ACADÉMIE DE MÉDECINE 120, Boulevard Saint-Germain, PARIS-VI®
AVIS
Le Bulletin du Muséum étant une publication mensuelle, destinée essentiellement à de courtes notes permettant des prises de date, son impression doit être rapide : MM. les Auteurs sont donc instamment priés, dans l'intérêt général, de vouloir bien accepter la réglementation suivante :
L’ensemble des notes de chaque Auteur ne peut excéder, par an, trente-deux pages. Toutefois des pages supplémentaires pourront être accordées aux Auteurs qui s’enga- geront à en payer les frais.
De plus, chaque volume annuel ne comprendra au maximum que quarante-deux feuilles (de seize pages) et, en tout cas, aucun numéro ne devra dépasser huit feuilles.
Les communications devront être revêtues du visa du Professeur compétent.
Toute remarque verbale faite en séance à propos d’une communication devra, si son Auteur désire qu’il en soit tenu compte au Bulletin, être remise par écrit dans les vingt-quatre heures.
Les manuscrits doivent être définitifs pour éviter les remaniements et écrits frès lisi- blement, ou, de préférence, dactylographiés, seulement au recto de feuilles isolées.
Ils ne porteront d’autres indications typographiques que celles conformes aux carac- tères et signes conventionnels généralement adoptés, par exemple :
Mots à imprimer en italique (notamment tous les mots latins) : soulignés une fois dans le manuscrit.
Mots en petites capitales : soulignés deux fois.
Mots en caractères gras (en particulier noms d’espèces nouvelles) : soulignés d’un trait tremblé.
Il est recommandé d’éviter les blancs dus à l’introduction de caractères de différentes valeurs (notamment dans les listes énumératives d’espèces).
Les frais de corrections supplémentaires entraînés par les remaniements ou par l’état des manuscrits seront à la charge des Auteurs.
Pour chaque référence bibliographique, on est prié d’indiquer le titre du périodique, la tomaison, l’année de publication, la pagination.
Il est désirable que, dans le titre des notes, le nom du groupe ou embranchement auquel appartient l’animal ou la plante dont il est question soit indiqué entre paren- thèses.
Les Auteurs reçoivent gratuitement 25 tirés à part de leurs articles. Ils sont priés d’inscrire sur leur manuscrit le nombre des tirés à part supplémentaires qu’ils pour- raient désirer (à leurs frais).
Les clichés des figures dans le texte accompagnant les communications doivent être remis en même temps que le manuscrit, le jour de la séance ; faute de quoi la publica- tion sera renvoyée au Bulletin suivant.
En raison des frais supplémentaires qu’elles entraînent, les planches hors texte ne seront acceptées que dans des cas tout à fait exceptionnels et après décision du Bureau.
Il ne sera envoyé qu’wne seule épreuve aux Auteurs, qui sont priés de la retourner dans les quatre jours. Passé ce délai et dans le cas de corrections trop nombreuses ou d’ordre technique, l’article sera ajourné à un numéro ultérieur.
BULLETIN
D U
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
BULLETIN
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
RÉUNION MENSUELLE DES NATURALISTES DU MUSÉUM
2e Série. — Tome li
ANNEE, 1930
MASSON ET Cie, ÉDITEURS
120, BOULEVARD SAINT- GERMAIN ~ PARIS-VIe ~
BULLETIN
DU
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE.
ANNÉE 1930. — N° 1.
253° RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM.
30 JANVIER 1930.
PRÉSIDENCE DE M. E.-L. BOUVIER,
ASSESSEUR DU DIRECTEUR.
ACTES ADMINISTRATIFS.
M. le Président donne connaissance des faits suivants :
M. le Professeur L. Mangin a été nommé Directeur du Muséum (Décret du 19 janvier 1930).
M. le Professeur E.-L. Bouvier a été nommé Assesseur du Direc- teur pour l’année 1930 (Arrêté du 15 janvier 1930).
M. le Professeur A. Chevalier a été nommé Secrétaire de l’Assemblée des Professeurs (Arrêté du 15 janvier 1930).
M. Trochain, Professeur à l’École primaire supérieure de Li- moux, a été délégué dans les fonctions d’ Assistant de la Chaire des Productions coloniales d’origine végétale (Arrêté du 20 dé- cembre 1929).
Mlle Brin a été nommée Aide technique titulaire près la Chaire d’Entomologie (Arrêté du 30 décembre 1929).
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M. Jourdain a été nommé Surveillant militaire titulaire (Arrêté du 30 décembre 1929).
Deux bourses de Doctorat (lre année) ont été attribuées à M. J. Duché et à Mlle Cécile Bourdouil (Assemblée des Profes- seurs du 16 janvier 1930).
MM. les Professeurs L. Roule, A. Gruvel et R. Anthony repré- senteront le Muséum à l’inauguration du groupe des constructions universitaires et de l’École de médecine de l’Université libre de Bruxelles, qui aura lieu les 23-24 et 25 juin 1930 (Assemblée des Professeurs du 19 décembre 1929).
M. le Professeur E. Bourdelle représentera le Muséum au Con- grès des Directeurs de Jardins Zoologiques, qui aura lieu à Rome en mai 1930 (Assemblée des Professeurs du 16 janvier 1930).
Mlle Éliane Basse a obtenu une mission pour Madagascar (As- semblée des Professeurs du 16 janvier 1930).
Ont été nommés Correspondants du Muséum :
Sur la proposition'de MM. les Professeurs D. Bois et H. Lecomte (Assemblée des Professeurs du 19 décembre 1929) :
M. Dode (Louis-Albert), Docteur en droit, Membre de la So- ciété des Amis du Muséum, Membre correspondant de l’Académie d’ Agriculture, Membre de la Société Botanique de France, Secré- taire général de la Société Dendrologique de France : c’est un bota- niste qualifié, auteur de publications importantes; il possède aux Thiollets (Allier) une remarquable collection d’arbres et d’arbris- seaux qu’il enrichit sans cesse. Le Service de la Culture lui doit de nombreux dons d’espèces d’introduction récente ou rares et de plantes nouvelles décrites par lui. — M. Dode s’occupe aussi de Pisciculture : à ce titre, M. le Professeur L. Roule appuie la pro- position de MM. Bois et Lecomte.
Sur la proposition de M. le Professeur P. Rivet, appuyée par M. le Professeur D. Bois (Assemblée des Professeurs du 16 jan- vier 1930) :
M. le Docteur Louis Rollin, Administrateur des îles Marquises, à Atuona (Marquises) : a déjà fait don au Trocadéro d’importantes collections d’une de nos Colonies les moins bien représentées dans notre Musée; il annonce un nouvel envoi d’une importance excep- tionnelle; il se dépense sans compter pour nous enrichir. — Il ne limite pas ses recherches à l’Ethnographie : il a adressé à M. le Professeur A.' Lacroix de nombreux échantillons de minéraux. Il
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recherche des plantes pour M. le Professeur D. Bois. Le titre de Correspondant du Muséum sera la légitime récompense de son zèle désintéressé.
L’Assemblée générale annuelle de la Société des Amis du Mu- séum s’est tenue le 15 janvier 1930 dans l’Amphithéâtre de Zoo- logie, sous la présidence de M. le Directeur L. Mangin, en l’ab- sence de.M. le Président P. Doumer, retenu au Sénat.
Après la lecture du Rapport sur la situation financière par M. G. Masson, Trésorier, et du Compte rendu de la gestion du Conseil d’Administration par M. P. Carié, Secrétaire général, il a été procédé au vote pour le remplacement annuel des Membres sortants du Conseil d’Administration et d’un Conseiller décédé, et la nomination d’un nouveau Membre du Conseil.
DONS D’OUVRAGES.
M. le Professeur D. Bois offre, pour la Bibliothèque du Muséum, deux tirés à part de ses publications :
Cigares médicinaux en feuilles de « Sphacele paruiflora » (Extrait du Bulletin du Muséum, 2e s., t. I, n° 5, 1929);
Jules- Alexandre Daveau (Extrait du Journal de la Société natio- nale d' Horticulture de France, septembre 1929).
M. le Professeur R. Anthony dépose les travaux suivants :
Sur la présence de quatre incisives supérieures chez le « Mastodon ( Teïrabelodon ) turicensis >> Schinz, par G. Pontier et R. Anthony (Extrait des Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. 189, 2 décembre 1929);
Observations sur les fosses nasales des Équidés, par R. Anthony (Extrait des Archives d' Anatomie, d' Histologie cl d' Embryologie, t. X, 1929).
M. Ed. Lamy offre trois tirés à part de ses publications :
La ponte chez les Gastéropodes Pulmonés (Extrait du Journal de Conchyliologie, vol. LXXIII, 1929).
Note sur une Collection conchyliologique du xvme siècle (Ibid.).
Deux conchyliologistes français du xvne siècle : les Geoffroy oncle et neveu (Ibid.).
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M. G. Petit dépose son ouvrage intitulé :
Contribution à l'étude de la fauve âe Madagascar ( Faune des Colo- nies françaises) :
lre Partie : Crustacea I : Paraslacidæ, par Th. Monod et G. Pe- tit. — Mollusca I : Notes zoologiques et anatomiques sur quelques Opislhobranches de Madagascar, par J. Risbec;
2e Partie : Crustacea II : Palinuridæ, par Th. Monod et G. Pe- tit. — Crustacea III : Alyidæ, par Jean Roux. — Mollusca II : Mollusca marina leslacea, par Ph. Dautzenberg.
La Bibliothèque a reçu également les ouvrages suivants :
Kôrôsy (K. Y.) : Versucheiner Théorie des Genkoppelung. Leipzig, Gebrüder Borntræger, 1929. Gr. in-8°, XII-272 p., fig. ( Bibliotheca Genetica, herausgegeben von Prof. Dr E. Baur, Band XV).
Abadie (Maurice) : Afrique centrale. La Colonie du Niger. Paris, Société d’éditions géographiques, maritimes et coloniales, 1927. In-4°, 466 p., portraits, frontisp,, fig., graphiques, cartes en cou).
Allix (André) : Un pays de haute montagne. L'Oisans, élude géographique. Paris, A. Colin, 1929. Gr. in-8°, xxvi-915 p., cartes, plans, fig. et pl. .
Baudrimont (Albert) : Dispositifs musculaire et élastique du pou- mon des Vertébrés. Étude histologique et hislo physiologique. Bor- deaux, lmp. Siraudeau, 1929. In-8°, 240 p., fig et pi.
Bergey (Marcel) : Procédés de photographie, de microphoto- graphie et de reproduction photomécanique. Paris, Nigot, 1929. In-8°, fig. et pl.
Bonne (Gabriclle) : Recherches sur la pédicelle et la fleur des Rosa- cées. Paris, Jouve et Cie, 1928. Gr. in-8°, 380 p., pl.
Burollet (P. -A.) : Le Sahel de Sousse, monographie phytogéo- graphique. Tunis, Soc.anon. Impr. rapide de Tunis, 1927. In-8°, 270 p., pl. et carte.
Chauvet (G.) : Os, ivoires et bois de renne ouvrés de la Charente. Hypothèses paléthno graphiques (Collection G. Chauvet), Angou- lême, E. Constantin, [s. d.]. In-8°, 192 p., fig. (Extr. du Bull, de la Société archéologique et historique de la Charente, 1910).
Cholley (André) : Les Préalpes de Savoie ( Genevois , Bauges) et leur avant-pays. Étude de géographie régionale. Paris, A. Colin, 1925. In-4°, ni-755 p., fig.
Colombiès (Dr Henri) ; Recherches expérimentales et cliniques sur la cholestérine et son métabolisme. Toulouse, les frères Doula- doure, 1924. In-8°, 190 p.
Fournier (Eugène) : Explorations souterraines et recherches hydrologiques en Franche-Comté... Les eaux souterraines : sources, résurgences, exurqences et nappes aquifères. Besançon, Impr. de l’Est, 1926. In-8°, 222 p.
Fournier (Eugène) : Explorations souterraines et recherches hydrologiques en Franche-Comté. A : Phénomènes d'érosion et de corrosion spéciaux aux terrains calcaires. B : Applications scien- tifiques et pratiques de la Spéléologie et de V Hydrologie souterraine. Besançon, Impr. de l’Est, 1928. In-8°, 350 p., fig.
Furon (R.) : L' Hindou-Kouch et le Kaboulislan. Contribution ci l'étude géologique et géomorphogénique de V Afghanistan. Paris, A. Blanchard, 1927. In-4°, 169 p., carte en coul., fig. et pl.
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Gauthier (Henri) : Recherches sur la faune des eaux continen- tales de l'Algérie et de la Tunisie. Alger, lmp. Minerva, 1928. In-4°, carte en coul., fig. et pl.
Gens (Émile) : La Genèse de V intelligence. Le Panpsychisme. Étude sur les facultés psychiques des êtres vivants et sur le rôle qu'elles remplissent dans l' évolution. 1915-1925. Nancy, Impr. Rigot et Cic, 1927. In-8°, 103 p.
Gens (Émile) : L' Homochromie et le Mimétisme dans le règne animal. Élude philosophique. Nancy, Rigot et Cie (1929). In-8°, 19 p.
Gidon (Dr F.) : Deux thèses de Caen sur la méthode de Bernard de Jussieu (1747 et 1778). Le Mans, Impr. C. Monnoyer (s. d.). In-8°, 8 p. (Extr. du Bull. Soc. Franç. d' Histoire de ta Médecine, Tome XXII, n°s 5-6, 1928).
Godet (Pierre) : IL Idée de culture et l'histoire de la culture euro- péenne. Lausanne, Impr. La Concorde, 1926. In-8°, 19 p. (Extr. de la Revue de théologie et de philosophie, N° 57, Déc. 1925).
Killian (Charles) : Études comparatives des caractères culturaux et biologiques chez les Deuléromy cèles et les Ascomycètes parasites. Paris, Masson et Cie, (s. d.). In-8°, pp. 101-292, pl. en coul., fig.
Litardière (R. de) : Contributions à l'étude phyto sociologique de la Corse. Le massif du Benoso, par R. de Litardière et G. Mal- cuit. Paris, P. Lechcvalier, 1926. In-8°, 143 p., 7 pl., tableau.
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Magimel (O.-L.) : La langue des Amphibiens. Anatomie et onto- génie comparées de la forme et des muscles. Bordeaux, Impr. A. Sau- gnac et E. Drouillard, 1924. In-8°, 260 p., flg. et pl.
Malcuit (G.) : Contributions à l'étude phylosociologique des Vosges méridionales Saônoises. Les associations végétales de la vallée de la Lanterne. Lille, Soc. d’Édit. du Nord (s. d.). In-8°, 211 p. carte et pl. (Extr. des Archives de Botanique, Tome II, Mém. 6, Juin 1929).
Milon (Yves) : Recherches sur les calcaires paléozoïques et le Brio- vérien de Bretagne. Rennes, Impr. Oberthür, 1928. In-4°, 151 p., fig., carte et pl.
Motte (Jean) : Contribution à la connaissance cytologique des Muscinées. Paris, Masson et Ci0, [s. d.]. In-8°, pp. 293-543, flg., pl. en noir et en coul. (Extr. des Annales Sciences naiur. Botanique, Xe série, T. X, 1928).
Naciiet (Albert) : Collection Nachet. Instruments scientifiques et livres anciens. Notice sur l'invention du microscope et son évolution. Liste de savants, constructeurs et amateurs du xvie au milieu du xixe siècle. Paris, Impr. G. Petit, 1929. Gr. in-8°, 145 p., pl.
Paillot (André) : Les Maladies du ver à soie: grasserie et dysen- terie. Lyon, Éditions du Service photographique de l’Eniversité, L928. Petit in-4°, 324 p. et table, pl.
De M. Paul Pallary : 24 tirés à part do ses travaux.
TRAVAUX FAITS DANS LES LABORATOIRES
ET
ACCROISSEMENT DES COLLECTIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE PENDANT L’ANNÉE 1929.
Anatomie comparée.
Accroissement des Collections. — Il est entré en 1929 au Service d’Anatomie comparée 498 pièces de collections ou d’études (total arrêté à la date du 24 décembre ) parmi lesquelles il convient surtout de citer : un jeune Gorille mâle, don de M. Petit aîné, ancien Président de la Société Zoologique de France; deux Pota- mogale. don de M. le Dr Bergonier; un Tarsier, don de MM. le Dr Bergonier; deux Tupaia, don de M. le Pr G. L. Sera de l’Université de Naples; un sque- lette de Nycticèbe, don de M. de Taste, par l’intermédiaire du Dr Herpin, Médecin des Hôpitaux; un jeune Tapir d’Amérique, don de M.Bernardino Ma- neira de Pinho, ministre de la Police de l’État de Bahia (Brésil). Comme pièces particulièrement intéressantes provenant de la Ménagerie il convient aussi de mentionner un Gheval sauvage mâle de Prejvalsky et un Lagotriche.
Parmi, les pièces entrées en 1929 aux Collections publiques, il convient de signaler spécialement une radiographie d’un corps humain en entier, don de M. Vaillant, Radiologiste des Hôpitaux.
M. Neuville a continué d’accroître la Collection de ses préparations de splanchnologie et plus particulièrement en ce qui concerne le cæcum et l’appa- reil génital.
Travailleurs admis au laboratoire ou en ayant utilisé les matériaux. — MUe Alimen, Pr à l’École, normale de Fontenay-aux-Roses ; M. Jacques d’AMBRiÈRF.s; Pr Eugène Dubois, de Haarlem; Pr H.-V. Vallois, de la Faculté de Médecine de Toulouse; Dr Mareschal, Interne à Villejuif; Dr Thomas, de l’Université de Toulouse; Pr J. P. Hill, de l’University College, London; Mme Parberis, Statuaire ; Dr Girard, Médecin de l’Hôpital Saint- Joseph; Mlle Troitsky, Pro- fesseur agrégé à l’Université de Moscou; M. Mathias, Assistant au laboratoire de Mammalogie du Muséum ; M. G. Petit, Assistant au laboratoire des Pêches et Produits coloniaux d’origine animale du Muséum; M. Waldemann, Statuaire; M. G. Grandidier, Secrétaire général de la Société de Géographie; Dr Herpin, Stomatologiste des Hôpitaux; Dr de Grzybowski, Chef de travaux à la Fa- culté de Médecine de Varsovie; Dr Aburel, de l’Université de Jassy; M. De- meurisse, Statuaire; Pr Champy, de la Faculté de Médecine de Paris; Dr Ro- chon-Duvigneaud, Ophtalmologiste honoraire des Hôpitaux; Dr Henri
Martin, Directeur à l’École des Hautes Études; Dr de Saint-Périer; PrKoLL- mann, de la Faculté des Sciences de Marseille; Pr A. Forster, de la Faculté de Médecine de Strasbourg; Dr Mouquet, Sous-Directeur de la Ménagerie du Muséum; Dr Wainwright, Scranton P. À. U. S. A.; Dr Ernst Schwarz,' Zoologisches Muséum Berlin; Pr Retterer, de la Faculté de Médecine de Paris; M. J. Derschied, Musée du Congo belge, Tervueren ; Dr G. Pontier; Pr G. L. Sera, Professeur d’Anthropologie à l’Université de Naples; M. Lester, Sous-Directeur du laboratoire d’Anthropologie du Muséum; M. Marceau, Sta- tuaire; M. le Dr Bastin ; Pr Vatjfrey, de l’Institut de Paléontologie humaine; M. Royer ; M. Piveleau, Chef des travaux à l’École des Mines ; M. Chaba- naud. Assistant au laboratoire des Pêches et Produits coloniaux d’origine animale au Muséum.
Publications.
[A V exclusion des travaux en cours )
R. Anthony, Professeur. — Le rôle des hommes de pensée dans le politique et dans le social. Revue internationale de Sociologie, Janvier- Février 1929, 6 p.
— Préface du livre du Dr HeRPiN intitulé: Les dents de l’homme : I. Les Précurseurs.
Paris, 192S.
— Comité international de Recherches sur les parties molles. Circulaire, feuilles de
renseignements nos 1, 2, 3, II pages (En collaboration avec Sir Arthur Keith et le Pr Ed. Loth).
— Compte rendu du Secrétaire général sur le fonctionnement de la Société d’Anthro-
pologie de Paris pendant l’année 1928. Bull, et Mém. Soc. Anthrop. de Paris, 1928.
— Observations sur les fosses nasales des Équidés. Arch. d’ Anatomie, Histologie et
Embryologie, t. X, 1929, 35 pages, 21 figures et 2 pl.
R. Anthony et G. Pontier. — Sur la présence de quatre incisives supérieures chez le Mastodon ( Tetrabelodon ) turicensis Schinz. C. R. Acad. Sciences, 18 nov. 1929, 3 pages, 2 fig.
M. R. Anthony a en outre assumé, comme les années précédentes, la Direction des Archives du Muséum, des Archives de Morphologie générale et expérimentale, des Archives d’ Anatomie, Histologie et Embryologie.
H. Neuville, Sous-Directeur du Laboratoire. — Note sur une anomalie dentaire du Cachalot. Bull. Muséum, 1929. N° 6, avec 3 fig.
— Contribution à l’étude des mégalithes abyssins (avec remarques sur l’interpré-
tation anatomique de certaines figures préhistoriques). U Anthropologie, 1928, p. 255-288 et 523-564, 22 fig.
H. Neuville et J. Derscheld. — Recherches anatomiques sur l’Okapi. IV. L’es- tomac. Revue de Zoologie africaine, vol. XVI, fasc. 4, 1929, p. 373-419, 19 fig.
M. H. Neuville a assuré, comme les années précédentes, les fonctions de Secré- taire des Archives du Muséum.
L. Semichon, Assistant. — Les enclaves albuminoïdes et la maturité des deux sexes chez les Ma'acodermes. C. R. Soc. Biologie, t. 99, p. 1958-1959. ’
— Sur les cellules vésiculeuses chez VAnomia ephippium. C. R. Acad. Sciences, p. 86-87.
F. Coupin, Assistant. — L’indice de valeur cérébrale au cours de l’enfance chez les Anthropoïdes. Journ. de l’ Anthropologie russe, Tome XVI, 3 pages, 1 fig.
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F. Coupin, Assistant. — Analyses bibliographiques dans la Revue Scientifique.
MUe Coupin a fait, au cours de l’année 1928-1929, une série de confé- rences à l’École d’Anthropologie sur l’Anatomie du cerveau et la psycho- logie des Anthropoïdes
Elle a accompli une mission officielle d’études à l’Université de Francfort (laboratoires de Zoologie, Anatomie, Anthropologie, Neurologie) et au Seeken- bergisches Muséum pendant les mois d’octobre et de novembre.
Elle a assuré, comme les années précédentes, en qualité de Secrétaire général adjoint, la publication des Bulletins et Mémoires de la Société d’ Anthropologie de Paris.
Dr Vallois. — L’omoplate humaine, étude anatomique et. anthropologique. Bull, et Mém. Soc. d’Anthrop. de Paris, 1928, Nos 4, 5, 6, p. 129-169, 7 fig.
Dr E. Abukel. — Contribution à l’anatomie du bassin de Talpa europæa. Bull. Mu- séum, 1929, p. 292-298, 2 fig.
Dr J. de Grzybowski. — Étude sur les échancrures et les trous susorbitaires et sur les trous sous-orbitaires chez les Primates. Odbitka ze spra wozdan z posiedzen Towarzystwa Naukowego Warszawskiego, XIX, 1927.
Anthropologie.
Collections reçues : a) Pièces squelettiques : Un moulage du crâne de la Vallée du Roc (Charente) (don du t>r Henri Martin); un crâne de Nouka-Hiva (Don du Dr Louis Rollin); deux crânes d’Eskimos Agmasalik (Don de M. Dumbrava); cinq crânes d.’Arméniens provenant de Deir-el-Zor, rive gauche de l’Euphrate (don de M. Passemard); un crâne d’indien Aymara provenant de La Paz, Bolivie (don de M. et Mme Bel) ; trois crânes de Néo-Calédoniens (don de Mme Pruvôt); un crâne trouvé à Da-But, Thanh-Hoa, Annam, (don de M. Fi- not);
b) Photographies : Types et scènes du Matto-Grosso (Brésil) (don de M?r Cou- turon); crânes de Basket-Makers du Colorado (don de M. Renaud) ; types d’Eskimos Agmasalik (don du Pr Thalbitzer); vues de l’Utah et de l’Arizona (don de M. Bernheimer) ; vues et monuments archéologiques du Pérou (don de M. Otto Oldstein); vues des fouilles archéologiques de Qatna (Syrie) (don de M. du Mesnil dij Buisson) ; embarcations des îles Chatham (don du Domi- nion Muséum, Wellington, Nouvelle-Zélande); embarcations des Moriori (don du Pr Speight).
c) Clichés : Le laboratoire a acquis, 187 diapositifs sur verre pour projections ; 151 négatifs sur verre 8,5 X 10; 5 négatifs 9 X 12, 3 négatifs 13 X 18.
Travailleurs admis au laboratoire : M. Babet, Géologue du Gouvernement général de l’A. E. F.; Mlle Bakret; MM. Betim, Professeur de géologie au Musée National de Rio; Bourderionnet, Interne en médecine à Orléans; Dr Chevket Aziz; Czarnowski ; Dr Deiiaut; Descamps; Félix: Feuillole y; Georgiade; Lau- nois; Larock; Lehmanns ; Leroi; Luquet, Professeur au Lycée Rollin; Mara- ninchi, Professeur à l’École dentaire; Dr Henri Martin; Mme Martin-Op- penheim, de München; MM. Morociian; DrMoNTANDON; Nakaya; Mme Nique; MM. Nizan ; Ndmelin, Conseiller de la Légation de Finlande ; Dr Pales ; Peppo ; PiTSCii, Professeur à l’École de Stomatologie; Post ; Prouteaux; Roget; Julian M. Rubio, Professeur à l’Université de Valladolid; Mme Ida Spelle- mann; M. Tauxier; Mme Vicrey; M. Vosy-Bourbon; Mlle Rosa Zilatti ; M. Zolotarev, de Leningrad.
Publications.
Dr P. Rivet, Professeur. — L’Anthropologie. Boletim do Museu nacional. Rio de Ja- neiro, t. IV, n° 3, 1928, p. 67-95.
— Le groupe océanien. Proceedings of the third Pan Pacific Science Congress, Tokyo,
^1926. Tokyo, 1928, t, II, p. 2332-2353.
— Migration australienne en Amérique. Id., Tokyo, 1928, t. II, p. 2354-2356.
— Relaeiones comerciales precolombianas entre Oceania y America. Boletin de la Junta
dehistoria y numismatica americana. Buenos Aires, t. IV, 1927, p. 213-226.
— Philippe Belknap Marcou. Journal de la Société des Américanisles de Paris. Paris,
nouv. série, t. XX, 1928, p. 379-381.
— Jcâo Capistrano de Abreu. Id., Paris, nouv. série, t. XX, 1928, p. 381-383.
— Nils Otto Gustaf Nordenskiôld. Id., Paris, nouv. série, t. XX, 1928, p. 383-384.
— Sumérien et océanien. Collection linguistique publiée par la Société de linguistique de
Paris. Paris, t. XXIV, 1929, 59 p.
— Sumérien et océanien. Donum natalicum Schrijnen. Verzameling van opstellen.
Nimègue, Utrecht, 3 mai 1929, p. 162-167.
— L’étude des civilisations matérielles; ethnographie, archéologie, préhistoire. Docu-
ments. Paris, t. III, juin 1929, p. 130-134.
— Le problème de l’origine de l’homme. L'École libératrice. Paris, lre année, n° 1, 1929,
p. 13-14; n° 3, 1929, p. 50-51.
— et Lester (P ). Bibliographie américaniste. Journ. Soc. Américanistes de Paris.
Paris, nouv. série, t. XXI, 1929, p. 443-549.
— et Tastevin (G). Les dialectes Pano du Haut Jurua et du Haut Purus. Anthropos.
St. Gabriel Modling, t. XXIV, 1929, p. 489-516.
— et Laboueet (Henri). Le royaume d’Arda et son évangélisation au xvne siècle.
Travaux et Mémoires de V Institut d’ Ethnologie, Paris, t. VII, 1929, 62 p., 20 pi.
P. Lester, Sous-Directeur du Laboratoire et Rivet (P.). — Bibliographie américaniste. Journ. Soc. Américanistes de Paris. Paris, nouv. série, t. XXI, 1929, p. 443-549.
G. -II. Rivière. — Le musée d’Ethnographie du Trocadéro. Documents. Paris, t. I, avril 1929, p. 54-58.
Dr G. Montandon. — L’ologénisme, Revue Scientifique, Paris, 26 janvier 1929, 12 p.
— Un singe anthropoïde actuel en Amérique. Revue Scientifique, Paris, 67e année,
n° 9, 11 mai 1929, p. 268-269.
— Un singe d’apparence anthropoïde en Amérique du Sud. La Nature. Paris, n° 2.809,
15 mai 1929, p. 439-440.
— Un singe d’apparence anthropoïde en Amérique du Sud. C. R. Acad. Sciences.
Paris, séance du 11 mars 1929, p. 815-817.
— Découverte d’un singe d’apparence anthropoïde en Amérique du Sud. Journ. Soc.
Américanistes de Paris. Paris, nouv. série, t. XXI, 1929, p. 183-196.
G. -H. Luquet. — Sur l’origine des notions mathématiques. Considérations psycholo- giques et ethnographiques. Journal de psychologie. Paris, décembre 1929.
— 15
Marcel Griaule. — Totémisme ab3''ssin. Documents. Paris, t. VI, novembre 1929, p. 316-319.
Léon Pai.es. — État actuel de la paléopathologie, contribution à l’étude de la patho- logie comparative. Thèse pour le doctorat en médecine. Bordeaux, E. Drouillard, 1929, 366 p.
Émile-J.-E. Guiard. — La trépanation crânienne chez les Néolithiques et chez les primitifs modernes. Thèse pour le doctorat en médecine. Bordeaux, Y. Cado- ret, 1929, 132 p., in-8°.
Mammalogie et Ornithologie.
Travaux de collection au Laboratoire et à la galerie. — Révision, remise en état et ran- gement de la collection de palmipèdes à la galerie. — Réorganisation générale de la collection de peaux et de crânes de mammifères au laboratoire. — Prépa- ration et montages divers de Mammifères et d’Oiseaux.
Collections reçues. — A titre de dons : de M. Delacour : une très importante collection d’Oiseaux et de Mammifères d’Indochine ; de M, Gujr Babault : une importante collection de Mammifères et d’Oiseaux d’Afrique; de Frère Apollinaire- Marie : une collection de Mammifères et d’Oiseaux de Colombie; de MM. Gran- didier, Butler, Lavauden : Oiseaux divers.
A titre d’échange : de M. Rosenberg, de Londres : une collection d’Oiseaùx d’Asie; de M. Barbour, de Cambridge : une collection d’Oiseaux d’Amérique centrale; de M. Hartert, de Tring : une collection d’Oiseaux d’Asie et d’Océa- nie ; de 1’ American Muséum : une collection d’Oiseaux de Guyane : de MM. Lon- berg, Kuroda, Wetmore : des oiseaux divers.
Collections prêtées pour l'étude : à M. Salomonsen, de Copenhague : une collection de d’Ârdéidés; à I’École vétérinaire d’Alfort : une collection de pièces mon- tées et de peaux d’animaux à fourrure; à M. Reboussin, une collection d’Oi- scaux; à MM. les professeurs Gruvel et Rivet : documents divers de Mamma- logie et d’ Ornithologie; à MM. Grandidier et Petit : Lémuriens divers.
Travailleurs admis au laboratoire. — 1° Travaux scientifiques : MM. Alliaume (Skungs) ; S. A. At.i de Bombay (Passereaux de l’Asie centrale) ; Archbold de New-York (Mammifères et Oiseaux de Madagascar; Dr Arnault (Oiseaux de l’Afrique du Nord) ; Bigourdan (Mammifères de l’Afrique occidentale) ; Prince G. de Bour- bon de Parme (Faune Africaine); M. et Mme Boulton de Pittsburg (Faune Africaine): Pr Bressiu d’Alfort (Chamois et Isard); MM.Carbou (Gazelles de l’Afrique centrale); Carié (Ornithologie des Iles Mascareignes) ; Delacour (Oiseaux et Mammifères d’Indochine et de Madagascar) ; Dr Didier (Mammifères divers): le Comte G. de Germiny (Mammalogie et Ornithologie générales); Grandidier (Oiseaux et Mammifères de Madagascar); Greenway de New- York (Mammifères et Oiseaux de Madagascar); Mme Kern (Vol. des Oiseaux); M. Legendre (Oiseaux divers des Mascareignes) ; Vice-amiral Lynes de Londres (Oiseaux Passériformes) ; le Colonel Meiklejohn de Londres (Oiseaux nord africains); Dr Montandon (Simiens); MM. Ph. du Mont de New-York (Oiseaux de Madagascar); Moreau (Trochilidés); Moreau (Mammifères); Nemeh (Ovins); Piveteau (Mammifères); Rand de New-York* (Mammifères et Oiseaux de Madagascar); Dr Rochon-Duvigneaud (Insectivores); Rous- seau-Decelle (Trochilidés); Sclater de Londres (Oiseaux d’Afrique); Gr. Tate de New-York (Marsupiaux américains).
2° Travaux de taxidermie : MM. Brétin; Cazal; Dorel; Mme Fabre Duchartre; Hilsont; Husson; Hatziolos d’Athènes; MM. Horace Miner, de Londres; Paquier; Mme Roubaud; MM. Sauvel; Vittoz.
— 16
3° Artistes peintres ou dessinateurs : Mmes Barbey, Henriot-Giraud ; Mlle Hoffbauer; MM. J. Eudes; Mérite; Reboussin; Leguy; Thivet; Thomasse.
Publications.
E. Bourdelle, Professeur. — Considérations sur la valeur spécifique des caractères du pelage cirez une antilope (Tragelaphus scriptus, Pallas. (En collaboration avec P. Mathias). Bull. Muséum, t. I, 2 série, 1929, p. 177.
— La collection de Primates de la Ménagerie du Muséum d’Histoire Naturelle (En
collaboration avec A. Mouquet et P. Mathias). Id., 1929, p. 234.
— Les Singes de la Ménagerie du Muséum d’Histoire Naturelle. Bull, des amis du
Muséum, Nouvelle série, n° 1, 1929, p. 40.
— Nouvelles espèces de grands singes. Revue d’Histoire Naturelle, lre partie, A Mam-
mifères, Vol. X, n° 7, juillet 1929, p. 251.
— L’élevage en France des animaux à fourrure. Revue d’Histoire Naturelle, lre partie,
A, Mammifères, Vol. X, n° 9, septembre 1929, p. 325.
— La protection des Mammifères en France, en particulier celle des Castors. Revue
d’Histoire Naturelle. lre partie, A. Mammifères, Vol. X, n° 11, novembre 1929, p. 397.
— Étude des organes génitaux d’un Bouc à Mamelles (En collaboration avec le Pro-
fesseur C. Brf.ssou). Bull. acad. vétérinaire France, t. II, 1929, p. 354.
— Bibliographie de Mammalogie de la Revue d’Histoire Naturelle, lre partie, A, Mam-
malogie, t. X, 1929. En particulier compte rendu analytique et critique des ouvrages suivants : Élevage en captivité des animaux à fourrure par V. Beaune, n° 1, p. 36; — Conditions d’Élevage en France et méthodes d’Élevage des ani- maux à fourrure, par M. d’Aigneaux, n° 4, p. 140; — Traité de Zootechnie gé- nérale, par P. Dechambre, n° 7, p. 254.
J. Berlioz, Sous-Directeur du Laboratoire. — Catalogue systématique des Types de la Collection d’Oiseaux du Muséum (lre partie). Bull. Muséum, p. 58, 1929.
— Notes critiques -et synonymiques sur des Oiseaux du genre Roselin ( Garpodacus ).
ld., p. 129.
— Les Mammifères de Scandinavie. Rev. d’Iîist. nat. appl., lre partie, p. 3.
— Observations sur la Vie des Oiseaux en Scandinavie. L’oiseau et Rev. franç. d’Orn.,
p. 138.
— Un cas nouveau d’hybridité chez les Trochilidés. Id., p. 340.
— Les Manchots du Jardin Zoologique de Londres. J.d., p. 489.
— Les Caractères de la faune avienne de Polynésie. Id., p. 542.
— Peuplement de la Polynésie : Remarques sur la faune avienne. C. R. somm. Soc.
Biogéogr., p. 28.
— La Hibridacion entre los Troquilidos (en espagnol). Rev. de la Soc. colomb. de
Scienc. nat., p. 146.
— La Protection des Oiseaux chez les peuples du Nord (Conférence). Bull. Fédér.
prot. Ois., p. 80.
— Comptes rendus bibliographiques de L’Oiseau et Rev. franç. d’Orn.
P. Mathias!, Assistant. — Considérations sur la valent spécifique des caractères du • ' i ' pelage chez une antilope ( Tragelaphus scriptus, Pallas). (En collaboration avec ; M. BoürPelle). Bull. Muséum, 2e série, T. I, 1929, p. 177.
— La collection de Piimates de la Ménagerie du Muséum d’Histoire Naturelle (En
collaboration avec MM. Botjrdelle et Mouquet). Bull. Muséum, 2e série,: T. I, 1929, p. 234.
— Sur le développement de l’œuf des Crustacés Phyllopodes. Bull. Soc. Zool. de
France, t. LIV, 1929, p. 342.
— Résistance à la chaleur de l’œuf des Crustacés Phyllopodes. ld., 1929, p. 460.
— Sur la Biologie du Hérisson ( Erinaceus europaeus L.) ld., 1929, p. 463.
— Sur un Trématode parasite des Aloses ( Pronopyge ventricosum Rud .). Bull. Soc.
centrale d’ Aquiculture et de Pêche, 1929, p. 103.
Ménagerie des mammifères et des oiseaux. Mouvement des animaux pendant l’année 1929.
|
ENTRÉES |
DONS |
NAISSANCES |
ACHATS |
ÉCHANGES |
TOTAUX |
|
Mammifères .. |
100 |
m |
3 |
141 |
|
|
Oiseaux |
109 |
2 |
288 |
||
|
209 |
50 |
24 |
5 |
288 |
|
|
SORTIES |
DONS. ET RENDUS |
MORTS |
VENTES |
ÉCHANGES |
TOTAUX |
|
Mammifères . . |
1 |
104 |
17 |
9 |
mm |
|
Oiseaux |
1 |
128 |
» |
» |
WM |
|
3 |
232 |
17 |
9 |
261 |
Effectif
au 1er Janvier 1929. . au 31 Décembre 1929
MAMMIFÈRES OISEAUX TOTAL
312 708 1020
321 726 1047
Principaux animaux reçus. — Mammifères : 9 Singes divers reçus à titre de dons ou d’échanges; 2 Singes lagotriches acquis par achat; 19 Makis .divers, don du gouvernement de Madagascar; 13 petits carnivores divers, Mont, 5 Renards de l’Erg offerts par le Dr Abnault; 1 Puma acquis par achat; l*Tamanoir offert par le gouvernement de Bahia; 1 Dromadaire donné par l’Institut Pasteur; 5 Gazelles d’Afrique offertes par le Dr Arnault; 2 Lamas, acquis par achat; 2 Bovins d’Égypte dons du professeur Brumpt.
Bulletin du Muséum, 2" s., t. II, 1930.
2
— 18 —
Oiseaux: 2 Autruches, dons ; 2 Nandous blancs, 2 Ibis rouges acquis par achat; 2 Emeus acquis par échange ; 2 Buses féroces, 1 Grand-duc du désert, 1 Œdicnème du Sahara, dons du Dr Arnault; 5 Colombes rares, 2 Poules sultanes du Brésil, 1 Tigrisome, résultats de dons divers.
Principales naissances 2 Mouflons à manchettes, 1 Mouflon de Corse; 2 Gazelles à bézoard; 2 Daims; 1 Guib; 1 Ibis.
Travaux scientifiques poursuivis à la Ménagerie. — Par MM. Meyerson et Guillaume : Observations sur l’intelligence et la psychologie des Simiens et en particulier des Anthropomorphes; par M. Rode : expérimentation sur la destruction des Rats; par le Dr Mouquet : recherches sur la pathologie et l’hygiène des ani- maux sauvages en captivité.
Artistes admis à travailler dans la Ménagerie : Étrangers : MM. d’Angelo, Hernandez, Waldmann; Mme Zita Dimo,.
Français : Mmes et MUes Appia, de Bayser, Clech, Crabette, Domergue, Grégoire, Henriot-Giraud, Knaff, Plessis, Profilet; MM. Boureille, Cipra, Cho- pard, Ducos de la Haille, Guyot, Hilbert, Jeanniot, Jouve, Loury, Margat, Marceau, Mérite, Professeur de dessin au Muséum et ses élèves, Plessis, Pos*pon, Reboussin, Saint-Marceau, Suisse, Tremond, Tricot.
Publications »
Dr A. Mouquet, Sous-Directeur de la Ménagerie. — Hasdrubal et l’eunucage des Élé- phants. Bull. Acad, vétérinaire de France, Février 1929, p. 78.
— Rachitisme et dyspnée. Id., Mars 1929, p. 108.
— Pièces osseuses provenant d’un Atèle ostéomalacique. Id., Mars 1929, p. 113.
— Hydropysie des sacs aériens des Oiseaux. Id., Avril 1929, p. 138.
— Œdèmes et épanchements cœlomiques gélatineux chez les Oiseaux. M, Avril 1929,
p. 147.
— La collection de Primates de la Ménagerie du Muséum d’Histoire Naturelle (En
collaboration avec MM. Bourdelle et Mathias). Bull. Muséum, 2e série, t. I. 1929, p. 234.
— Tuberculose osseuse chez les grands Félins. Bull. Acad, vétérinaire de France.
Nov. 1929, p. 306.
— Goundon chez les Singes. Bull. Soc. path. exotique, Nov. 1929, p. 918.
— Les Bois soufflés. Bull. Acad. Vét. de France, Déc. 1929, p. 306.
Zoologie : Reptiles, Batraciens, Poissons.
Collections reçues au Laboratoire : Poissons de Nouvelle-Zélande : M. P. Serre; de Rhodes : Musée de Milan; du Maroc: Pr Werner; d’Amboine : Pr Caullery; d’Alger : Dr Dieuzeide; du Brésil et d’Afrique : Musée de Berlin; du Came- roun : M. T. Monod; du Soudan français : M. Waterlot; de Somalie italienne : Pr Franchini; d’Espagne : Musée de Madrid; de Rhodes : Pr Ghigi; du Kivu : M. Guy Babault; de Madagascar : M. G. Pbtit; du Gabon : M. A. Bau- don; d’Asie mineure : Dr Tok; de l’Atlantique : M. Le Gall. — Reptiles des Iles Marquises : R. P. Simeon Delmas; du Cameroun : M. Petit, aîné; de Mada-
— 19
gascar : M. Decaky; de Nouvelle-Zélande : M. Paul Serbe ; du Dahomey : Dr Routkewitch; de Che-Kiang : Dr Chi-Ping; du Bas-Zambèze : M. Lesne; du Mozambique : M. Surcquf.
Travailleurs du Laboratoire en 1929. — MM. Pr Gandolfi-Hornyoldt : Travaux sur les Anguilles; Dr Panu : études de Poissons; P. Carié : Reptiles; Hecht, Assis- tant au Musée de Berlin : Reptiles; Tchung-Lin Tchang : Poissons des eaux douces de Chine; Dr Malcolm Smith : Reptiles de l’Indo-Chine; P. Carié, Assistant au Laboratoire d’Ichthyologie appliquée : Poissons; Officiers des Eaux et Forêts : pisciculture ; Vladykov (Vadim) : études sur les Poissons; Bertin, Assistant de Zoologie au P. C. N. : Poissons; Chabanaud, Assistant au Muséum : Poissons; Dunn, Professeur à Haverford College, États-Unis : Rep- tiles; MmePHisALix: Travaux sur les venins; MUe Verrier: Poissons; P.Dera- niYAGALA, Assistant à la Station Océanographique de Colombo (Ceylan) : études sur Tortues; A. Genaille, Artiste décorateur : documents sur Poissons; Vété- rinaires Coloniaux : conférences sur Reptiles des Colonies françaises ; Dr Men- delsohn, de l’Académie de Médecine : Travaux sur les organes électriques des Torpilles et les nerfs crâniens des Barbeaux;
•Contribution à plusieurs expositions de pisciculture : Paris, Strasbourg, Lyon.
Rangement et classement de la collection générale publique d’ichtyologie.
Publications.
Louis Roule, Professeur. — Les Poissons et le monde vivant des eaux; Études ichthyologiques ; Tome III, Voyages et migrations. Un volume de 974 pages, Delagrave, Paris.
— Le développement larvaire et la métamorphose d’un Poisson abyssal ( Cyema
atrum) Gunth (En collaboration avec M. Léon Bertin). C. R. Soc. Biologie, n° 4.
— Description de l’aquarium restauré du Muséum d’Histoire Naturelle. Bull. Mu-
séum, 1929.
— Les règles biologiques de l’élevage des Truites. Rapports du XIVe Congrès inter-
national d’ Agriculture, tenu à Bucarest.
— Considérations sur les Poissons abyssaux à mâles nains. Bull. Soc. Zodlog. de
France, 1929.
— Présentation d’un squelette de Lampris luna L. Bull. Muséum, 1929.
— La vie et l’œuvre de Bernardin de Saint-Pierre. Conférence à l’Ass. française pour
l'avancement des Sciences : Congrès du Havre en 1929.
— Lamarck, sa vie et son œuvre. Conférence à la Soc. d’ Anthropologie. Bull. Soc.
Anthrop., 1929.
— La productivité piscicole des deltas et des terrains inondables. C. R. Acad. Agri-
culture, t. XV.
— Les Poissons Apodes appartenant au sous-ordre des Némichthydiformcs (En col-
laboration avec M. Léon Bertin). Oceanograph. Reports of the Danish « Dana Expéditions », 1920-1922, n° 4, Copenhagen. Avec 9 planches et 57 figures dans le texte.
Dr Jacques Pellegrin, Sous-Directeur du Laboratoire. — Les Cichlidés de Mada- gascar. C. R. Acad. Sciences, t. 188, 1929, p. 939.
— Sur un Poisson cavernicole africain microphthalme. Ibid., 1. 189, 1929, p. 204.
— 20 —
Dr Jacques Pellegrin, Sous-Directeur du Laboratoire. — Sur un Siluridé du Musée de Vienne, le Chromis humilis Steindachnej . Bull. Muséum , 1928. p. 443.
— Mission Saharienne Augiéras-Draper, 1927-1928. Poissons. Ibid., 2e sér. I, 1929,
p. 134.
— La faune ichtvologique des eaux douces de Madagascar. C. R. Soc. Biogêographie,
1929, n° 47, p. 45.
— Cichlidés de Madagascar recueillis par Mi Georges Petit. Description d’une espèce
nouvelle. Bull. Soc. Zool. Fr., LIV, 1929, p. 252.
— Description d’une variété nouvelle du Labeo chariensis Pellegrin, recueillie au
Caméroun par M. Th. Monod. Ibid., LIV, 1929, p. 288.
-- Siluridés, Cyprinodontidés, Acanthoptérygiens du Caméroun recueillis par M. Th. Monod. Description de cinq espèces et de deux variétés nouvelles. Ibid., LIV, 1929, p. 358.
— La Loche du Maroc. Ibid., LIV, 1929, p. 524.
— La pisciculture en Tchécoslovaquie. Bull. Soc. Aquic., XXXVI, 1929, p. 31 et 33.
— Le barrage d’Augst-Wyhlen et ses passes à Poissons. Ibid., XXXVI, 1929, p. 97.
— Les Poissons cavernicoles aveugles d’Afrique. Ass. fr. Av. Sc. C. R. Congres de la
Rochelle, 1928, p. 409.
— Les Poissons euryhalins de l’Afrique du Nord française. Bull. Soc. Océan. France,
IX, 1929, p. 909.
— Taza-la-Guerrière. Le Monde colonial illustré, avril 1929, p. 109.
— La pêche à la Baleine dans l’ Antarctique. Ibid., mai 1929, p. 124.
— Les Trois espèces de Ptérophyiles. Rev. Hist. nat., lTe part., B, X, 1929, p. 204.
— Voyage zoologique d’Henri Gadeau de Kerville en Asie mineure. Les Poissons des
eaux douces d’Asie mineure (Note complémentaire),!. II, J. -B. Baillière. et fils, Paris, 1928.
— Mission en Espagne : Ichtyologie et pisciculture.
F. Angel, Assistant. — Liste des Reptiles et Batraciens du Haut-Laos, recueillis par M. Delacour : Description d’un genre, de 2 espèces et d’une variété d’Ophi- diens. Biell. Muséum, 1929, p. 75.
— Sur une tête osseuse de Crocodile de Madagascar [Grocodilusrobustus, Grandid. et
A^aiilant. Bull. Muséum, 1929, p. 186.
— Description d’un Gecko nouveau de Madagascar. Bull. Soc. Zool. de France, t. LIV,
n° 5, p. 489.
— Matériaux de la Mission G. Petit, à Madagascar. Description de 3 Batraciens nou-
veaux appartenant aux genres Mantidactylus et Gephyromantis. Bull. Muséum , 1929, p. 358.
Mme M. Phisalix. — Action des rayons ultra-violets sur le virus rabique et ses anti- gènes rabique et venimeux. Bull. Muséum, 1929, 2e s., t. I, p. 91.
— Traitement des morsures de Serpents : in Tableau pour la détermination facile des
Serpents du Maroc, par R. Dollfus et Ch. Beaunein. Empire Chérifien. Arch. Scient, du Protectorat français du Maroc, t. I.
— Sur quelques propriétés comparées des sérums antirabiques d’animaux vaccinés et
des sérums antirabiques naturels. Bull, Muséum, 1929, 2e s., t. I, p. 188.
— 21 -
Mme Philasix. — Résistance des Vertébrés inférieurs aux divers poisons et ses conséquences. Rev.d'Hist. Nat. Appliquée, 23 mai 1929.
MIle M.-L. Verrier, Boursière de voyages. — Les organes des sens chez les Poissons : II. Le sens vibratoire. Bull, français de pisciculture et d’ Hydrobiologie, n° 15, 6 p., 4 fig.
— La vision chez les Poissons osseux. Bull. Soc. d'Hist. Nat. d' Auvergne, n° 15, p. 37-42.
— Sur la structure des yeux et la physiologie de la vision chez les Sélaciens. C. R. Ac.
Sciences, t. 188, p. 1695.
— Contribution à l’étude de la Cécidie du Livia Juncorum Latr. sur Joncus conglo-
mérats L. Bull. Soc. Entom., Séance ou 22 février 1929.
— Sur la biologie de quelques plantes des tourbières d’Auvergne. C. R. Soc. Biol.,
t. Cil, p. 895.
— Contribution à l’étude de la vision chez les Sélaciens. 1 mémoire : 60 p. environ,
14 fig., 3 pi. hors texte (pour paraître prochainement dans les Annales des Sciences naturelles).
— Étude biologique de quelques galles de capitule de Composées (sous presse). Bull.
Biol. France-Belgique.
— Un cas de régénération de la patte chez Lacertavivipara Jacq. (En collaboration
avec M. Avel.) (sous presse) Bull. Biol. France-Belgique.
— Le sens visuel chez les Vertébrés. Journal de Psychologie, n° 9-10, p. 74-100, 7 fig.
Panu (A.). — Sur les cellules pigmentaires de la peau de l’Anguille. C. R. Soc. Biol., 1er février 1929.
— Sur l’influence des caractères physico-chimiques du milieu sur l’évolution du pig-
ment de l’Anguille. Id., 25 mai 1929.
— De l’influence de l’évolution du pigment mélanique sur l’état physiologique de la
Civelle. Id., 22 juin 1929.
— Sur l’état de la pigmentation des jeunes Civelles au moment de la montée. Id.,
20 juillet 1929.
— Les pigments du tégument de l’Anguille. Étude morphologique et biologique.
Thèse de doctorat es sciences naturelles.
Panu (A.) et Verrier (M.-L.). — Contribution à l’étude du pigment et des varia- tions chromatiques de Phyllium siccifolium L. G. R. Soc. Biol., 20 avril 1929.
— Contribution à l’étude du pigment et des variations chromatiques de quelqu'es
Reptiles du groupe des Agamidae. C. R. Ac. Sciences, t. CLXXXVIII, p. 1695.
Tchung-Lin Tchang. — Description de Cyprinidés nouveaux de Chine. Bull. Mu- séum, 2” s., t. I, n° 4, 1929.
— Un nouveau Cobitidé de Se-Tchuan (Chine). Id., n° 5, 1929.
Entomologie.
Collections reçues : 109 envois et dons, parmi lesquels ceux de MM. P. Lesne (Afrique orientale portugaise), J. Surcouf (Zambèze), Paul Serre (Nouvelle-Zélande), le Père de Cooman (Tonkin), R. Ellenberger (Rhodésie), Wateblot (Soudan
— 22 —
français), Mrae Veyrières (Côte de l’Or), Mayeul-Grisol (Venezuela), le Frère Apollinaire-Marie (Colombie), le P. Siméon Delmas (Iles Marquises),, le Prince Sixte de Bourbon (Hoggar), J. Risbec (Nouvelle-Calédonie), A. Sey- rig (Madagascar), R. Decary (Madagascar), Émile Olsen (Danemark), Otto Bang-Haas (provenances diverses), R. Biedermann (provenances diverses), L. Chopard (provenances diverses;, Dumont (Tunisie), Alluaud et Jeannel (Afrique du Nord), Mavromoustakis (Chypre), le P. Savio (Chine), Ed. Fleu- tiaux (provenances diverses), Dr Knirsch (Balkans), J. Berlioz (Canada et États-Unis).
Il convient de citer tout spécialement un lot très important de Syntomides d’Amérique, provenant de la collection Fassl, donné par M. R. Biedermann, de Winterthur.
Collections communiquées au nombre de 61, notamment à MM. Betrem (Hollande),
Hoffmeyer ( ), l’abbé Parent (Aire-sur-la-Lys), Pretner
(Trieste), Zimmermann (Berlin), W. Sciiauss (Washington), Borelli (Turin), E. le Moult (Paris), le P. Longin Navas (Saragosse), P. de Peyerimhoff (Alger), Chester Bradley (États-Unis), Delmas (Toulouse), P. Roth (Alger), Mosely (Londres).
Rangement et classement des collections :
Coléoptères. — G. Bénard ( Anthia , Polyhirma , Prionites), H. Desbordes (Histérides), Ed. Fleutiaux (Elatérides), V. Laboissière (Chrysomélides), A. Théry (Buprestides).
Lépidoptères. — Les collections se sont enrichies d’espèces nouvelles, et il a élé procédé à l’intercalation [de plus de 2.500 spécimens. On a continué le classement des Nymphalides africains.
Travailleurs admis au Laboratoire :
Coléoptères. — Français : MM. Ch. Alluaud (Carabides), H. Bertrand (Larves de Dytiscides), A. Bourgoin (Cétonides), H. Desbordes (Histérides), Dr R. Didier (Lucanides), Ed. Fleutiaux (Elatérides et Mélasides), Gillet (Coléoptères de France), Colonel F. Gruardet (Coléoptères de France), A. Hoff- mann (Curculionides), Hustache (Curculionides), V. Laboissière (Chryso- mélides), P. Marié (Coléoptères de France), A Méquignon (Elatérides de France), P. de Peyerimhoff (Coléoptères du Nord de l’Afrique), G. Portevin (Silphides), L. Planet (Lucanides), A. Théry (Buprestides), M. Pic (Malaco- dermes), P. ViGNON(Aile des Coléoptères); Anglais : Orner CooPER(Gyrinides), Mr‘ Orner Cooper (Dytiscides); Polonais: Smreczynski (Curculionides d’Eu- rope); Tchécoslovaques : Knirsch (Cétonides), Rambousek (Staphyl inides).
Hyménoptères, Névroptères, Orthoptères. — Français : MM. L. Chopard (Orthoptères), P. Vignon (Orthoptères), Arlé (Hyménoptères), Bernard (Hyménoptères), le P. Piel (Hyménoptères), Seyrig (Hyménoptères); An- glais : Mosely (Névroptères); Américain : Bradley (Hyménoptères); Rou- main : Constantineanu (Hyménoptères).
Diptères et Hémiptères. — MM. Lhoste et .Béraud, Prof. Aldrich. Dr Drenski, Dr Dinulescu,
Iconographie, — Mme Barbet, Mue P. Boully.
Lépidoptères. — Le service a reçu plus de 250 visites, parmi lesquelles celles de MM. O. Bang-Haas, de Dresde; R. Biedermann, de Winterthur; G. Talbot, de Witley, etc.
Publications.
E.-L. Bouvier, Professeur. — Quelques Saturnioïdes nouveaux. Bull. Soc. Zool. de France , 4 pages, février 1929.
— 23
E.-L. Bouvier, Professeur. — Satumioïdes nouveaux du Musée de la Condition des Soies. Bull. Soc. Linn. de Lyon, 8e année, p. 103406; 1929.
— Satumioïdes nouveaux. Id., p. 119-121, 1929.
— Saturnidæ : Yoy. au Congo de S. A. B. le Prince Léopold de Belgique, 1925. Lepi-
doptera, p. 234-236, avec une figure dans le texte, 1929.
— Sur le classement et la distribution géographique des Saturniens hémileucides de
la sous-famille des Automérinés. G. R. Acad. Sciences, t. CLXXXIX, p. 603- 607; 1929.
— Observations systématiques sur les Satumioïdes américains. Intem.Gongr.Entomo l.
Vol. II, p. 909-916, avec 4 fig. dans le texte; 1929.
— Additions à nos connaissances sur les Satumioïdes américains. Ann. Sc. nat.,Zool.,
(10), T. XII, p. 245-343, avec 94 fig. dans le texte et 4 planches.
P. Lesne, Sous-Directeur du Laboratoire. — Chargé de mission au Mozambique (1927-1929).
— Tableau synoptique des Notiophygus. Coleoptera, T. II, p. 143-147 (1927).
— Deux Clérides nouveaux de la région indo-chinoise. Coleoptera, T. III, p. 35-37,
2 fig. (1928).
— Bostrychides recueillis dans la Somalie italienne par la Mission Guido Paoli. Mem.
Soc. ent. liai., VIII, 1929, p. 66-68.
— Malayan Bostrychidœ in the collection of the F. M. S. Muséums. Journal of the Fed.
Mal. St. Mus., XIV, 1929, p. 459-460.
— Recherches sur la distribution des Glossines dans la région du Zambèze de Chemba-
Beira, 1929, 7 p., 1 carte.
L. Berland, Sous-Directeur du Laboratoire. — Limites des zones méditerranéenne et sub-alpine dan« l’est du département du Var. C. R. somm. Soc. de Biogéogra- phie, 6, n° 45, 1929, p. 25-26.
— Notes sur les Hyménoptères de France. XIII. La nidification de Sphex paludosus
et des Isodontia en général. XIV. Le terrier de Notogonia pompiliformis. Bull. Soc. ent. France, 1929, p. 63-67.
— Remarques sur la répartition et les affinités des Araignées du Pacifique, dans
Proc, of the third pan-pacific Congress, Tokyo, 1926.
— Remarques sur Diponthus cribratus Serville, et sur les types de Serville en général
(En collabor. av. L. Chopard). Bull. Muséum, 1929, p. 143.
— Araignées, dans : Insects of Samoa, VIII, 1929, p. 55-78, 79 fig.
— Arachnides, dans : Rémy Perrier, La Faune de France illustrée, II, 1929, p. 10-71,
100 fig.
— Remarques sur le soin que certaines Blattes prennent de leur oothèque. Bull. Soc.
ent. France, 1929, p. 172-174.
— Utilisation possible de la soie des Araignées pour l’identification des criminels.
Revue intern. de criminalistique, I, 1929, p. 39-44.
— Les Sphegidæ du Muséum national de Paris (6e note). Bull. Muséum, 1929,
p. 309-312.
— Araignées recueillies par Mrae Pruvôt aux îles Loyal ty. Bull. Soc. zool. France,
LIV, 1929, p. 387-399, 14 fig.
L. Berland, Sous-Directeur du Laboratoire. — Les Forfieules sont-elles carni- vores? Bull. Soc. ent. France, 1929, p. 289-290.
G. Bénard, Assistant. — Description d’une nouvelle espèce d 'Anthia de l’Ouganda (Col. Carabidœ). Bull. Muséum, 1929, p. 38", fig.
— Mission Chari-Tehad (1904) : Description d’une nouvelle espèce de Rhyssemus
(Col. Scarabœidæ, Aphodiini). Bull. Muséum, 1929, p. 385, fig.
F. Le Cerf, Assistant. — Lépidoptères nouveaux du Maroc. Bull. Soc. ent. de France , 1929, 16, p. 262-263.
— Une technique simplifiée pour la coloration des genitalia, in : Encycl. entomol.,
B, Lepidoptera, III, p. 147-152, 1929.
Fin outre, M. F. Le Cerf a fait le dimanche 23 février, une conférence popu- laire dans le grand amphithéâtre du Muséum sur son voyage de 1928 dans les hautes chaînes de l’Atlas marocain. Le même Assistant e été chargé d’une nou- velle mission au Maroc du 20 mai au 20 juillet 1929.
B. Séguy, Assistant. — Ricerche faunistiche nelle isole italiane dell’Egeo. Ditteri (En collaboration avec M. Bezzi et D.Brignetti). Archivo Zoologico italiano, XIII, fasc. t. II, pp. 119-131.
— Les Moustiques de la Forêt de Fontainebleau et de la Vallée du Loing. Travaux des
Naturalistes de la Vallée du Loing, fasc. 2, p. 5-20.
— Sur un Stratiomyide nouveau du Nord de l’Afrique. Ann. Soc. ent. France, XCVIII,
p. 162.
— Sur deux Mallophages parasites des Anatidés. Bull. Ass. Nat. Vallée du Loing,
1929, v, p. 27.
— Sur un Mydaide nouveau de l’Afrique orientale portugaise. Ann. Soc. ent. France,
XCVIII, p. 110.
— Étude systématique d’une collection de Diptères d’Espagne formée par le R. P. Lon-
gin Navas. Mem. Soc. Ent. Espana, Memoria 3a, p. 1-30, 6 fig.
— Note sur deux Asilides tunisiens. E. E. Diptera, vv, p. 25.
— Description d’un Heterotropus africain. ld., p. 62.
— Étude sur les Diptères à larves commensales ou parasites des oiseaux de l’Europe
occidentale. E. E. Diptera., v, p. 63-82, 27 figures.
— Description d’un Atherix du Japon. Id., v, p. 92.
— Sur une Anthomyie nouvelle de la Forêt de Fontainebleau. Bull. Assoc. Nat. de la
Vallée du Loing, V, p. 44-45.
— Synopsis des Muscides de la Forêt de Fontainebleau. Travaux des Nalur. de la
Vallée du Loing, fasc. 3, p. 19-45, .23 fig.
— Étude sur deux Notiphiles de l’Europe méridionale. Boll. Soc. ent. Italiana, LXI,
p. 166-168, 3 fig.
— Étude sur le Chylisozoma paridis (En collaboration avec M. Pauchet). Bull. Soc.
Lin. Nord de la France, n° 418, p. 47-63, 16 fig.
P. Vignon. — Sur la morphologie et l’évolution de l’aile postérieure chez les Coléop- tères. C. R. Acad. Sciences, CLXXXIX, p. 199-201, 3 fig. 1929.
— Sur l’aile des Hyménoptères. Ibid., p. 499-501, 1 fig. 1929.
P. Vignon et E. Séguy. — Sur la présence de la nervure médiane haute chez les Diptères. Ibid., CLXXXVIII, p. 1699-1701, 1 fig. 1929.
— 25
P. Vignon et E. Séguy. — Sur la présence chez les Diptères de la médiane posté- rieure vraie et sur la régression que subit la médiane haute chez les Syrphides. Bull. Soc. cntomol. France, 24 juillet, 1929, p. 226-230, 6 fig.
Zoologie : Vers et Crustacés.
Collections reçues : de MM. L. Calvet: Bryozoaires (provenances diverses); Cernos- vitov : Oligochètes (provenances diverses); R.-Ph. Dollfus : Vers, Crustacés, Arachnides « Pourquoi-Pas ? »; P. F auvei, : Polychètes (Nouvelle-Calédonie); Dumont : Arachnides (Tunisie); F. Grandjean : Arachnides (Martinique, Vénézuéla); A. Kesselzak: Isopodes (Berlin); P. Lesne, Arachnides, Myria- podes (Mozambique); Mme A. Pruvot : Polychètes (Nouvelle-Calédonie); MM. P. Serre : Crustacés (Auckland); Siméon Delmas: Vers, Crustacés, Myriapodes (Iles Marquises); Titschach : Arachnides (Allemagne); Vandel : Crustacés (France); Vayssière : Vers (France).
Collections prêtées, pour études, à MM. E.-W. Bennett, on Australie (Crustacés); J.-C. Chamberlin en Californie (Arachnides); P. -A. Chapputs, en Roumanie (Crustacés); R.-Ph. Dollfus, à Paris (Vers); P. Fauvel, à Angers (Vers); Miss J. Gordon, en Angleterre (Crustacés); M. J. Jarocki, en Pologne (Crus- tacés); St. Karaman, en Yougoslavie (Crustacés); A. KESSELZAK,en Allemagne (Crustacés); De Lessert, en Suisse (Arachnides); Titschack, en Allemagne (Arachnides); H. Wiehle, en Allemagne (Arachnides).
Travailleurs admis au Laboratoire MM- L. Berland (Arachnides); A. Bonnet, de Toulouse (Arachnides); J. Colas-Belcour, de Tunis (Arachnides); J.-L. Dan- tan, d’Alger (Vers); MUe H.DELAGE(Vers); MM. U. Gerardt, de Halle (Arach- nides ):; L. Grandjean (Arachnides) ; A. Maury, du Havre (Crustacés); de Mimiac (Crustacés); Y.-K. Okada, de Tokio (Vers, Crustacés); R. Sherriffs, de Southampton (Arachnides); G. Yu, de Nankin (Crustacés).
Entretien et accroissement des collections : Classement des collections reçues, détermi- nations de Vers, Crustacés, Arachnides, Myriapodes.
Publications.,
Ch. Gravier, Professeur. — L’appendice caudal des Limules. Bull. Muséum, 1929, p. 94.
— Sur les caractères sexuels secondaires des Limules. G. R. Acad. Sciences, t. CXXXVI,
1929, p. 11.
— Révision de la Collection des Limules du Muséum National d’Histoire naturelle.
Bull. Muséum , 1929, p. 313.
Ch. Gravier et J.-L. Dantan. — Nouvelles observations sur les stolons sexués du Syllis ( Haplosyllis ) spongicola Grube (Annélide Polychète). C. R. Acad. Sciences, t. 189-1929, p. 137.
L. Fage, Sous-Directeur du Laboratoire. — Cumacés de la côte atlantique du Maroc. Bull. Soc. des Sc. Nat. du Maroc, VIII, p. 173-181, 4 fig.
— Sur quelques Araignées des grottes de l’Amérique du Nord et de Cuba. Boll. del
Laborat. di Zool. gener. e agraria Portici. XXII, p. 181-187, 2 fig.
— Systématique et Morphologie (Allocution présidentielle). Bull. Soc. Zool. de
France, LIV, p. 4 à 11.
L. Fage, Sous-Directeur du Laboratoire. — Remarques sur la dispersion en France
et sur l’acclimatation de l’Euscorpius flavicaudis (de Geer). A. F. A. S. La Ro- chelle, p. 650.
— Publication du vol. YI, 3e partie, des Arachnides de France de Eug. Simon (En
collaboration aree L. Berland).
— Cumacés et Leptostracés provenant des Campagnes scientifiques de S. A. S. le
Prince Albert 1er de Monaco. Résultats des Campagnes scientifiques, LXXVII, in-4°, 55 p., 3 pl. doubles, Monaco.
— Mission Saharienne Augiêras-Draper, 1927-1928. Araignées nouvelles. Bull. Mu-
séum., 1929, p. 248-254, 6 fig.
— Fauna of the Batu Caves, Selangor. X, Arachnida. Journ. of the Feder. Malay
States Muséums, XIV, part 3 et 4, p. 356 à 364, 11 fig.
— Origine probable et différenciation de la faune des Scorpions de Madagascar. C. R.
sommaire Soc. de Biogéographie, h° 49, p. 72 à 76.
M. André, Assistant. — Rédaction, pour les Faune et Flore de la Méditerranée ( Comm .
Int. Médit.), des fiches se rapportant aux Acariens suivants : Halacarus ( Copi - dognathus) gibbus (Trt.), Agaue microrhyncha Trt.
— Les pièces buccales du Rouget, larve du Thrombicula autumnalis Shaw. Bull .
Muséum, 1929, p. 100.
— Sur une nouvelle forme larvaire d’Acarien ( Erythrœidœ ), parasite d’une fourmi
( Plagiolepis pygmœa Latr.). Bull. Muséum, 1929. p. 255.
— Les pièces buccales de la nymphe du Thrombicula autumnalis Shaw. Bull. Soc .
Zool. France, LIY, p. 484.
— L’appareil respiratoire du Thrombicula autumnalis Shaw (Acarien : fam. Throm-
bidiidœ). C. R. Assoc. Franc. Avanc. Sc., Le Hâvre.
— Une forme adulte du Rouget ( Thrombicula autumnalis Shaw). O. B. Acad. Sciences ,
t. CLXXXIX, p. 545.
— Description d’une forme adulte du Rouget ( Thrombicula autumnalis Shaw). Bull .
Muséum, 1929, p. 394.
— Nouvelle forme larvaire de Thrombicula parasite sur un Saurien de Palestine. Bull.
Muséum, 1929, p. 401.
— Description morphologique du Bochartia Kuyperi Oudms. Revue de Pathologie
végétale et d’Entomologie agricole, 1929.
Malacologie.
Collections reçues : Parmi les entrées qui ont été nombreuses et intéressantes, il y a lieu de signaler comme particulièrement importants les dons suivants : R. P. Si- mon Delmas : Invertébrés divers des îles Marquises; MM. J. Risbec : Nudi- branches et Lamellibranches de Nouméa; Stanley Field : Mollusques de Californie; Mme Barthélémy : Collection de Coquilles; M. R. Decary, admi- nistrateur des Colouies : Collection considérable de Coraux de Madagascar; Mme M. Lavezzari : Importante collection de Mollusques; M. A. Vayssière, Correspondant de l’Institut : Collection de Cypræidés, Invertébrés marins divers des environs de Marseille; A. Billard, Doyen de la Faculté des Sciences de Poitiers : Hydroïdes de l’Expédition du « Siboga »; A. Gruvel, Professeur au Muséum : Holothuries; Th. Monod, Assistant au Muséum : Mollusques
— 27 —
et Holothuries ; R.-Ph. Doixfus, Assistant au Muséum : Holothuries et Tuni- eiers du Maroc; Paul Seeke, Consul de France à Auckland : Collections diverses de Nouvelle-Zélande; Titto de Cabaffa, de Bastia : Coraux de Corse; P. Che- vey, Assistant à la Station Océanographique de Nha Trang : Céphalopodes de l’Annam; C"1 J.-B. Charcot : Importante collection d’invertébrés des croi- sières du « Pourquoi-Pas? » dans l’Atlantique Polaire,
Collections données : à M. Dieuzeibe, Assistant à la Faculté des Sciences d’Alger.: . Siphonaires; au Collège de Varna (Bulgarie) : Mollusques; au Collège de Notre-Dame de Sion, Galatz (Roumanie) : Mollusques.
Travailleurs ayant séjourné au Laboratoire ou utilisé les matériaux d’étude qui leur oni été envoyés : MM. R. Kcehler, Correspondant de l’Institut, Professeur de l’Uni- versité de Lyon : Echinodermes de la Collection du Muséum et de diverses croisières; E. Topsent, Correspondant du Muséum, Professeur à l’Université de Strasbourg : Spongiaires de la Collection Lamarck, du « Travailleu » et du « Talisman » ; R. P. Teilhard de Chardin, de Paris : Mollusques de Chine ; Mme Pruvôt-Fol, de Paris : Mollusques de Nouvelle-Calédonie, Nudibranches ; Ph. Dautzenberg, de Paris : Mollusques; F. Canü, de Veisailles : Polypiers et Bryozoaires; Berner, de Marseille : Polypieis et Bryozoairès; L.Cuénot,. Correspondant de l’Institut, Professeur à l’Université de Nancy : Mollusques;
J. Risbec, de Nouméa, Directeur de la Mission scientifique permanente en Nouvelle-Calédonie : Mollusques Nudibranches; Roussin, de Troyes : Mol- lusques; Harant, Chef de travaux à la Faculté de Médecine de Montpellier : Ascidies; Dr Th. Mortensen, Professeur à l’Université de Copenhague : Echi- nides; G.-C. Robson, Assistant Keeper of Zoology, British Muséum, London : Céphalopodes ; Polinsky, Sous-Directeur du Muséum de Varsovie : Mollusques terrestres; Voinovsky Kriguere, de Leningrad: Polypiers; Arndt, Profes- seur à l’Université de Berlin : Spongiaires; Belloc, Directeur du Laboratoire de l’Office des pêches à La Rochelle : Mollusques ; Srinivasa Rao, Surintendant du Service géologique de l’Inde, Calcutta : Spongiaires; Dr Thuvien, de Paris : Polypiers; P. Fischer, de Paris : Mollusques; A. Billard, Doyen de la Faculté des Sciences de Poitiers : Hydroïdes.
Matériel. — Les crédits accordés sur la taxe d’apprentissage ont permis de continuer l’aménagement des anciens greniers du 3e étage en magasins, dépôt de collec- tion et classement des matériaux reçus de provenances diverses.
Publications.
L. Joubin, Professeur. — Faune de la Méditerranée (Suite) : Coralliaires.
— Étude sur les Céphalopodes de l’Expédition du « Dana »': Octopodes: lre partie :
Annales de l’Institut Océanographique , t. VI, n° 4, p. 363 à 394,23 figures. Id.,
2e partie : Id., t. VII, n° 1, p. 1 à 24, 21 figures.
— On a new speeies of Macrotritopus (En collaboration avec M. Robson). Proc. ZooL
Soc. London, avril 1929.
Ed. Lamy, Sous-Directeur du Laboratoire. — Révision des Lyonsiidœ vivants du Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Journ. de Conchyl., LXXXII, 1928, p. 237-264.
— Note sur la collection conchyliologique d’Adanson. Id., p. 314-316.
— Révision des Ostrea vivants du Muséum national d’histoire naturelle de Paris :
lre Partie, Id., LXXXIII, 1929, p. 1-46; 2e Partie, Id., p. 71-108; 3e Partie, Id., p. 133-168.
— Note sur une collection conehyliologique du xvme siècle. Id., p. 68-70.
Ed. Lamy, Sous-Directeur du Laboratoire. — Deux eonchyliologistes français du xvme siècle : les Geoffroy oncle et neveu. Id., p. 129-132.
— La ponte chez les Gastéropodes Pulmonés. Id., p. 176-218.
— Les Avicules de la Mer Rouge (d’après les matériaux recueillis par le Dr Jous-
seaume). Bull. Muséum , 1929, p. 111-116.
— Lés Malleacea de la Mer Rouge (d’après les matériaux recueillis par le Dr Jcus
seaume). Id., p. 150-156.
— Notes sur quelques Lamellibranches de la Martinique. Id., p. 201-208.
— Les Dosinies de la Mer Rouge (d’après les matériaux recueillis par le Dr Jous-
seaume). Id., p. 260-262.
— Rédaction de fiches de Mollusques pour les « Faune et Flore de la Méditerranée ».
Comm. Intern. Médit.
Louis Germain, Sous-Directeur du Laboratoire. — Le peuplement des archipels poly- nésiens. La faune malacologique des îles de l’Océan Pacifique. C.R. Séances Soc. Biogéographique, VI, juin 1929, p. 29-57.
— Faune des îles de la mer Méditerranée Occidentale. La Corse et la Sardaigne. Comm.
intern. pour l'étude de la Méditerranée, vol. IV, 1929, p. 127-143.
— Considérations sur la faune des îles Mascareignes. Bull. Soc. hist. natur. Elbeuf,
1929, 35 pp.
G. RaNson, Assistant. — Observations morphologiques et systématiques sur une An- thoméduse, Neoturris pùpua Lesson, 1843. Bull. Muséum, 1929, p. 209-215.
Botanique : Organographie et Paléontologie végétale.
Accroissement des collections. — Le Laboratoire a reçu de M. A. Loubière, Sous-Direc- teur, une importante série de plantes fossiles du bassin de Carmaux.Les prises ont été faites méthodiquement au toit et au mur de chacune des assises houil- lères du Siège Sainte-Marie.
Travaux de collections au Laboratoire et à la galerie. — M. Souny, Assistant, a contri- bué avec activité à la révision générale des collections et en a refait, en partie, l’étiquetage explicatif. — Remaniement et rangement des Névroptéridées.
Travailleurs ayant fréquenté le Laboratoire. — MM. Halle, Professeur de Paléobota- nique au Muséum d’Histoire naturelle de Stockholm; Kawasaki, Directeur du Geological Survey de la Corée; Hostermans et Wetter, Assistants à l’Uni- versité d’Utrecht.
Publications.
J. Costantin, Professeur. — L’énigme des plantes à Fourmis (Actualités biologiques). Ann. Sc. Nat. Bot., 10e série, t. X.
— Traitement des tubercules de Pomme de terre par la chaleur. Ass. fr. pour l’avanc.
des sciences, Congrès de La Rochelle, 1928.
— Remarques nouvelles sur les cultures montagnardes de Java. G. K. Académie Agri-
culture, t. XV, n° 8, p. 375, 6 mars 1929.
— L’emploi des hybrides javanais de la Canne à sucre contre le Séreh et la Mosaïque.
Revue de Bot. appl. et d'Agron. col., t. V, p. 229, avril 1929.
— 29 —
J. Costantin, Professeur. — Influence de la culture sur les plantes à mycorhizes (En collaboration avec M. J. Magkou, Mlle Valérie Jaudf.l et M. P. Lebard). Annales Sc. Nat. Bot., 10e série, t. XI, p. 337-341, 1929.
A. Loubièrf, Sous-Directeur du Laboratoire. — Étude anatomique et comparée du Leptotesta Grand' Eurgi n. gen.,n. sp. (Graine silicifiée du Pecopteris Pluckeneii Schlotheim). Rev. Gén. de Botanique, t. XLI, n° 490, p. 593-605, 1 planche hors texte, 1929.
— Observations sur VOdontopteris obtusa de Brongiiiart. Bull. Soc. Bot . France, dé- cembre 1929.
J. Léandri. — A continué ses recherches sur les Thyméléacées.
Botanique : Phanérogamie.
L’activité du Laboratoire s’est maintenue pendant le cours de l’année 1929.
Les fascicules 8 et 9 du tome V de la Flore générale de V Indo-Chine ont été publiés et mis en distribution.
Le personnel a déterminé les plantes reçues de l’Indo-Chine, de la Côte occi- dentale d’Afrique, Madagascar et d’autres pays.
Les doubles reçus par échange d’autres herbiers ont été revus et intercalés dans nos collections. ■
Collections reçues en 1929. — Le service reçoit tous les ans des collections de plantes de toutes provenances envoyées, soit par des voyageurs naturalistes, soit par des établissements similaires étrangers. Voici le résumé des entrées de 1929.
MM. Aubeéville : plantes de la Côte d’ivoire, 233 échantillons; Rep. Bohe- micae Slovenicae : 100; Père Tisserant : plantes d’Afrique centrale,' 1200; Pétei.ot : plantes d’Indo-Chine, 48; Université de Taschent : 175; Poi- lane : plantes d’Indo-Chine, 3.00O; Estève : plantes du Congo, 125; Decary : plantes de Madagascar, 936; Université de Washington, 104; Béjeaud : plantes du Cambodge, 281; Merril : plantes des Philippines, 652; Herbier Pitard : plantes des Canaries, 1.257; Herbier de Kew : 101; Waterlot : plantes du Soudan, 602; Mac Clure : plantes de Chine, 127 ; Musée Bota- nique de d’Université de Cluj : plantes de Roumanie, 231; Pomona Col- lège Herb. : Onagracece, 79; Dr Maire : plantes du Hoggar, 219; Jardin de Buitenzorg : plantes de Malaisie, 216; Dr Guétrot : hybrides, 24; Arnold Arboretum : plantes de Papouasie, Thibet, 1.376; Surcouf : plantes du Mozambique, 367; Daniker : plantes d’Afrique australe, 259; Evrard : plantes d’Indo-Chine, 9.000; Berlioz: plantes des États-Unis, 42 ;. MUe Ca- mus : plantes des États-Unis, 26; Smithson-Institution : 100; Brillet : plantes du Tonkin, 18; Dumbra va : plantes du Groenland, 98 ; Edouard An- dré : plantes diverses, 300; Diverses régions, 305. Total : 21.603 échantillons.
Botanistes étrangers ayant travaillé au Laboratoire. — MM. Hosseus, de Cordoba, Ar- gentina; Lakaita, de Londres; Hme Eryl Smith; M. et Mm® Gilg, de Berlin; MM. Robert E. Fries, de Stockholm; GunnarvoN Franckell, d’Helsingfors; Froderstrom, de Stockholm; Frère Marie-Victorin, de Montréal, Canada; Halle, de Stockholm; Maouer, de l’Université de l’Asie Mineure ; Liou Hô, Ling Yong, de Chine.
Botanistes français ayant travaillé au Laboratoire. — MM. Prof. Maire, d’Alger; Hic- kel, Conservateur des Eaux et Forêts; Prof. Jumelle, de Marseille;- Hada- mard, du Collège de France; R. P. Sacleux; Ct. Saint-Yves; Dr Guétrot; l’abbé Fournier; Cherfils; Mme Allorge, de l’Office national des Matières premières pour la Pharmacie; MM. Dode; Gaume; Prof. Chermezon, de Stras- bourg; Choux; Renaud; Hedin; E. Aubert de la Rue; Decary; Père Tis-
30 —
serant; Mlle Camus; MM. Humbert; H. Perrier de la Bathie ; Chouard; Major Berton; Cardot.
Établissements, Professeurs, Botanistes ou Élèves ayant reçu des échantillons du service de Botanique :
En prêt : Faculté d’Alger : 26; Choux, de la Faculté de Marseille : 76; Ct. Saint-Yves : 140; R. P. Sacleux : 20; Prof. Dop, de Toulouse : 70; Smith, de l’Université d’Upsala : 941 ; Prof. Samtjelson, de Stockholm : 1.008; Direc- tion de Kew : 42; Prof. Handel-Mazzetti, de Vienne : 7; MM. Hans Schinz, de Zurich : 1.381; Cari Sherff, du Field Muséum Chicago : 118; Prof. Cher- mezon, de Strasbourg : 19.
En don : M1,e Georges : 41 ; MM. Dubois : 101 et Wimy, de la Faculté de Pharmacie : 26; Harry Smith, d’Upsala : 29; Debray, d’Arras : 8; Prof. Ju- melle, de Marseille ; 4.
Publications.
H. Lecomte, Professeur. — Sur un Dalbergia de Madagascar. Bull. Muséum , 1929, p. 159.
— Flore générale de l’Indo-Chine, t. V, fasc. 8 et 9.
— Dode, Correspondant du Muséum. Bull. Muséum, 1929.
F. Gagnepain, Sous-Directeur du Laboratoire. — Pellionia nouveaux d’Indo-Chine. Bull. Soc. Bot. Fr., LXXV, 1928 (paru en 1929), pp. 917-928.
— Quelques Elatostema et un Procris nouveaux d’Indo-Chine. Id., LXXVI (1929),
pp. 80-82.
— Un Primula d’Indo-Chine : P. chapaensis, sp. n. Id., LXXVI (1929), p. 139-140.
— Ranalisma Stapf devient Echinodorus Rich. Id., LXXVI (1929), pp. 274-276.
— Deux Anémones nouvelles d’Indo-Chine. Id., pp. 315-6.
— Trois Obetonia nouveaux d’Indo-Chine. Id., pp. 326-7.
— Quelques Liparis nouveaux d’Indo-Chine. Id., pp. 514-515.
— Quelques synonymes de Magnoliacées. Id., pp. 738-9.
— Un genre nouveau de Gentianacées. Id., pp. 776-7.
— Moracées et Urticaeées. Flor. gén. Indo-Chine (1929). Id., V. fasc. 8, pp. 821-916.
— Urticaeées (fin). Id., V, fasc. 9, pp. 917-921.
François Pellegrin, Sous-Directeur du Laboratoire. — Plantœ Letestuanœ novœ ou Plantes nouvelles récoltées par M. Le Testu, de 1907 à 1926, dans la forêt du Mayombe :
XVII. Euphorbiacées (suite), Moracées, Artocarpacées. Bull. Muséum, 1929,
p. 160.
XVIII. Zingiberacées. Id., p. 219.
— De quatre acajous de la côte d’Afrique. Bull. Soc. Bot. France, LXXVI, 1929,
p. 731.
— Fiches pratiques sur des bois africains (en collaboration) partie botanique : Badi-
Bilinga, Iroko, Samba-Ayous, Limbo, Evino. Colonies-Sciences.
— Nombreuses analyses bibliographiques. Bull. Soc. Bot. France, LXXVI, 1929.
— 31 —
P. Danguy, Sous-Directeur honoraire. — Contribution à la flore de l’Indo-Chinc. Bull. Muséum, Paris, 1929, p. 263.
R. Benoist, Assistant. — Moracées nouvelles de la Guyane française. Bull. Muséum , 1929, p. 163.
— Une nouvelle espèce du genre Hypoestes (Acanthacées). Id., p. 222.
— Les Lauracées de Guyane française. Bull. Soc. Bot. France , 1928, p. 974.
Jacques Léandki, Préparateur à l’École des Hautes Études — Thyméléacées de Ma- dagascar. Bull. Muséum, 1929, p. 435.
— Descriptions de Thyméléacées de Madagascar ( Lasiosiphon , Arthrosolen). Bull.
Soc. Bot. France, déc. 1929.
Léopold Rodriguez. — Opkiopogon nouveau d’Indo-Chine. Bull. Soc. Bot. France, 1928, p. 937.
MUe A. Camus. — Castanopsis nouveaux de Chine. Bull. Muséum, 1929, p. 165.
— Graminées nouvelles de Madagascar. Bull. Soc. Bot. France, 1928, p. 911.
— Quelques graminées nouvelles pour la Flore de l’Indo-Chine. Ibid., p. 552.
— Un hybride nouveau de Bromus madritensis et de B.maximus. Ibid.. 1929, p. 596.
Botanique : Cryptogamie.
Collections reçues: MM. Evrard (Indo-Chine), Verdoorn (Ardennes), Allorge (Pé- ninsule ibérique), Poilane (Indo-Chine), Bruneau de Laborie (Mauritanie), Ct. Charcot (Groenland, Islande), Pételot (Indo-Chine), Dr Kugel (Yougo- slavie), Decary (Madagascar), Lavauden (Madagascar).
Échantillons communiqués à Miss E.-M. Wakefield (Kew), MM. F. Boergesen (Co- penhague), Potier de la Varde (Saint-Pair-sur-Mer), H. Sydow (Berlin), Tiiériot (Fontaine-la-Mallet), Verdoorn (Utrecht).
Travailleurs admis au Laboratoire : Mmee Hamel, Lemoine, Dr ès Sciences, Czarnows- ka, Professeur au Lycée de Varsovie, Mlle M. Dugas, Dr ès Sciences, MM. Bis- by, Professeur à l’Université de Manitoba, Boiteux, Professeur au Lycée de Niort, J. Cardot, S. Buchet, Assistant à la Faculté des Sciences de Paris, E. Chemin, Professeur au Lycée Buffon, G. Deflandre, Dr de l’Université de Paris, G. Dismier, Ercegovic, Professeur au Lycée de Split (Yougo-Slavie), Feldmann, Fawcett, R. Gaume, Hangard, P. Jovet, Krupko, Assistant à l’Institut Botanique de Varsovie, R. Lami, Assistant à l’École des Hautes Études, M. Lefèvre, G. Malençon, Maresquelle, Professeur au Lycée de Poitiers, Maublanc, Chef de Travaux à l’Institut agronomique, Mauguin, Pro- fesseur à la Faculté des Sciences de Paris, T. Petch, R. Potier de la Varde, Romagnesi, Sauvageau, Professeur à la Faculté des Sciences de Bordeaux, Verdoorn, Dr Vermorel, Yamada, Professeur à l’Université de Tokio.
Visiteurs étrangers : 25.
Excursions. — En dehors de cinq excursions aux environs de Paris, le Laboratoire de Cryptogamie a organisé, en juillet, une excursion de plusieurs jours dans le Cotentin, avec le concours dévoué de M. L. Corbière, Directeur de la Société des Sciences de Cherbourg, puis aux environs de Saint-Servan, avec le Labora- toire du Muséum d’Histoire Naturelle comme base. Prirent part à ces excur- sions 27 personnes parmi lesquelles le Professeur Th. Stomps, Directeur de
l’Institut Botanique d’Amsterdam avec onze élèves, MUe Liljeveld, Assis- tante au même Institut, M. le Dr Lutjeharms, Conservateur du Musée bota- nique de Leyde, M. Mauguin, Professeur à la Faculté des Sciences de Paris, M. R. Meslin, Assistant à l’Institut botanique de Caen.
Publications.
L. Mangin, Professeur. .— Discours prononcé à la séance publique annuelle des cinq Académies, le 25 octobre 1929.
— Allocution prononcée à la séance publique annuelle de l’Académie des Sciences.
C. R. Acad. Sciences, t. 189, p. 1109-1119, 1929.
— Le Châtaignier. Rev. de la Soc. des Agric. de France, 3 p., 1929.
Pierre Allobge, Sous-Directeur- du Laboratoire. — Le Plagiochila tridenticulata (Hook.) Dum. dans les Pyrénées basques. Ann. bryologici, vol. II, p. 2-4, la Haye, 1929.
— La Ve Excursion phytogéographique internationale en Tchéeo-Slovaquie et Po-
logne. Arch. de Bot., t. III, Bull. mens. N° 2, p. 26-28, 1929.
— , Pierre-Tranquille Husnot (notice nécrologique). Rev. Bryol., t. II, p. 65-70, 1929.
— Bryotheea iberica. 3e Série, Noa 101-150.
— Marcel Denis (notice nécrologique). Rev. Gén. de Bot., déc. 1929.
— Ant. Casares-Gil (notice nécrologique). Bull. Soc. Bot. Fr., t. LXXVI (sous
presse).
— Revue Bryologique, Nouv. Série, t. II, 248 p., 1919.
Gontran Hamel, Assistant. — Quelques Cladophora des côtes françaises. Rev. algol., t. IV, p. 43-76, 1929.
— Les algues de Vigo. Ibid., p. 85-112.
— Chlorophycées des côtes françaises. Ibid., t. V, p. 1-76.
— Contributions à la flore algologique des Antilles. Ann.Cryptog. exot., t. II, p. 52-58,
1929.
A. et G. Hamel. — Sur l’hétérogamie chez une Cladophoracée, Lola (nov. gen.) lubrica (Setch. et Gardn.). C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXIX, p. 879-881, 1929).
Roger Heim, Assistant. — Sur les hyphes - vasiformes des Agaricacés. C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, p. 1566-1568, 1929.
— N. Patouillard (Notice nécrologique). Bull. Soc. Nat. parisiens, n° 13, p. 7-16, un
portrait, 1928.
— Travaux de la .Commission d’Études des Ennemis des Arbres,- des Bois abattus
et des Bois mis en œuvre. Ann. de l’École Nat. des Eaux et Forêts, III, 1929.
— Amanita umbrino-lutea Secretan; Wynnea atrofusca (Beekl Heim.BwZL Soc. Mycol.
de France, t. XLV, Atlas PL XXIX et XXXV, 2 p., 1929).
— Annales de Cryptogamie exotique (En collab.avec P. Allorge, G. Hamel, R. Po-
tier de la Varde et A. Zahlbruckner), t. II, 1929.
— Pathologie végétale Jardinage, XVI, 1929.
— 33 —
Mme P. Lemoine. — Les Algues calcaires (Mélobésiées) des Canaries. Leurs affinités. Ass. franc. Avanc. Sciences. Congrès de La Rochelle 1928, p. 658-662, paru 1929.
— in Bœrgesen. Marine algæ from the Canary Islands. Vidensk. Selsk. Biol. Medd.,
VIII, part 1, p. 19-68, 4 pl., fig. 6-27. Kjobenhavn 1929.
— Contributions à l’étude des Coraliinacées fossiles X. Les Melobesiées recueillies par
M. Viennot dans le Miocène de la province de Grenade. Bull. Soc. Géol. Fr. [4] XXIX, p. 269-272, 5 fig. texte, 1 pl. 1929, paru 1930.
— Sur la présence du Lithophyllum orbiculatum Fost. dans la Manche, et son attribu-
tion au genre Pseudolithophyllum: Revue Algologique, t. IV, fasc. 4, 6 pages, 2 fig. texte, 1 planche, paru 1930.
— Les Coraliinacées de l’Archipel des Galapagos et du golfe de Panama. Archives du
Muséum , [6] IV, fasc. 1, 52 p., 28 fig. texte, 4 pl., paru 1930.
G. Dismier. — Bryotheca gallica, nos 250-300, 1929.
— Oriholhricum Shawii Wiis. nouveau pour l’Italie et Cololejeunea Rossettiana (Mas-
sai.) Schiffn. pour l’Algérie. Rev. Bryol., nouv. sér., t. II, 1929.
Jovet P. — Le Pseudoleskea atrovirens Br. eur. aux environs de Paris. Rev. Bryol., Nouv. sér., t. II, p. 101-104, 1929.
G. Malençon. — Les préliminaires de la germination des spores dans le genre Elapho- myces. C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXIX, p. 1008-1010, 1929.
— TJstüago abstrusa, sp. nov., Ustilaginée nouvelle sur Juncus. Bull. Soc.Mycol. de
France, t. XLV, p. 252-256, 8 fig., 1929.
— Lentinus gallicus Q. ; Flammula carbonaria Fr. ; Russula chamœleontina Fr. ; Leuco-
porus Forquignoni[ Q.) Pat.; Russula atrorubens Q. Bull. Soc.Mycol. de France, t, XLV, Atlas, Pl. XXX-XXXIV, 5 p., 1929.
Culture.
Collections reçues: 4.250 espèces de graines; 903 espèces de plantes vivantes.
Collections données : Le Service de la Culture du Muséum d’Histoire naturelle est en relation d’échange avec 302 jardins botaniques de France, des Colonies et de l’étranger, ainsi qu’avec 352 personnes s’occupant de botanique et de ses appli- cations culturales.
En 1929, il a été distribué à titre d’échange : 14.750 sachets de graines;; 1.005 espèces en boutures ou greffons; 1.520 espèces de plantes vivantes; 5.586 échantillons d’étude aux autres services du Muséum, aux Universités, Instituts et autres établissements publics et aux chercheurs ; 5.215 plantes d’ornement aux Établissements de bienfaisance, Crèches, etc.
Les deux tiers des arbustes du Fruticetum ont été transportés au Jardin de Jussieu, à Versailles, pour libérer l’emplacement pour la construction des Gale- ries de Botanique.
La nouvelle Orangerie, située dans l’ancienne Pépinière, a été livrée au Ser- vice de la Culture.
Le Service de la Culture a été envoyé en possession du Domaine de Brunoy, légué par M. Lionet.
Travaux divers : A. Guillaumin, Sous-Directeur du Laboratoire. — Détermination et vérification d’une partie des plantes ayant fleuri dans les serres.
Bulletin du Muséum , n. s., t. II, 1930.
3
34 —
R. Feanquet, Assistant. — Détermination et vérification des plantes cultivées à l’École de botanique. — Greffage de diverses plantes herbacées et ligneuses en vue de l’étude physiologique et pratique de la greffe. Essais d’hybridations et recherches génétiques (en collaboration avec M. C. Guinet).
De nombreux renseignements culturaux et de botanique appliquée et déter- minations de plantes cultivées ont été fournis aux personnes qui se sont adres- sées au Laboratoire.
La mise en ordre et le classement de l’Herbier des plantes cultivées etl’inter- calation d’une collection d’arbustes ornementaux ont été continués par M. Cau- dal, Garçon de Laboratoire.
Jardin de Jussieu: Il a été reçu en 1919 : 1.800 espèces de graines; 700 espèces de plantes vivantes et donné 200 espèces de plantes vivantes; plus 14.000 châtaigniers japonais distribués aux services forestiers.
Il y est actuellement cultivé 3.200 espèces représentées par 35.000 plantes.
Publications.
D. Bois, Professeur. — Allocution prononcée sur la tombe de M. Joseph Gérome, Sous-Directeur du Jardin d’expériences au Muséum, ancien Professeur à l’École nationale à’ilorticultxire. Bull. Muséum, n° 1 de janvier 1929, p. 8; Journ. Soc. nationale d’ Horticulture de France, janvier 1929, p. 43; Bull. Association des Anciens élèves de V Ecole nationale d’ Horticulture, n° de janvier-février 1929.
— Les plantes exotiques cultivées dans la région de Cherbourg (Excursions de la So-
ciété Botanique de France, session de 1921). Bull. Soc. Bot. de France, 1929, pp. 141-162.
— Cigares médicinaux en feuilles de Sphacele parviflora. Bull. Muséum, 1929, p. 335.
— Jules-Alexandre Daveau (1852-1929). Revue horticole, p. 541 ; Bull. Soc. nat. d’ Hor-
ticulture, p. 513.
— Rapport sur la 2me éd. de l’ouvrage de M. Laumonier-Férard : Les jardins de
plantes vivaces. Bull. Soc. nat. d’ Horticulture, p. 557.
— L 'Oreopanax guatemalense Dcne. et Planch. (O. nympheœfolium Ilort.). Bull. Soc.
nat. d’ Horticulture, 5e s., II, p. 595.
— Floraisons observées dans les serres du Muséum en 1929. Bull. Muséum, 1929,
p. 444.
— Index seminum in hortisMusei parisiensis , anno 1929 coïlectorum, 18 décembre 1929.
A. Guillaumin, Sous-Directeur du Laboratoire. — Contributions à la Flore de la Nou- velle-Calédonie, LU à LIV. Bull. Muséum, 1929, p. 117, 121, 216.
— Plantes nouvelles ou critiques des serres du Muséum. Bull. Muséum, 1929, p. 447.
— Matériaux pour la Flore de la Nouvelle-Calédonie : Rubiacées. Archives Bot., III.
— Contribution à la flore des Nouvelles-Hébrides : III. Bull. Soc. bot. France, LXXVI,
p. 298.
— Quelques remarques sur la flore des Nouvelles-Hébrides. C. R. somm. Soc. de bio-
géog., 1929, p. 26.
— Les relations biogéographiques de la région néo-zélandaise d’après Oliver. Ibid.,
p. 99.
A. Guillaume, Sous-Directeur du Laboratoire. — Liliurn neilgherrense. Rev. Hort., 1929, p. 336, pi. col.
— Les Cactées, principales espèces (suite). Ibid., p. 359,378,404, 426, 452, 510, 526,
552, 604, flgs.
— La Science et l’Horticulture. Ibid., n° du centenaire, p. 80.
— Le pays d’origine du Stauropsis fasciata. Bull. Soc. nat. Hort. Fr., 5e sér., II, p. 402.
— La collection des poiriers des Chartreux. Ibid., p. 274.
— Les Phalcenopsis hybrides issus du P. amabilis. Nom. Arch. Mus., 6e sér., III
p. 33, 2 pl. col. •
— Les fleurs de jardin : I, fleurs de printemps, 1 vol., 280 p., 64 pl., col., 74 portraits,
5 plans.
— Les ennemis de nos légumes et de nos fleurs : comment les combattre. l(br., 29 p.
R. Franquet, Assistant. — Gentaurea aspera dans le Cotentin. Bull. Soc. bot. France, LXXVI, p. 599, 1929.
C. Gcjinet, Jardinier permanent. — Chronique horticole : La multiplication des plantes en Horticulture; Protection des plantations fruitières contre leurs ennemis ; Taille du Pêcher; Opérations détaillé d’été appliquées aux arbres fruitiers; L’éclaircissage et l’ensachage des fruits. L’Écho du Sol, nos 192, 193, 200, 201, 205, 206, 216, 1929.
Paléontologie.
Collections reçues : Environ 1.800 échantillons correspondant à 15 entrées. A signaler particulièrement : de très nombreux Invertébrés du Jurassique et du Crétacé de Madagascar envoyés par M. BÉSAiRiE;des Invertébrés jurassiques recueillis en Abyssinie par le R. P. Teiliiard de Chardin; un membre antérieur d ’lch- thyosaurus quadriscissus du Lias d’Holzmaden, don du Capitaine Collignon; deux arrière-crânes de Bos longifrons du Quaternaire de la vallée de la Grande Paroisse, don de M. Poile; une patte d ’ Anoplotherium du gypse des environs de Chelles.
Principales sorties (Échanges ou Dons). — Moulages du crâne et de la mandibule de l’Homme de La Chapelle-aux-Saints à M. Cuénot, Directeur du Musée d’His- toire naturelle de Nancy; Collections de fossiles en double à divers établisse- ments d’Enseignement.
Travaux de Laboratoire et dans la Galerie: En dehors des travaux courants nécessités par l’entretien de la galerie, le personnel du laboratoire et de l’atelier de mou- lages a procédé à la mise en état des collections reçues.
Travailleurs admis au Laboratoire : Parmi les Français : MM. Piveteau, Docteur ès Sciences, attaché au Muséum; Vaufrey, Docteur ès Sciences, Professeur à l’Institut de Paléontologie humaine; MUe Basse, Agrégée, boursière à la Sor- bonne; MM. Alloitead, Licencié ès Sciences; Arambourg, Professeur à l’Ins- titut agricole d’Alger; Barrabé, Agrégé, Préparateur à l’École normale supé- rieure; Bésairie, géologue au Service des Mines à Madagascar; Mlle Boisse de Black; MM. Canu; Chabanaud, Préparateur à l’École des Hautes Études; Collignon, Capitaine d’État-Major; R. Dollfus, Préparateur à l’École des Hautes Études; Furon, Docteur ès Sciences; Grandidier, Secrétaire général delà Société de Géographie; Général Jourdy; Lecointre, Docteur ès Sciences; Docteur Pales, du Service de Santé de la Marine; Péquart, Correspondant de
— 36 —
la Commission des Monuments historiques; Mme et Mlle Péquart; MM. G. Pe- tit, Assistant au Muséum; Mme Vaillant-Couturier, Docteur ès Lettres; Docteur Vallois, Professeur à la Faculté de Médecine de Toulouse ; MM. Vay- son, Ingénieur des Mines; Vignon, Professeur à l’Institut Catholique.
Parmi les Étrangers : M. A. Keller, Licencié ès Sciences ; MUe Kokoszynska, Assistante de Géologie à l’Université de Lwow; MM. Kozlowski, Profes- seur de Paléontologie à l’Université de Varsovie; Nagao, Tohoku University, Sendai; Nekhoroshev, Géologue du Comité géologique d’U. R. S. S.; Pil- grim, Directeur du Geological Survey de l’Inde; Professeur Sera, de Naples; Skutil, de Prague; Lieutenant-Colonel W Alton, de l’Armée des Indes an- glaises.
Principales publications.
Marcellin Boule, Professeur. — Annales de Paléontologie, t. XVIII, 1929.
— L’ Anthropologie (en collaboration avec le Dr Verneau), t. XXXIX, 1929.
Jean Cottreau, Sous-Directeur du Laboratoire. — Types du Prodrome de Paléon- tologie stratigraphique universelle de d’Orbigny (collaboration aux) Annales de Paléontologie , t. XVIII, 1929, 36 p. et 6 pl.
— Échinodermes du Bradfordien des environs d’Alençon (Orne). C. R. somm. Soc.
géologique de France, 1929, p. 223.
Jean Piveteau. — Sur un Poisson fossile récemment entré dans les collections de Paléontologie du Muséum national d’Histoire naturelle. Bull, de la Société des Amis du Muséum national d’Histoire naturelle, n° 1, 1929, p. 42-43.
— Les Vertébrés du Pontien de Salonique (en collaboration avec C. Arambourg).
Annales de Paléontologie, t. XVIII, 1929, 84 p., 8 flg. dans le texte et 12 pl. hors texte.
— Sur un type nouveau de Poisson fossile provenant des terrains permo-triasiques du
Nord de Madagascar. C. R. Acad. Sciences, séance du 26 novembre 1929.
— Note préliminaire sur un Ruminant du Pliocène inférieur du Roussillon (en colla-
boration avec Arambourg). C. R. somm. Soc. géologique de France, 1929, p. 144- 146.
Raymond Vaufrey. — Les Éléphants nains des îles méditerranéennes et la question des isthmes pléistocènes, 1 vol. in 4°, 220 p., 45 flg. dans le texte et 9 pl. hors texte. Archives de l’Institut de Paléontologie humaine, mémoire 6, 1929.
Éliane Basse. — Quelques Invertébrés crétacés de la Cordillère andine. Bull. Soc. géologique de France, 4e série, t. XXVIII, 35 p., 20 flg. dans le texte, 2 pl. hors texte.
— Quelques Invertébrés du Jurassique supérieur du Harrar (Abyssinie). C. R. somm.
Soc. géologique de France, 1929, p. 177-178.
Camille Arambourg. — Les Vertébrés du Pontien de Salonique (en collaboration avec J. Piveteau). Annales de Paléontologie, t. XVIII, 1929, 84 p., 8 flg. dans le texte et 12 pl. hors texte.
— Note préliminaiie sur un Ruminant du Pliocène inférieur du Roussillon (en colla-
boration avec J. Piveteau). G. R. somm. Soc. géologique de France, 1929, p. 144-146.
Maurice Collignon. — Les Céphalopodes du Cénomanien pyriteux de Diégo-Suarez. Annales de Paléontologie, t. XVII et XVIII, 1928-1929, 80 p., 42 flg. dans le texte et 7 pl. hors texte.
*
— 37 —
Géologie.
Collections reçues. — Roches de Chine, don de M. Li Kao Lou, Ministre de Chine à Paris. — Roches d’Abyssinie, don de M. Teilhard de Chardin. — Roches de Mauritanie, don de M. Bruneau de Laborie. — Roches et minéraux du Congo belge, don de la Société des Mines d’or de Kilo-Moto. — Collection Robin, roches, fossiles et minéraux de France. — Collection du Jurassique et du Crétacé de Normandie, don de MM. L. et J. Morellet.
Rangement des Collections. — Primaire : installation d’une collection de fossiles cam- briens de la Montagne Noire et d’une série de fossiles du Cambrien du Tonkin.
Secondaire : remaniement de la collection du Jurassique moyen (Oxfordien et Lusitanien).
Tertiaire : exposition d’une collection de fossiles du Néogène du Maryland.
Dons de collections. — Remise à M. Sergent, Directeur d’école à Ermont, de nom- breux échantillons en double, destinés à la constitution de collections pour écoles primaires.
Travailleurs admis au Laboratoire : MM. 6. Ramond, Sous-Directeur honoraire de Laboratoire; L. Glangeaud, Assistant à la Faculté des Sciences deBordeaux; R. Le Coarer, Ingénieur; P. Lamare; Pérébasktne, Géologue de l’A. O. F.; R. Soyer; R. Charpiat; MUe Boisse de Black; E. Patte, chargé de cours à la Faculté des Sciences de Poitiers; Yang-Kieh; Le Villatn, Boursier de doctorat; G. Lecointre, Docteur ès Sciences; J. Lacoste, Préparateur à l’École pratique des Hautes Études; L. et J. Morellet; R. Charpiat; R. Fu- ron. Docteur ès Sciences, Géologue de l’A. O. F.; Y. Babet, Géologue du Gou- vernement général de l’A. E. F.; Dr M. Royer, Correspondant du Muséum, Ancien Président de l’Association des Naturalistes de la Vallée du Loing; Mlle Pobeguin, Boursière de doctorat.
Paul Lemoine, Professeur. — Superposition d’un anticlinal tertiaire à un synclinal crétacé. C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, p.' 964-967, 1 fig., 1929.
— La température des eaux profondes de la région parisienne (En collaboration avec
M. R. Nassans). Bull. Muséum, 2e série, t. I, p. 264-280, 1929.
— La géologie de la Basse Vallée du Loing, d’après le récent travail de M. Denizot.
Bull. Ass. Naturalistes de la Vallée du Loing, p. 38-49, 1 fig., 1929.
— Sur la Géologie souterraine de la région entre Meaux et Villers-Cotterets.
C. R. som. S. G. F., p. 86, 1929.
— Observation à la suite d’une communication de M. Finaton. C. R. som. S. G. F.,
p. 158, 1929.
René Abrard, Sous-Directeur du Laboratoire. — Contribution à l’étude de l’évolution des Nummulites. B. S. G. F. (4), XXVIII, p. 161-182, 1 fig., 1 tableau (192 8) 1929.
— Sur la pénétration des formes méditerranéennes dans le bassin de Paris, au Céno-
manien. C. R. som. S. G. F., p. 55-56, 1929.
— Sur l’impossibilité de la pénétration des Orbitolines dans le bassin de Paris, par
le détroit du Poitou, au Cénomanien. Ibid., p. 79-80, 1929.
— Les rapports entre la craie et le calcaire pisolithique à Vigny (en collaboration
avec M(. P. Lemoine). Ibid., p. 84-85, 1 fig., 1929.
- 38 —
René Abrard, Sous-Directeur du Laboratoire. — L’équivaient de la zone à Sire- Mites tenuilobatus dans l’Est du bassin de Paris. Bull. Muséum, 2e série, t. I, p. 166-170, 1929.
— Stratigraphie de la gaize de l’Argonne. Ibid., p. 171-172, 1929.
— La province occidentale au Portlandien, et ses rapports avec la région rhodanienne
et subalpine. Ibid., p. 224-225, 1929.
— Éruptions volcaniques et tremblements de terre. Les Nouvelles Littéraires et Scien-
tifiques, juillet 1929.
— Fossiles des environs de Cattaro et de Raguse recueillis par Jacques Bourcart,
in Jacques Bourcart. Nouvelles observations sur la structure des Dina- rides Adriatiques. Comptes Rendus du XIVe Congrès Géol. International, 1926, Madrid, 1929.
— Révision de la feuille de Provins au 80.000e. Bull. Serv. Carte géol. France, n° 170,
t. XXXI, p. 3 (225), (1927-1928), 1929.
— Révision de la feuille de Wassy au 80.000e, à l’Est de la ligne Ferrière-et-Lafolie,
Homécourt, Eurville, Saint-Dizier, La Houpette, Trémont. Ibid., p. 15-16 (237-238).
— Révision de la feuille de Verdun au 80.000e. Ibid., p. 17-19 (239-241).
G. Ramond, Sous-Diiecteur honoraire de Laboratoire. — Stanislas-Meunier (Notice nécrologique sur). Bull. Soc. Sc. de Seine-et-Oise, Série II, t. X, Fasc. 1. Séance du 1er juillet 1928 (Publié en 1929).
— Observations au sujet d’un vœu du Dr J. Skutil, relatif à l’élaboration d’une
Bibliographie française des Sciences préhistoriques. Bull. Soc. Préhistorique française. Séance du 22 novembre 1928 (Publié en 1929).
— Observations critiques au sujet d’une communication de JM. Bourdeix : L’in-
fluence de la densité de la population sur la mortalité. Technique sanitaire , t. XXIV, p. 90.
— Observations au sujet d’une communication de M. J. Bossavy, relative aux Sarco-
phages en pierre, découverts à Andrésy (Seine-et-Oise). Bull. Soc. préhistorique française, Séance du 28 mars 1929.
— Observations relatives à la présentation, par M. R. Lencement, de divers objets
recueillis dans l’Oise, entre Boran et Saint-Leu d’Esserent, à la suite de dra- gages. Idem. Séance du 25 juillet 1929.
— Importance de l’examen scientifique des Échantillons recueillis dans les sondages,
en vue de l’étude détaillée du sous-sol d’une région (à propos d’une communi- cation de M. le Pr Paul Lemoine et des observations de M. Emm. de Margerie, y relatives). Bull. Soc. Géol. France, Séance du 15 avril 1929 (C. R. somm., p. 87).
— Articles analytiques (sujets divers), publiés dans la Revue de Géologie et Sciences
connexes, t. IX et X, in-8°. Années 1928 et 1929. Liège (Belgique).
René Nassans, Assistant. — La température des eaux profondes de la région pari- sienne (En collaboration avec M. Paul Lemoine). Bull. Muséum, 2e série, t. I, p. 264-280, 1929.
Jean Lacoste, Préparateur à l’École pratique des Hautes Études. — L’extension du Crétacé dans la région méridionale du Rif occidental. C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, p. 719, 1929.
— 39 —
Jean Lacoste, Préparateur à l’École pratique des Hautes Études. — Quelques échantillons géologiques du Moyen Atlas septentrional. Bull. Muséum, 2e série, t. I, p. 226-227, 1929.
— Un moulage naturel représentatif de la moelle épinière, chez un Reptile du Lias.
B. S. G. F., 43 série, t. XXIX, p. 31-33, 1 pl., 1929.
— Une traversée des Djeballas (En collaboration avec M. J. Bourcart). G. R. som.
S. G. F., p. 51, 1929.
Guy Le Villain. — Sur la faune des calcaires cambriens de Sidi Mouça d’Aglou, près de Tiznit (Sud-Marocain) (En collaboration avec M. J. Bourcart). C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVII, p. 1.066-1.068, 1928.
— L’Acadien de l’Anti-Atlas marocain (En collaboration avec M. J. Bourcart).
G. R. Acad. Sciences, t. GLXXXVIII, p. 1423-1424, 1929.
Yang-Kieh. — Contribution à l’élude pétrographique du Tien-Chan et du Nan-Chan, Chine. Diplôme d’Études supérieures de la Faculté des Sciences de Paris. Paris, 1929.
V. Babet. — Étude géologique de la zone du chemin de fer Congo-Océan et de la région minière du Niari et du Djoué. 176 p., 16 fig., 16 pl., 1 carte hors texte en couleurs, Paris, Larose, 1929.
L. et J. Morellet. — Observations sur les sables moyens du Guépelle. G. R. som. S. G. F., p. 172-173, 1929.
— Sur la position stratigraphique des couches à Potamides mixtus d’Ermenonville.
Ibid., p. 173.
— Sur l’âge du gisement bartonien lacustre d’Arcy-Sainte-Restitue (Aisne), récem-
ment signalé par M. P. Jodot. Ibid., p. 214.
R. Soyer. — Présence d’un Chéiroptère et d ’Hyœnodon dans le calcaire de Brie. Remarques sur la position stratigraphique de cette formation. G. R. som. S. G. F. p. 256, 1929.
Minéralogie.
Collections reçues. — Les acquisitions de la Collection de Minéralogie consistent presque exclusivement en dons. 360 échantillons ont été placés dans la galerie. Au nombre des principaux donateurs nous signalerons : MM. Buttgenbach, La- zare Cahn, Duffour, Jacob, A. Lacroix, Milliet, Mme la Marquise de Mau- roy, MM. Poilane, Rossi, Seyrig, Thirion, Touze, Tschernych et Water- lot.
Les espèces nouvelles suivantes ont été incorporées à la collection par voie d’échange : Argentojarosite, baldaufite, cahnite, chlorophœnicite, ferriérite, lehnerite, metatorbernite, merwinite, mésodialyte, meyerhofferite, pascoïte, phosphophyllite, swedenborgite, vauxite et paravauxite, wenzélite.
Travailleurs admis au Laboratoire. — Parmi les Français : MM. Arsandaux, professeur à l’École de Physique et de Chimie; J. Barthoux, Chef de la Mission française en Afghanistan; MUe Caillière, Boursière de Doctorat; Dagnan; Dropsy; Grenet; Jacquet; P. Marie; A. Seyrig.
Parmi les Étrangers : MM. V. Agafonoff, ancien Professeur à l’Université de Tauride; H. E. Cruz Monclova, Ingénieur-métallurgiste ; A.-L. Coulson, du Geological Survey de l’Inde; M.-E. Denaeyer, Professeur à l’Université de Bruxelles; Mme E. Jeremine, Dr ès Sciences; Li-Shi-Lin ; C. Matveyeff, Professeur à l’Ecole polytechnique de Svierdlovsk (Ekaterinenbourg) (Oural).
40 —
Stoy. Pavlovitch; V. Perebaskine, Ingénieur Géologue; Petroulian, Ingé- nieur des Mines à Bucarest; Yang-Kieh.
M. A. Lacroix, Professeur, a représenté la France au Congrès Pan-Paciflque à Java et fait un voyage minéralogique et géologique à Java, Bali, Sumatra et en Malaisie.
M, P. Gaubert, Sous-Directeur du Laboratoire, a reçu de l’Académie ,des Sciences le Prix Petit d’Ormoy (Sciences naturelles) pour l’ensemble de son œuvre minéra- logique. '
M. J. Orcel, Assistant, a reçu de la Société d’Encouragement pour l’Industrie natio- nale une médaille d’or pour ses recherches sur l’examen microscopique des minerais métalliques complexes.
Publications.
A. Lacroix, Professeur. — Le Volcanisme au troisième Congrès Pan-Pacifique tenu à Tokio (1926). Bull. Volcanologique, nos 13-14, 1927, p. 195-198, Naples.
— Premières observations sur la composition minéralogique et chimique des laves
mésozoïques et tertiaires de la Chine orientale. Ibid., p. 205-217.
— La constitution lithologique des volcans du Pacifique central austral. Ibid., p. 218-
231.
— Les caractères chimico-minéralogiques des roches intrusives et volcaniques ter-
tiaires de l’Afrique du Nord. Ibid., p. 199-204.
— La constitution lithologique des fies volcaniques de la Polynésie australe. Pro-
ceedings oj the Third Pan-Pacific Science Congress, Tokio, 1926, p. 734-757.
— Sur l’existence de tectites au Cambodge; leur morphologie. G. R. Acad. Sciences,
t. CLXXXVIII, 1929, p. 117.
— Sur la composition chimique des tectites et en particulier de celles du Cambodge.
C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, 1929, p. 284.
— Sur un aérolit he tombé à Beyrouth (Syrie)le 31 décembre 1921 . G. R. Acad. Sciences,
t. CLXXXVIII, 1929, p. 949-951.
— Les pegmatitoïdes des roches volcaniques à faciès basaltique. A propos de celles du
Wei-Tchang.
Observations sur les laves de la Mandchourie et de la Mongolie orientale. Bull, of the Geol. Soc. of China , vol. VIII. N° 1, 1929, p. 45-58.
— Discours prononcés au quatrième Congrès scientifique du Pacifique à Batavia et
à Bandoeng. Académie des Sciences.
— Les tectites du Cambodge. C. R. Congrès des Sociétés savantes. Section des
Sciences, Paris, 1929 (sous presse).
P. Gaubert, Sous -Directeur du Laboratoire. — Contribution à l’étude de la heulan- dite, lre partie. Bull. Soc. franr. Miner., t. LU, 1929, p. 14-32, 3 planches.
— Deuxième partie. Ibid, (sous presse).
— Sur quelques propriétés de la heulandite partiellement déshydratée. C. R. Congrès
des Sociétés savantes. Section des Sciences, Paris, 1929 (sous presse).
J. Orcel, Assistant. — Détermination du pouvoir réflecteur des minéraux opaques. C. R. Congrès. Assoc. franç. pour l’avancement des Sciences, La Rochelle, 1928.
J. Orcel, Assistant. — Étude microscopique des minerais eupro argentifères de Colquijirca (Pérou) (En collaboration avec M. G. Rivera Plaza). C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, 1929, p. 181-183.
— Quelques observations sur le minerai du Charrier (Allier) et sa gangue. La Vie
technique et industrielle, n° 114, mars 1929, p. 348-352.
— Les caractères microscopiques de quelques minerais cupro-argentifères complexes
du Pérou. G. R. Congrès des Sociétés savantes, section des Sciences, Paris, 1929, (sous presse).
— Étude microscopique de quelques minerais métalliques du Pérou (2e note) (Gise-
ment de Colquijirca) (en collaboration avec M. G. Rivera Plaza). Bull. Soc. franç. de Miner., t. LU, 1929 (sous presse), 9 planches hors texte.
— Les méthodes d’examen microscopique des minerais métalliques (méthodes
optiques). La Technique moderne, t. XXI, 1er décembre 1929, p. 737-741; 15 dé- cembre 1929, p. 781-786.
— Notice biographique sur Léopold Michel (1846-1919). Bull, franç. de Miner., t. LU,
1929, p. 8-14.
— Revue des espèces minérales. Nouvelles et comptes rendus de publications étran-
gères. Bull. Soc. franç. minér., t. LI, 1928, p. 345-354 (schultenite, aramayoïte, collinsite, larsenite et calcium-larsenite).
— Collaboration à la Bibliographie des Sciences géologiques publiée par la Société
géologique de France.
V. Agafonoff. — Détermination de la masse cle carbone et d’eau constitutionnelle contenus dans les sols du globe terrestre. C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, 1929, p. 1000-1001.
— L’étude des sols des colonies françaises. Revue de Bot. appliquée et d'Agric. colon.,
Vol. IX, 1929, n° 95, p. 434-440.
Mme E. Jeremine. — Sur la présence d’une variété de jumillite aux environs de Calas- parra (Province de Murcie) (En collaboration avec M. Fallût). G. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, p. 800, 1929.
— Sur quelques roches de la Calabre (En collaboration avec M. M. Lugeon). Bull-
Soc. Vaud- des Sc. naC. (sous presse).
Physique végétale.
Travailleurs admis au Laboratoire : MM. A. Seidell, de l’Hygienic Laboratory, Washington; J. Gollan, Professeur de chimie agricole, Santa Fé (Argentine); A. de Cugnac; P. Picard; Mlles C. Bourdouil; M. Olive.
Publications.
M. Bridel, Professeur. — Sur la présence de notables quantités de monotropitoside dans le Gaültheria procumbensL (plante entière) après dessiccation (En colla- boration avec Mlle S. Grillon). Bull. Soc. Chim.biol., 1929, t. XI, 466; Joum. de Pharm. et de Ghim., 1929, 8e série, t. IX, p. 193.
— Sur la préparation du gentianose en partant d’une racine de gentiane séchée à l’air, sans fermentation (En collaboration avec MUe M.Desmarest). Bull. Soc,
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Ghim. biol., 1929, t. XI, p. 710; Journ. de Pharm. et de Chim., 1929, 8e série, t. IX, p. 465.
M. Beidel, Professeur. — Recherches sur les variations de coloration des plantes au cours de leur dessiccation. Le giucoside du Lathrcea clandestina L. est l’aucubo- side (aucubine). C. R. Acad. Sciences, 1929, t. CLXXXVIII, p. 1182; Bull. Soc. Chim. biol., 1929, t. XI, 620; Journ. de Pharm. et de Chim., 1929, 8e série, t. X,p. 97.
— Sur la transformation des glucides au cours du mûrissement des Bananes (En
collaboration avec Mlle C. Bourdouil). C.R. Acad. Sciences, 1929, t. CLXXXIX, p. 543.
— Variations dans la composition des rameaux frais de l’Amélanchier ( Amelanchier
vulgaris Mœnch) au cours de la végétation d’une année (En collaboration avec J. Rabaté). Id ', 1929, t. CLXXXIX, p. 775).
— Sur la répartition du picéoside (picéine de Ch. Taneet) dans le règne végétal (En
collaboration avec J. Rabaté). Id., 1929, t. CLXXXIX, p. 1304.
J. Rabaté, Sous-Directeur, délégué, du Laboratoire. — Sur la constitution chimique de l’améliaroside. Son identité avec le picéoside (picéine de Ch. Taneet). Soc. Chim. biol., séance du 3 décembre 1929.
Mlle M. Desmaeest, Assistante, déléguée, du Laboratoire. — Recherches sur la per- colation. Sur la rapidité de la dissolution des principes immédiats au cours de la percolation. Thèse de Doctorat d’Université (Pharmacie), Paris, 1929.
Mlle C. Bouedouil. — Sur la variation de composition de la banane au cours de la maturation (Diplôme d’études supérieures. Paris, 1929). Bull. Soc. Chim. biol., 1929, t. XI, p. 1130.
M. J. Gollan. — Sur la présence du rutoside (rutine) dans les fleurs fraîches du For- sythia pendula L. Bull. Soc. Chim. biol., 1929, t. XI, p. 1163.
A. de Cugnac. — Essais de purification de la vitamine antinévritique (facteur hydro- soluble B) par précipitations fractionnées. Bull. Soc. Chim. biol., 1929, t. XI, p. 443.
P. Picaed. — Sur la composition de quelques plantes renfermant un giucoside à sali- cylate de méthyle. Le monotropitoside et le violutoside. Thèse de Doctorat de l’Université (Pharmacie), Paris, 1929.
Physique appliquée aux Sciences naturelles.
Travaux du Laboratoire : Au cours de l’année 1929. — M. Jean Becquerel, Professeur, a continué les recherches entreprises les années précédentes sur les phénomènes optiques et magnéto-optiques dans les cristaux de terres rares.
Les résultats obtenus ont été publiés dans deux Notes à l’Académie des Sciences, les 29 avril et 17 juillet 1929; et dans deux mémoires parus dans le Journal de Physique, ainsi intitulés :
1° Sur la loi de l’aimantation para-magnétique d’un cristal, et sur la loi de dispersion rotative (août 1929) (En collaboration avec M. W. J. de Haas).
2° Introduction à une théorie des phénomènes magnéto-optiques dans les cristaux.
Le premier mémoire donne des mesures précises du pouvoir rotatoire magné- tique des cristaux de tysonite et de parisite aux basses températures, une véri- fication au millième près de la loi de dispersion rotatoire établie par M. Laden- bueg*
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Le fait que la dispersion rotatoire est indépendante de la température permet de conclure que, dans ces cristaux, l’énorme rotation paramagnétique. provient d’un seul ion actif qui est très probablement l’ion cérium trivalent.
On s’explique alors que la rotation puisse varier en fonction du rapport du champ magnétique à la température absolue, suivant une loi simple dont l’auteur a donné la formule dans un précédent mémoire.
Cette loi est l’indice certain d’un retournement, sous l’action du champ, du sens du moment magnétique de l’ion, ce qui précise dans le cas des cristaux, le mécanisme de l’aimantation.
Le second mémoire indique la voie dans laquelle on doit chercher l’explication des phénomènes magnéto-optiques (effet Zeeman, rotation paramagnétique) que présentent les cristaux uniaxes, en particulier les cristaux.de terres rares.
L’absence, dans l’effet Zeeman, de décompositions complexes quand le champ magnétique est, soit parallèle, soit normal à l’axe optique, s’interprète par l’existence d’un effet Stark naturel, c’est-à-dire par une décomposition préa- lable des bandes d’absorption sous l’influence d’un champ électrique interne.
L’apparition de composantes nouvelles, quand le champ magnétique est oblique sur l’axe optique du cristal, est caractéristique de l’influence simultanée d’un champ électrique parallèle à l’axe, et du champ magnétique.
Il semble que la non- homogénéité du champ électrique interne soit assez grande pour provoquer un effet analogue à l’effet Paschen-Baek, et cette théorie a permis d’expliquer pourquoi le moment magnétique de l’ion cérium trivalent peut être modifié et devenir égal au magnéton de Bohr.
Chimie appliquée aux corps organiques.
Publications.
R. Fosse, Professeur. — Analyse quantitative et caractérisation de l’allantoïne (En collaboration avec MUe V. Bossuyt). G. B. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, p. 106, 1929.
— Un nouveau ferment (En collaboration avec A. Brunel). ld., t. CLXXXVIII,
p. 426, 1929.
— Sur le ferment producteur d’acide allantoïque par hydratation de l’allantoïne, sa
présence dans le règne animal (En collaboration avec A. Brunel). Id., t. CLXXXVIII, p. 1067, 1929.
— Analyse quantitative biochimique de l’allantoïne en présence de l’urée (En colla-
boration avec A. Brunel et P. De Graeve). M, t. CLXXXVIII, p. 1418, 1929.
— Application à l’urine du dosage biochimique de l’allantoïne. (En collaboration
avec A. Brunel et P. De Graeve). Id., t. CLXXXVIII, p. 1632, 1929.
— Transformation diastasique de l’acide urique en acide allantoïque (En collabo-
ration avec A. Brunel et P. De Graeve). Id., t. CLXXXIX, p. 213, 1929.
— Sur l’allantoïnase et l’origine de l’acide allantoïque chez les végétaux (En collabo-
ration avec A. Brunel et P. De Graeve). Id., t. CLXXXIX, p. 716, 1929.
— Nouvelle fermentation de l’acide urique provoquée par le foie de divers animaux
(En collaboration avec A. Brunel et P. De Graeve). Id., t.CLXXX, p. 79, 1920.
— Transformation totale de l’acide urique en allantoïne par le foie (Cheval) (En col-
laboration avec A. Brunel et P. De Graeve). Id., Soc. de Biol. t. CIII, p. 67.
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Travaux inspirés et dirigés par le Professeur :
fi. Laude. — Contribution à l’étude de l’oxydation ammoniacale des principes car- bonés synthèses de l’acide cyanique. Thèse de doctorat ès sciences physiques, Faculté des Sciences de l’Université de Paris. Série A, n° 1215, novembre 1929.
PÊCHES ET PRODUCTIONS COLONIALES D’ORIGINE ANIMALE.
Personnel. — Celui-ci est resté sans changement. M. Monod, parti en novembre 1028, pour accomplir son service militaire à la Compagnie saharienne du Hoggar, doit reprendre son service en mars prochain. En attendant, M. Besnard, qui a pris l’intérim de M. Monod, travaille activement parmi nous.
Collections entrées au Laboratoire. — Ont été rapportés cette année : par MM. Gruvel et Besnard : une importante collection d’échantillons de la faune marine des côtes de Syrie et de celles du Maroc; par M. G. Petit : une collection de poissons, mollusques, crustacés, plancton des lacs d’Albanie, Okrida et Butrinto; par M.-R. Dollfus : des collections de zoologie marine provenant de ses missions dans la mer Rouge et le golfe d’Akaba.
M. P. Chabanaud a reçu des matériaux d’études d’Indochine (Laboratoire océano- graphique de Cau-Da), d’Australie (Sydney), de Hollande (Amsterdam) etc...
Collections distribuées dans les différents services du Muséum. — Malacologie : Ascidies du Maroc (R.-Ph. Dollfus); Mollusques marins de Nouvelle-Calédonie (J. Ris- bec); Mollusques terrestres et d’eau douce d’Albanie (G. Petit); Holothuries, déterminées par E. Hérouard, des côtes du Maroc et de Mauritanie (Gruvel, et Dollfus); Échinodermes de Nouvelle-Calédonie (Risbec). — Entomologie : Coléoptères (mission Augieras-Draper) ; collections d’insectes de Nouvelle- Calédonie (J. Risbec). — Vers et Crustacés : Bryozoaires de Mauritanie, déter- minés par Calvet (A. Gruvel) ; Pycnogonides du Maroc, déterminés par Loman (R. Dollfus); variétés nouvelles d’Écrevisses de Madagascar (G. Petit), décrites par Th. Monod et G. Petit.
Travailleurs ayant fréquenté le Laboratoire. — M. G. Gousseff a continué les études entreprises, l’année précédente et, plus spécialement, celle des poissons de Mada- gascar. Mme W. Besnard a continué ses recherches sur les poissons d’eau douce de la Réunion; M. Fontaine, boursier de la Réunion, a poursuivi ses études sur la faune des eaux de cette colonie ; M. G. Masure, artiste peintre, a fait des études sur les poisssons de coraux; M. A. Gaussen, artiste peintre, s’est docu- menté sur tout ce qui touche à la pratique de la pêche dans certaines de nos colonies, en vue de l’établissement de dioramas destinés à figurer à l’Exposi- tion Internationale Coloniale de 1921; M. Ducos de la Haille, artiste peintre, a fait des études sur les poissons de nos colonies, en vue de l’exécution des bas reliefs du Palais permanent des colonies. Les indigènes Ndoumbé Zacharie, sta- giaire du Caméroun, et Baom.tola, stagiaire de Madagascar, ont continué à suivre, au Laboratoire, un enseignement spécial. A l’expiration de leur stage, ils ont regagné leurs pays d’origine respectifs, pour s’y occuper des pêcheries indigènes.
Missions diverses dans les colonies et pays de protectorat, ou à l'étranger. — M. Gruvel, Professeur, Directeur du Service, a accompli, pendant les mois de février, mars et avril, une importante mission sur les côtes de Syrie où, grâce aux moyens matériels mis à sa disposition, il a pu, avec l’aide d’un de ses collaborateurs, M. Besnard qui l’accompagnait, dresser la carte de pêche du golfe d’Alexan- drette et d’une grande partie des côtes syriennes. Il a étudié la faune marine locale et reconnu et expliqué la présence, sur ces côtes, d’un certain nombre
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d’espèces appartenant à la faune do la mer Rouge et de l’Océan Indien, qui ont émigré vers la Méditerranée en traversant le canal de Suez.
Accompagné également par M. Besnard, M. Gruvel a passé une partie de septembre et le mois d’octobre au Maroc. La carte de pêche de la région com- prise entre le Sud de Casablanca et le Sud de Mazagan a été dressée et des études ont été poursuivies, dans le Moyen Atlas, en vue du développement de la pisci- culture des Salmonidés.
M. G. Petit a accompli une mission d’études en Albanie. La Société «Deüe » de Sarande (Albanie) a bien voulu demander à M. Petit un nouveau voyage d’études pour la mise au point de l’exploitation industrielle de la pêche dans le beau lac de Butrinto (Albanie méridionale). Le Muséum d’Histoire Naturelle a profité de l’occasion pour charger M. Petit d’une mission sur la rive albanaise du lac d’Okrida. Ce lac offre un intérêt considérable du point de vue biologique, car la plupart des espèces animales qui l’habitent lui sont spéciales. Les matériaux rapportés par M. Petit seront étudiés dans le courant de l’année 1930.
M. R. Ph. Dollfus a effectué une deuxième mission en Égypte, d’octobre 1928 à mars 1929. Il a surtout étudié les fonds du golfe de Suez et d’une partie du golfe d’Akaba, et délimité différents faciès bionomiques : sableux, sablo-vaseux, vaseux, coralligènes, herbiers, et établi une carte des fonds de pêche. Il a étudié les divers engins de pêche en usage et les faunes ichthyologique, carcinologique, malacologique, etc... encore insuffisamment cconnues.
M. Dollfus a accompagné le Commandant J. -B. Charcot pendant les deux croisières du « Pourquoi-Pas? » de l’été 1929 (juillet-octobre). M. Dollfus était chargé des fonctions de naturaliste; il était donc à la fois zoologiste, botaniste et géologue. Il a récolté de nombreuses collections qui ont été envoyées au Muséum et feront l’objet d’études par différents spécialistes.
M. Besnard, ainsi qu’il a été dit plus haut, a accompagné M. Gruvel dans ses mis- sions en Syrie et au Maroc.
Faune des Colonies françaises. — Cette publication, dirigée par M. Gruvel, a fait pa- raître dans son tome III les travaux suivants :
G. Petit : Contribution à l’Étude de la Faune de Madagascar (62 pages, 48 figures dans le texte; 3 planches hors texte).
Th. Monod : Contribution à l’Étude de la Faune du Cameroun (suite) (100 pages, dessins nombreux dans le texte et planches hors texte).
A. Hustache : Curculionides de la Guadeloupe (lre partie) (102 pages, avec dessins dans le texte).
G. Petit : Contribution à l’étude de la Faune de Madagascar (suite) (368 pages, avec- nombreux dessins dans le texte et planches hors texte).
L. Fage : Les Scorpions de Madagascar, leurs affinités, leur distribution géographique- (58 pages, avec dessins dans le texte et planches hors texte).
Publications.
A. Gruvel, Professeur. — De l’Influence du percement du canal de Suez sur la faune marine des côtes de Syrie. C. R. Acad. Sciences, 24 juin 1929.
— De quelques particularités océanographiques observées sur les côtes de Syrie.. C. R. Acad. Sciences, 8 juillet, 1929.
A. Gruvel, Professeur. — Les richesses marines des côtes de Syrie. XIe Congres des -pêches' maritimes, Dieppe, septembre 1929.
— Quelques résultats de la pisciculture truitière au Maroc, XIe Congrès des Pêches
Maritimes, Dieppe, septembre 1929.
— Les Richesses marines et fluviales de la Syrie. Conférence faite à|l’Institut Océano-
graphique, 23 novembre 1929, publiée dans la Revue Scientifique.
— Sur une carte de pêche d’une partie de la côte occidentale du Maroc. C. R. Acad.
Sciences, 9 décembre 1929.
— Première liste des Mollusques récoltés sur les côtes de Syrie (mission Gruvel, 1928-
1929) (en collaboration avec G. Moazzo) (Bull. Muséum, n° 6, 1929.)
En préparation: L’industrie des Pêches sur les côtes de Syrie; son état actuel; son avenir (in-8° avec planches hors texte, cartes et dessins dans le texte).
G. Petit, Docteur ès sciences, Assistant au Muséum. — Contribution à l’étude de la faune de Madagascar. lre partie, Crustacea I : Parastacidæ (avec Th. Monod). Faune des Colonies françaises, t. III, p. 1-42, 10 figures, 3 pi. hors texte.
— Contribution à l’étude de la Faune de Madagascar. 2e partie. Crustacea II : Pali-
nuridœ (avec Th. Monod). Faune des Colonies françaises, t. III, p. 269-291, 9 figures.
— Les Vertèbres cervicales des Siréniens actuels. Archives du Muséum d’Hist. Nat.,
6e S., t. III, 1928 (paru en 1929), p. 243-296, 28 figures; 2 pl. hors texte.
— Sur une structure particulière des papilles linguales et son interprétation fonction-
nelle (avec W. Besnard). C. R. Soc. biologie. Paris, séance du 16 février 1929, t. C., p. 475.
— L’œil et la vision de Halicore dugong Erxl. (avec le Dr Rochon-Duvigneaud).
Bull. Soc. Zool. France, t. LIV, n° 2, p. 129-138, 1 fig.
— Stations d’objets en chloritoschistes'à Madagascar. Institut français d’Anthrop.
21 nov. 1928 (L 'Anthropologie, t. XXXIX, 1929, p. 128) (Résumé).
— L’introduction à Madagascar de la Cochenille du figuier d’Inde et ses conséquences
inattendues. Rev. d’Hist. Nat. appliquée, lre partie, vol. X, n° 5, mai 1929,
p. 160-173.
— Madagascar. Ses richesses marines Rev. internationale des Produits coloniaux, jan-
vier 1929.
— Les Éléphants de mer aux îles Kerguelen. Le Monde colonial illustré, n° 75; no-
vembre 1929).
Sous presse : Note sur la ponte de quelques Mollusques prosobranches (avec J. Risbec). Bull. Soc. Zool. de France. — L’industrie des Pêches à Madagascar. 1 vol. in-8°, 400 pages, 70 figures, 24 pl. hors texte. Bibliothèque de la Faune des Colonies françaises (Soc. d’Édit. géog., marit. et coloniales).
En préparation : Étude d’un Insectivore malgache : le Geogale aurita (avec G. Gran- didier). — Contribution à l’étude de la faune de Madagascar; 3e partie; Mammalia. — La nageoire pectorale des Siréniens. Considération sur l’adap- tation du membre antérieur à la vie aquatique.
Th. Monod, Docteur ès sciences, Assistant au Muséum. — Crustacea I : Parastacidæ (avec G. Petit), in : Contribution à l’étude de la faune de Madagascar. Faune des colonies françaises, t. III, p. 1-42, 10 figures.
— 47 -
Th. Monod, Assistant au Muséum. — Crustacea II : Pcilinuridœ (avec G. Petit) in : Contribution à l’étude de la faunede Madagascar. Faune des Colonies françaises, t. III, p. 269-291, 9 figures.
P. Chabanaud, Préparateur à l’École des Hautes Études. — Hypertrophie du sque- lette externe considérée comme un élément de métabolisme des poissons de la famille des Sciœnidæ de la région Indo-Pacifique. Procès-Verbaux du IIIe Con- grès scientifique Pan-Pacifique, Tokio, 1926 (paru en 1928), t. II, p. 2267.
— Remarques sur divers poissons de la famille des Syngnathidae et description de
deux espèces nouvelles de l’Inde Archi pélagique. Bull. Soc. Zool. de France, t. LIV, p. 165.
— Observations sur la taxonomie, la morphologie et la bionomie des Soléidés du genre
Pegusa. Annales de l’Institut Océanographique, t. VII, 6, p. 215, 2 pl.
— Les Richesses ichthyologiques des côtes indo-chinoises.
— Observations sur les poissons hétérosomes de la faune indo-chinoise (XIe Con-
grès des Pêches Maritimes, Dieppe, septembre 1929).
Sous presse : Sur Platyrliina Schoenleini Müller et Henle. Bull. Soc. Zool. de France. — Description d’un nouvel Elasmobranche Batoïde de Madagascar. Bull. Mu- séum. — Poissons hétérosomates recueillis en Indochine par M. le Dr A. Krempf. Bull. Muséum.
R. Ph. Dollfus, Préparateur à l’École des Hautes Études. — Sur le genre Telorchis. Annales de Parasitologie, t. VII, n° 1, p. 29-54, fîg. 1-17, n° 2, p. 116-132; 1er jan- vier-ler mars.
— Helmintha I. Trematoda et Acantbocephala : in : Contribution ’à l’étude de la Faune
du Cameroun, par Th. Monod. Faune des Colonies françaises, t. III, fasc. 2, p. 73-114, fig. 1-23.
— Existe-t-il des cycles évolutifs chez les Trématodes digénétiques? le cas de llatzia
pana (Stossich, 1904). Annales de Parasitologie, t. VIII, n° 3, mai, p. 196-203, fig. 1-5.
— Addendum à ma note sur le Sarcotaces verrucosus Olsson. Bull. Muséum, 1929,
p. 191-192.
— Nils Johan Teodor Odhner (notice nécrologique). Annales de Parasitologie, t. VIII,
N° 3, mai 1929, p. 247.
— Addendum à mon « Énumération dos Cestodes du plancton et des Invertébrés
marins ». Annales de Parasitologie, t. VII, n° 4, juillet, p. 325-347, fig. 1-17.
— Sur les Tetrarhynques I. Définition des genres (à suivre). Bull. Soc. Zool. de France,
t. LIV, n° 4, séance du 28 mai; paru le 10 septembre, p. 308-342.
W. Besnard, Préparateur à l’École des Hautes Études. — Sur une structure parti- culière des papilles linguales et son interprétation fonctionnelle (avec G. Petit). C. R. Séances Soc. Biol., 16 février 1929. t. C, p. 475.
Sous presse : Les Poissons migrateurs du Besphore et leur pêche. XIe Congrès des Pêches Maritimes, Dieppe, septembre 1929. — Mission Acjgieras-Draper : Compte rendu des travaux effectués.
AGRONOMIE TROPICALE ET PRODUCTIONS COLONIALES d’origine VÉGÉTALE.
Collections reçues. — Collection de bois et herbiers correspondants rapportés du Brésil par M. Aug. Chevalier. 46 bois de l’Amazone donnés par M. Lecointe de
48 —
Para. Une collection de 156 bois et d’herbiers correspondants provenant du Cameroun et donnés par M. L. Hédin. Herbier d’environ 1.000 numéros de plantes utiles du Cameroun donnés par M. L. Hédin. Plantes à parfums de l’Oubangui donnés par M. Joly. Quatre spécimens de Caféiers de la Côte-d’Ivoire donnés par M. Court, Administrateur en Chef des Colonies. Formes de Coffea excelsa données par le R. P. Tisserant. Plantes médicinales du Gabon données par l’Abbé Walkek. Graines de Phœbe porosa du Sud du Brésil données par M. Bd. Paix.
Herbier de l’Ouest africain (576 parts) donné par le Jardin de Kew pour l’étude comparative de la flore de l’Afrique occidentale. Échantillons d’ara- chides donnés par M. Bondar du Brésil, le Département d’agriculture des États- Unis, le Service de I’Applied Botany de Leningrad.
Collections de plantes, d’herbiers et de terres rapportés du Sénégal par M. Chevalier. Graines d ’ Acacia de Mauritanie données par M. le Gouverneur de Mauritanie.
Cinq vitrines pour collections données par le Comité de Patronage du Laboratoire. Un Atlas de l’Indochine donné par M. le Gouverneur Général de l’Indochine.
Livres, brochures, périodiques provenant des échanges de la Revue de Bota- nique appliquée et donnés par M. Chevalier. (Les herbiers actuellement détenus au Laboratoire seront versés à l’Herbier général du Muséum dès l’installation de celui-ci dans les nouveaux bâtiments en construction.)
Personnes ayant fréquenté le Laboratoire. — M. W. Russell (appointé par le Comité du Laboratoire pour s’occuper des stagiaires); M. L. Hédin, Ingénieur agronome, pour l’étude des bois et matériaux rapportés par lui du Cameroun; Mlle E. Es- tève (pour coupes microscopiques relatives aux bois coloniaux) (travail rémunéré par le Comité du Laboratoire); M. R. Caty, Ingénieur d’agriculture colo- niale : travaux de bibliographie; M. R. Portères, Ingénieur d’agriculture colo- niale, pour l’étude des Caféiers (stage du Gouvernement général de l’Afrique Occidentale); Mme Hamel : établissement du fichier; et Mme Galy-Carles : travaux de bibliographie et de traductions (rémunérés en partie par le Comité du Laboratoire).
M. Ghimpu, Licencié ès sciences, Mlle François, Dr ès sciences : recherches chimiques sur des graines d’arachides; M. Agafonoff : recherches sur les sols tropicaux; M. J. Dufrénoy : Maladies des plantes coloniales.
Chaque jour le Laboratoire reçoit en outre des demandes de renseignements sur l’agriculture tropicale et subtropicale et y répond verbalement oupar éciit.
Missions. — M. Chevalier, Directeur, s’est rendu en mai à Bruxelles pour prendre part aux travaux de l’Institut colonial international. Il est allé en Espagne en Septembre pour assister au Congrès international du Café à Séville. Il a passé les mois d’octobre et novembre au Sénégal chargé d’une mission par M. le Gouverneur général de l’Afrique Occidentale.
M. A. Kopp, Ingénieur agronome, attaché au Laboratoire, a été appelé à la Réunion pour y organiser une station agronomique.
M. R. Portères, Stagiaire au Laboratoire, a été recruté parle Gouvernement général de l’A. O. F. pour s’occuper de l’étude du Caféier à la Côte d’ivoire.
M. L. Hédin, ancien Stagiaire, a été engagé par une firme privée pour s’occu- per de la culture du Palmier à huile à la Côte d’ivoire. H
Publications.
La Revue de Botanique appliquée et d’agriculture tropicale a été publiée en 1929 (Vol. IX).
Aug. Chevalier, Professeur, Directeur du Laboratoire. — Les Caféiers du Globe. Généralités sur les Caféiers, 2e édition, 1 vol. in-S°, 196 pages, Le chevalier, édit.
— 49 —
Aug. Chevalier, Professeur. — La Culture du Café dans les Colonies françaises par les Européens et les Indigènes. G. R. et Procès-verbaux de l’Académie des Sciences coloniales, br. 17 p. et 4’pl., 1929.
— Sur la dégradation des sols tropicaux causée par les feux de brousse et sur les for-
mations végétales régressives qui en sont la conséquence. G. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, p. 84-86.
— Un précurseur en phytogéographie tropicale : Auguste de Saint-Hilaire. G. R.
Séances Soc. Biogéographie, n° 44, p. 13-18.
— L’Œuvre d’Auguste de Saint-Hilaire en phytogéographie dynamique. Bull. Soc.
Bot. France, tome LXXVI, 1929, p. 3-10.
— Observations sur la flore et la végétation du Brésil. Bull. Assoc. Géographes fran-
çais, n° 31, 1929, p. 29.
— Note sur les Bois du Brésil. Revue intern. Produits coloniaux, 1929, p. 8.
— La Forêt du Brésil. Actes et C. R. Association Colonies- Sciences, 1929, p. 177.
— Sur une forme ancestrale de l’Arachide cultivée. G. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII,
p. 1511-1512.
— Sur une Scrophulariée (Striga hermontica), parasite des céréales en Afrique tro-
picale. G. R. Acad. Sciences, t. CLXXXIX, p. 1308 (30 décembre 1929).
— T. Husnot, Sa vie et son Œuvre. Bull. Soc. Bot. France, t. LXXVI, 1929, p. 569-575*
— Rapport sur les Lauracées de la Région Guyano-Brésilienne fournissant des essences
utilisables. Annales Office national des Combustibles liquides (sous presse).
— Sur l’envahissement des bouches de l’Adour et de la Bidassoa par le Spartina glabra
Muhib. et sur la variabilité de cette espèce. G. R. Acad. Sciences, t.CLXXXVII, p. 649, 21 octobre 1929.
Aug. Chevalier et W. Russell. — Sur la Sous-Famille des Érismées. C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, p. 165.
Articles publiés par M. Aug. Chevalier dans la Revue de Botanique appliquée et d’agri- culture tropicale, volume IX, 1929 :
Comment s’est comporté le Goffea excelsa au Brésil, p. 23-26.
L’origine botanique et l’amélioration des Arachides cultivées, p. 97-102 et 190-197.
Un nouvel ennemi de l’Araehide, p. 142.
La question des Quebracho à tanin, p. 204-206.
Les Pruniers japonais en Algérie, p. 209-210.
Sur quelques Rhododendrons d’Indochine, p. 250-257.
Association des « Economie Biologists » de Grande-Bretagne, p. 210-211.
Le Bananier de la Côte occidentale d’Afrique en concurrence avec le Bananier des Canaries (en collaboration avec F. Jouan des Longrais et P. Guillemet), p. 262-267 et 333-337.
Cæialpinia’s à gousses tannifères, p. 298-302 et 377-381.
Destruction du Borer des Caféiers d’Indochine, p. 330.
Forêts primitives et Forêts cultivées (d’après Roger Ducamp), p. 428-434. Influence de la concentration en ions H du milieu de culture sur le développe- ment du Caféier, p. 460-461.
Nouveaux documents sur les Arachides, p. 485-496.
La Ramie et ses succédanés, p. 530-531.
Mûriers à vers à soie cultivés dans les pays chauds, p. 588-589.
Bulletin du Muséum, 2" s., t. II, 1930.
4
— 50 —
Fondation d’une Chaire de productions coloniales d’origine végétale au Mu- séum national d’Histoire naturelle, p. 620-623.
Sur l’importation d’Hévéas greffés des Indes Néerlandaises dans l’Ouest africain, p. 663-665.
La culture de l’Arachide en Espagne, p. 663.
Une Ramie tahitienne-la Roa, p. 725-726.
Le Cotonnier indigène du Soudan est-il améliorable? p. 783-784.
À. Kopp, Ingénieur agronome, Assistant au Laboratoire (Hautes Études). — Les Ananas, Culture, Utilisation, un Vol. 283 p. Paris, Lechevalier, édit.
— La sélection de la Canne à sucre. Revue scientifique , n° 7, avril 1929, p. 216-217.
— L’Agriculture à la Guadeloupe. Annales de Géographie , Vol. XXXVIII, 1929,
p. 480-500.
— Transport et maturation des fruits tropicaux. Revue scientifique, n° 11, juin 1929,
p. 345-346.
— Écrémage du latex d’Hévéa. Rev. Bot. Appl., 1929, p. 138-142.
— Multiplication des Hévéas sélectionnés. R. B. A., 1929, p. 303-310 et 382-391.
/
— Études sur le Cacao. R. B. A., 1929, p. 323-326.
— La Canne à sucre aux Philippines. R. B. A., 1929, p. 453-459.
— Fumure de la Canne à sucre, R. B. A., 1929, p. 568-580, 642-655, 707-715 et 765-773.
— Technique d’obtention de Seedlings de Canne à sucre à Java. R. B. A., 1929,
p. 785-789.
W. Russell, Attaché au Laboratoire. — Sur la présence de Sclérites dans les folioles d’une Légumineuse Césalpiniée. Congrès du Havre de l’A. F. A. S. (sous presse).
— Nouvelles Légumineuses Césalpiniées africaines à appareil sécréteur (En collaboration
avec M. L. Hédin). C. R. Acad. Sciences, 18 mars 1929.
— Sur la Sous-Famille des Erismées (En collaboration avec M. Aug. Chevaliek).
C. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, 1929, p. 165.
— La Résistance des Blés aux gelées. R. B. A., 1929, p. 781-783.
L. Hedin, Ingénieur agronome, Stagiaire au Laboratoire. — Note sur le Mimusops congolensis. Bull. Soc. Bot. France, t. LXXVI, 1929, p. 67-72.
— Nouvelles Césalpiniées africaines à appareil sécréteur (En collaboration avec
M. W. Russell). G. R. Acad. Sciences, t. CLXXXVIII, séance du 18 mars 1929.
— Sur quelques essences forestières exploitées au Cameroun. R. B. A., 1929, p. 39-52.
— Billes d’Okoumé du Gabon dérivées au Cameroun. R. B. A., 1929, p. 258-262.
— Culture du Manioc au Cameroun. R. B. A ., 1929, p. 311-314.
— La Mosaïque du Manioc au Cameroun (En collaboration avec M. J. Dufrénoy).
R. B. A., 1929, p. 361-365.
— Note sur le Bois d’Adoum ( Cylicodiscus gabunensis Harms). R. B. A., 1929, p. 446-
448.
— Les Rotins au Cameroun. R. B. A., 1929, p. 502-507.
— Une plante oléagineuse peu connue de l’Ouest africain : le Tetracarpidium cono-
phorum. R. B. A., 1929, p. 752-754.
L. Hédin, Stagiaire au Laboratoire. — Étude sur la Forêt et les Bois du Cameroun : un volume in-8, 212 pages (sous presse),
R. Caty. — Les exigences et les aptitudes du Dattier. G. R. et Mém. de VAcad. des Sc. Coloniales, p. 1-67 (avec préface de M. Aug. Chevalier.)
MUe M. Th. François. — Études chimiques sur deux espèces peu connues d’ Ara- chides et sur une variété microsperme de VArachis hypogea. R. B. A., 1929, p. 357-361. j
Laboratoire maritime du Muséum a Saint-Servan.
(ÉCOLE PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES).
Travailleurs admis au Laboratoire. — Le Laboratoire a été fréquenté en 1929 par un certain nombre de Français et d’étrangers :
MM. Sollaud, Maître de Conférences à Rennes; Bugnon, Maître de Conférences à Rennes ; Bessil, Professeur au Lycée Montaigne ; Chemin, Professeur au Lycée Buffon; les élèves naturalistes de l’École Normale Supérieure, MM. Roubault, Drach, Massal, Cousin, Lafon, L’Héritier, Bernard ; MUe Gambier; M«>e Mazoué ; M. et Mme Chauchard, Chefs de Travaux de Physiologie à l’École des Hautes Études ; M. Chauchard, Étudiant à la Sorbonne; M. de Yirville, Assistant à la Sorbonne ; Ercegovic, Professeur au Lycée de Split, Yougoslavie; Mme P. Czarnowska. Professeur au Lycée de Var- sovie ; excursion de la Société Mayenne-Sciences, 23 personnes dirigées par M. de Virville; M. et Mme G. Hamel; M. Y. Yamada, Tokio; M. Krupko, Pologne; Excursion de l’Université d’Amsterdam, 15 étudiants dirigés par le Professeur Th. J. Stomps; M. Meslin, Chargé de Travaux pratiques à la Faculté des Sciences de Caen ; Lami, Assistant à l’École des Hautes Études ; Dr Besse, de Genève; Mlle Geslawa Szymariska, Pologne; Dr Kajivara, Faculté de Médecine d’Osaka ; Dr Schwartz, du Zoologisches Muséum de Berlin; Mlle de Kérangué; M. Hatton.
M. et Mme Chauchard, Mlle de Kérangué, le Dr Kajivara, ont continué leurs re- cherches de Physiologie sur l’excitabilité; M. Fischer a continué ses recherches sur la répartition des êtres marins, et ses expériences sur les cultures de tissus d’invertébrés marins; M. Hatton a entrepris des recherches expérimentales sur la répartition et la croissance des organismes littoraux.
Les autres visiteurs de Laboratoire ont participé aux diverses excursions faites sur le terrain, notamment aux îles Chausey, aux Ebibens, à La Brian- tais, Saint-Suliac, etc. Le Laboratoire a participé à la caravane de Cancale, et une excursion a débarqué sur les récifs d’Hermelles de la baie du Mont Saint-Michel. Ces diverses excursions étaient dirigées par M. Fischer, Chef des travaux.
Publications.
L. Mangin, Directeur du Laboratoire. — Sur la vitesse de croissance de l’Hydraire. Tubularia indivisa L. Bull. Laboratoire Saint-Servan, IV, p. 20.
E. Fischer, Chef des travaux. — Recherches de Bionomie et d’Océanographie litto- rales sur la Rance et le littoral de la Manche. Ann. Inst. Océanogr., t. V, 1929, p. 204-429.
— Sur la distribution et les conditions de vie de Mytilus edulis L. sur les côtes de la Manche. Journ. de Conchyliologie, LXXIII, 1929, p. 109.
— 52 —
E. Fischer, Chef des travaux. — Le Ciriipède Balanus amphitrite Darwin à Saint- Servan. Bull. Laborai. Saint-Servan, IV, p. 10.
— Sur la vitesse de croissance de quelques espèces marines, animales et végétales.
ld., IY, p. 11.
— Faune et flore de Saint-Servan en 1929. ld., IV, p. 14.
— Le tissu lymphocytogène des Crustacés étudiés en survie in vitro. C. R. Soc. Bio -
logie, Cil, 1929, p. 764.
P. de Beauchamp. — Sur la faune de la Rance canalisée. Bull. Laborat. Saint-Servan, IV, p. 9.
P. Bugnon. — Date de floraison de Zostera nana en 1929. Bull. Laborat. Saint-Servan, IV, p. 14.
Laboratoire de recherches maritimes [Navire « Pourquoi-Pas? »]
(ÉCOLE PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES).
Directeur du Laboratoire : J.-B. Charcot, Membre de l’Institut.
Mission de 1929. — Première Croisière. — Le Pourquoi-Pas? est retourné dans l’Océan Arctique. Ses escales furent : Stornoway (Hébrides), Loch Inchard (côte Ouest d’Écosse), Feroë, Eskifiordur (côte Est d’Islande), Akureyri (côte Nord d’Islande), Jan Mayen, Patreksfiord (côte Ouest d’Islande) et Reykjavik. Il traversa la ceinture de glaces jusqu’à l’entrée du Scoresby Sund, puis, toujours dans les glaces, arriva au Cap Nord d’Islande.
Les collaborateurs scientifiques étaient le Professeur Mercanton, de l’Université de Lausanne, et son aide M. A. Renaud, MM. R.-Ph. Dollfus et P. Wallet.
124 prises de plankton ont été effectuées, et un nombre semblable d’échantillons d’eau de mer rapportés pour analyse avec températures. La valeur de leur pH a été déterminée.
18 stations biologiques maritimes et 12 à terre ont permis de rapporter d’impor- tantes collections, classées et remises au Muséum National d’Histoire naturelle.
Une base a été établie à Jan Mayen et la hauteur exacte du Beerenberg a pu être ainsi déterminée.
Observations nombreuses de magnétisme terrestre et d’échantillons de basalte.
Observation de la marche du glacier Sud de Jan Mayen et des régions des glaces de la Mer du Groenland.
Observations de la densité des eaux des fiords avec un appareil nouveau de MM. La Cour et Schou de Copenhague.
Le sondeur acoustique Marti nous a permis de relever un intéressant profil du fond de la mer, depuis l’île Jan Mayen jusqu’à la côte Orientale du Groenland et, toujours dans les glaces, depuis cette dernière jusqu’à la côte Nord d’Islande.
Outre une nombreuse documentation photographique, plus de 50 aquarelles et études à l’huile ont été rapportées.
Deuxième Croisière. — Celle-ci, de courte durée, s’est limitée à la Manche orientale et au golfe de Gascogne.
M. R.-Ph. Dollfus a continué des prises de plankton, d’échantillons d’eau de mer et de détermination du pH.
M. P. Idrac a pu expérimenter la résistance jusqu’à 4.000 mètres de profondeur de cylindres destinés à contenir des appareils océanographiques enregistreurs. Il a mesuré la différence en vitesse des courants à la surface et au fond de la Fosse centrale de la Manche.
— 53 —
Une étude méthodique du sondeur acoustique Marti a permis de répondre à un questionnaire du Ministère de la Marine.
Les résultats de cette croisière sont condensés dans un rapport remis à M. le Direc- teur du Muséum National, qui sera publié sous le titre de « Rapport préliminaire sur la campagne du Pourquoi-Pas? dans les Annales Hydrographiques, et paraîtront in extenso dans diverses publications.
Ont déjà été communiquées à l’Académie des Sciences : une note du Dr Charcot résumant les « Travaux de la Mission de 1929»; une note du Professeur P.-L. Mércanton sur « La véritable hauteur du Beerenberg » (Publiées dans les C. R. de l’Acad. des Sciences.)
Les travaux géologiques poursuivis depuis 1921 par le Pourquoi-Pas? d’après une technique et avec les appareils imaginés à bord ont permis à M. Louis Dau- geard de soutenir en 1929 une thèse de doctorat sur les « Observations de Géologie sous-marine et d’Océanographie relatives à la Manche » et de publier la première carte géologique du fond d’une mer.
Le « Rapport préliminaire » en cours de publication comprend :
Un rapport général du Dr Charcot sur la mission accompagné de rapports sur les sondages par le son dans l’Océan arctique et sur une observation de dépression sous le vent d’une haute montagne.
Un rapport du Ct. Chatton sur le fonctionnement du sondeur acoustique Marti.
Un relevé par M. Y. Lecam des sondages obtenus en cours de croisière et une liste com- plète des opérations océanographiques effectuées.
Un rapport du Professeur Mércanton sur la mensuration du Beerenberg et un autre sur la densité de l’eau de mer dans les fiords et dans la banquise.
Des rapports de M. R.-Ph. Dollfus, sur les collections rapportées, sur l’étude du plankton et sur les mensurations du pli.
Un rapport de M. P. Idrac sur les courants de profondeur de la fosse centrale de la Manche.
Bibliothèque.
Ouvrages et brochures reçus en 1929 : 420.
Collections de périodiques en cours : 1110.
Prêts permanents aux Laboratoires : 85; temporaires : 1935.
Communications au public : 2350 ouvrages et 55 manuscrits (non compris les ouvrages de références).
Travaux extraordinaires : Inscription au registre d’entrée-inventaire de 5200 ouvrages du fonds ancien, formant plus de 15000 volumes; classement de 1200 cartes; détermination de 1500 doubles.
Relevé de 6743 ouvrages existant dans 5 Laboratoires du Muséum et dont 3448 ne se trouvent pas à la Bibliothèque Centrale (Subvention de l’Académie des Sciences par le Fonds Loutreuil).
Publications.
L. Bultingaire, Bibliothécaire. — La Bibliothèque du Muséum national d’Histoire naturelle. Rev. scientif. ill., 67e année, n° 16, p. 484-489.
L. Bultingaire, Bibliothécaire. — La 11e Exposition des artistes animaliers français . et la Rétrospective de J.-B. Ou- dry. Bull. Muséum, 1929, p. 56-57.
— Analyses et Comptes Rendus dans Re vue des Bibliothèques, 1929.
— Inventaire des périodiques scientifiques des bibliothèques de Paris, dressé sous la
direction de M. Alfred Lacroix. Supplément I. Paris, Masson, 1929, in-8°, xv-283 p.
L. de Nussac, Sous-Bibliothécaire. — Essai de bibliographie hippique du Limousin. Bull. Soc. scientif. histor. et archéol. de la Corrèze, t. LI, lre livr., 1929, 61 p.
— Notes sur les jardins botaniques du Limousin en 1793-1801 et sur les professeurs
Cassius et Jolyclerc. Rev. scientif. du Limousin, 33e année, n° 354, juillet- août 1929, p. 288-292.
— 55 —
COMMUNICATIONS.
L’Immunité naturelle antivenimeuse et antirabique du Lérot commun (eliomys nitela schreb),
par Mme M. Phi sali x.
Les Poissons, les Batraciens et les Serpents nous ont donné de fréquents exemples d’immunités multiples, simultanées, en par- ticulier contre le venin de vipère et le virus rabique. Le fait est, au contraire, exceptionnel chez les Oiseaux et les Mammifères, Nous l’avons signalé chez le Hérisson, doué d’une forte immunité antivenimeuse (x) et d’une résistance certaine, mais moindre, au virus rabique, malgré le pouvoir fortement rabicide de son sang (2).
Le lérot commun en est un autre exemple. Ce petit Rongeur ré- siste non seulement à la morsure de la vipère et à l’inoculation de son venin, mais encore au virus rabique.
Immunité antivenimeuse. — Rappelons d’abord sa grande résis- tance au venin, qui le place immédiatement après la vipère elle- même dans l’échelle de résistance des divers animaux au venin de cette dernière.
Les habitudes surtout nocturnes du lérot, et sa préférence marquée pour les fruits de nos treilles et de nos espaliers ne l’ex- posent guère aux rencontres avec la vipère, qui ne circule que pen- dant le jour et fréquente d’autres lieux. Son attitude vis-à-vis du serpent n’en est que plus surprenante : à peine le tête-à-tête est-il réalisé, que le lérot engage délibérément la bataille en se pré- cipitant sur la vipère; il la mord férocement, à répétition, exécu- tant, dans l’intervalle réduit des morsures, de petits sauts verticaux ou de côté à la façon de la Mangouste en combat avec le Cobra, et
(1) C. Phisalix et G. Bertrand. Recherches sur l’immunité du Hérisson contre le venin de Vipère. C. R. Soc. Biol., 1895, t. XLIII, p. 639.
(2) M. Phisalix. Pouvoir rabicide du sang du Hérisson et pouvoir vaccinant contre l’épreuve intra-cérébrale de virus rabique fixe, du mélange neutre virus-sérum inoculé dans l’encéphale du lapin. C. R. Ac. des Sc., 1926, t. CLXXXII, p. 288.
Bulletin du Muséum, 2e s., t. II, n° 1, 1930.
— 56
qui lui permettent d’échapper à la plupart des ripostes. Il lui arrive néanmoins d’être mordu, surtout au début du combat, et même de recevoir un coup de croc dans son œil saillant; le combat n’en continue pas moins jusqu’à la mise à mort de la vipère qui est bientôt déchiquetée et partiellement dévorée. Si on considère que les adversaires ont des poids sensiblement égaux, et que le tube digestif du lérot n’a pas l’extensibilité de celui des Serpents, on comprend que le petit rongeur s’y prenne à deux fois pour manger complètement sa victime.
Les péripéties du duel sont toujours les mêmes; elles ont été relatées en 1909 par G. Billard (1); nous en avons été aussi fré- quemment témoin, et elles ont été enregistrées en un film démons- tratif par M. Bidot de la maison Pathé.
Après morsure, unique ou multiple, aucun symptôme général d’envenimation ne se manifeste; les plaies saignantes du lérot guérissent comme des plaies ordinaires.
Nous avons fixé expérimentalement la limite de résistance du lérot en inoculant à divers sujets, sous la peau ou dans le péritoine, des doses variables d’une solution à 1 pour 500 de venin de vipère, dans l’eau salée à 7 pour 1000. Nous avons vu ainsi que pour faire périr un lérot adulte du poids de 50 grammes il ne faut pas moins de 10 milligrammes de venin. Cette dose est capable de tuer 25 cobayes adultes, et cinq vipères qui la recevraient sur les centres nerveux. L’immunité du lérot est donc élevée ; elle est due en partie aux propriétés antivenimeuses de son sang.
Immunité antirabique. Expérience. — 6 lérots adultes reçoivent chacun 0 cc. 50 d’une émulsion épaisse de virus rabique fixe, trois dans les muscles de la cuisse, les autres dans les muscles de la
nuque.
2 témoins reçoivent semblablement dans les muscles de la nuque une émulsion épaisse d’encéphale de lapin normal.
L’inoculation est faite le 18 octobre, et les sujets sont tenus à la température moyenne de 13° à 14°. Ils s’endorment vers le milieu de novembre pour ne s’éveiller définitivement qu’au printemps. Cinq mois après l’inoculation, aucun de nos sujets ne manifeste le moindre symptôme rabique; l’un d’entre eux et un témoin sont envahis, en même temps, par une même mycose cutanée généralisée, qui entraîne la mort de ces deux sujets à quatre jours d’intervalle. Les autres sujets ayant reçu du virus n’ont été sacrifiés que plus tard; leur encéphale n’était pas infectant.
Nous avons recherché, devant ce résultat qui établit l’immunité
f) G. Billard. Immunité du lérot ( Eliomys nitela Schreb) contre le venin de Vipère. C. R. Soc. Biol, 1909, t. LXVI1, p. 90.
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du lérot au virus rabique, les propriétés de sérum, son comporte- ment vis-à-vis du virus.
Pouvoir rabicide -du sérum de lérot. Expérience. — 8 lérots sont mis successivement en résolution par l’éther; et leur sang est pré- levé aseptiquement par ponction du cœur, mis à nu. Le sérum, 8 centimètres cubes environ, est mélangé à un égal volume d’une émulsion centésimale de virus rabique fixe. Le mélange est filtré sur toile batiste et sur papier, et tenu au frais pendant une nuit. Il est alors centrifugé, le liquide surnageant décanté et remplacé par de l’eau salée physiologique, qui lave le culot. Après nouvelle centrifugation, le volume de l’émulsion est ramené, par décantation partielle, au dixième de celui de l’émulsion centésimale employée;, on a ainsi une émulsion décimale de virus. Elle est inoculée aussi- tôt sous les méninges de deux lapins à la dose de 0 cc, 25 pour cha- cun; l’un des lapins meurt le lendemain d’une Septicémie à Pas- ieurella; mais l’autre résiste et ne manifeste aucun symptôme rabique. Il n’avait d’ailleurs pas l’immunité naturelle, et ne l’avait pas acquise; en effet, éprouvé, 4 semaines après, par inoculation sous-méningée d’une émulsion décimale de virus rabique fixe, il présente les premiers symptômes de rage le 9e jour, est couché le 10e jour, et meurt rabique le 13e jour.
Ainsi, le mélange, à parties égales, émulsion centésimale de virus rabique-sérum de lérot s’est montré neutre pour l’encéphale du lapin vivant; en d’autres termes, le sérum de lérot eslrabicide in vitro, se comportant comme le sérum d’anguille, de vipère, de couleuvre et de hérisson, mais différant de ce dernier en ce que le mélange virus-sérum de lérot ne vaccine pas le lapin qui le reçoit sur les centres nerveux, comme il arrive avec le mélange virus- sérum de hérisson.
Le sérum de lérot, antivenimeux comme on le savait déjà, est donc aussi antirabique.
On sait que le pouvoir rabicide in vitro du sérum n’assure pas toujours l’immunité antirabique du sujet dormeur; mais du moins, il la favorise en gênant l’ évolution régulière du virus et parvenant à la longue à le tuer définitivement. Le sérum de hérisson en est un exemple : très rabicide in vitro, il ne protège cependant le héris- son qui a reçu du virus fixe que dans 25 0/0 des cas ; mais la période d’incubation est retardée, la période d’état allongée et entrecoupée de rémissions; enfin l’encéphale des hérissons morts rabiques n’est pas toujours infectant (x).
f) M. Phisalix. Hérisson et virus rabique. Bull. Soc. de Path. exot., 1922, p. 779- 784.
De V ORGANE GÉNITAL EXTERNE DE LA JUMENT,
par M. H. Neuville.
Dans un précédent travail, où j’étudiais certains caractères de la morphologie humaine, j’ai eu l’occasion de discuter, enme basant sur des données comparatives empruntées à l’anatomie des Mam- mifères supérieurs, quelques-unes des particularités anatomiques du genre humain.
Les organes génitaux fournissent à ce sujet des termes de compa- raison dont diverses recherches m’ont démontré l’importance. J’ai été amené ainsi à exprimer, en la fondant sur des observations directes, l’opinion que l’on cherche vainement chez les Primates, malgré quelques affirmations contraires, une formation vraiment identique à l’hymen féminin. J’ajoutais que la présence, chez la femme, de cette formation à laquelle il est abusif de donner le nom d’organe, mais à laquelle cependant, avant même qu’elle ne fût anatomiquement connue, il a généralement été attribué dans la vie sociale une importance supérieure à celle que peut lui re- connaître l’anatomie (se reporter notamment au Deutéronome), me semble liée à des conditions d’existence artificielles, retardant la vie sexuelle et caractérisant depuis longtemps l’humanité. J’écrivais à ce propos que, le temps agissant, l’on pourrait peut- être voir se développer chez les animaux domestiques, soumis eux aussi à des conditions rappelant celles des sociétés humaines, quelque chose de plus identifiable à l’hymen féminin que certaines dispo- sitions, ressemblant plus ou moins à celui-ci, présentées par quelques Mammifères.
Il se trouve que des travaux de M. Mobillo, publiés il y a une quinzaine d’années, mais introuvables ici et dont je n’ai pu avoir connaissance qu’à la fin de l’année dernière, paraissent confirmer et même étendre, notablement, l’hypothèse que je formulais ainsi. N’envisageant pour le moment que le cas de la jument, je vais m’efforcer de résumer la question en rappelant certains faits gé- néraux ou spéciaux relatifs au sujet dont il s’agit, et qu’il importe de ne pas perdre de vue si l’on ne veut risquer de saisir incom- plètement la portée des détails observables, voire même de se laisser aller à des conclusions prématurées.
Les mentions de formations hyménales chez la jument sont très Bulletin du Muséum , 2e s., t. II, n° 1, 1930.
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anciennes. Duvernoy, aprè^ Brugnone, citait les Solipèdes parmi les animaux auxquels, avec une hardiesse qui, dans la suite, em- porta parfois la conviction, il attribuait hâtivement un hymen identique à celui de la femme, sinon plus évident même et plus constant. Chaque fois que j’ai entrepris de vérifier ses dires, il m’a paru être tombé dans des exagérations inspirées, semble-t-il, du souci d’étendre, en les renforçant par des constrastes, les opi- nions classiques alors d’Ambroise Paré et de Buffon, mal ren- seignés tous deux à cet, égard. D’autres observations, et elles furent assez nombreuses, se montrèrent plus dignes de créance; elles n’en laissaient pas moins, jusqu’ici, l’impression que ces formations hyménales des Solipèdes restent très imparfaites par rapport à ce que présente le genre humain, et ces formations n’ont été présen- tées que comme exceptionnelles par maints auteurs expérimentés. En général, ces observations ne s’accompagnaient pas de rensei- gnements sur l’état des voies génitales au delà des membranes hyménales ou hyménoïdes. Or l’on sait actuellement que certaines particularités de la région vestibulaire ne sont souvent que la trace d’anomalies plus profondes et plus ou moins étendues du tractus génital, provenant de fusions restées incomplètes ou irrégulières entre les canaux de Müller. Il n’est pas inutile de préciser, en remé- morant ces anomalies, que la tendance à l’oblitération du passage vestibulo-vaginal, d’aspect très variable, pouvant résulter de ces processus anormaux, ne saurait être rapprochée tout au plus qu’embryologiquement de l’hymen féminin, et encore à condition d’admettre pour celui-ci un mode de formation restant très discuté.
Les recherches de M. Mobilio ont été approfondies et ses des- criptions d’hymens semi-lunaires, bipartis (ou à septum), circulaires, frangés, annulaires, rappellent de très près les innombrables des- criptions, et les interminables discussions, consacrées à la morpho- logie de l’hymen féminin. Ses conclusions sont catégoriques : il admet que dans la jument, l’ânesse et la mule, il existe un hymen reproduisant les formes de celui de la femme, et jusqu’à la plus complète de celles-ci qui est, écrit-il, celle d’un diaphragme sim- plement perforé. Ses études ont porté sur des sujets adultes ou même très âgés. Sa technique a consisté dans l’examen de la partie terminale du tractus génital, séparée de la partie profonde par section vaginale, et plongée dans l’eau de façon, dit-il, à obtenir une distension naturelle. Comme milieu de conservation, il a em- ployé l’acide phénique à 3 0 /O.
Pour la jument comme pour les autres espèces, j’ai fait porter mes recherches, le plus possible, sur des fœtus et de très jeunes sujets dont l’état d’intégrité sexuelle soit indubitable, et où aucune trace de modifications pathologiques ne puisse introduire un élé- ment de doute sur lequel il importe d’être parfaitement renseigné.
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Je fais ainsi allusion à des phénomènes dont il est en effet néces- saire de bien connaître la portée, car ils sont susceptibles d’en- gendrer des formations secondaires trop souvent méconnues, dont la possibilité même est parfois ignorée, et qui peuvent modifier profondément, dès le début ou au cours de la vie, les caractères de cette région intermédiaire au vestibule et au vagin dans laquelle se rencontre l’hymen.
Les variations morphologiques de cette région, si nombreuses et si étendues qu’elles constituent avec une fréquence relative de véritables malformations, n’ont guère été étudiées que chez la femme. Elles sont le plus souvent congénitales, mais elles peuvent aussi être acquises. Un exemple assez banal de ce dernier cas doit être cité : c’est celui de certaines alrésies pouvant aboutir à la fermeture complète de l’hymen. Dans quelques cas de ce genre, le caractère secondaire de cette imperforation a pu être authen- tiquement démontré chez la femme ; l’oblitération de l’orifice hymé- nal a même pu s’observer après la conception, et la récidive de cette occlusion a pu être constatée en outre après intervention chi- rurgicale.
Ces cas extrêmes étant rappelés, il importe de ne pas perdre davantage de vue ceux dans lesquels un simple rétrécissement du détroit vestibulo-vaginal s’effectue, jusque dans l’âge adulte, et sans que l’examen histologique lui-même puisse toujours renseigner sur le caractère acquis de ces anomalies. Je ne remémorerai ici les occlusions et réocclusions de la vulve, normalement observables sur quelques Mammifères supérieurs, que pour mentionner qu’elles diffèrent trop des formations vraiment hyménales pour leur être assimilées ou même en être rapprochées.
Sans vouloir tendre en aucune façon à tirer des faits précédents des conclusions critiques quant au résultat des observations rela- tives à la jument, je me crois fondé à en conclure que l’étude de fœtus et de très jeunes individus est fondamentale pour le sujet envisagé.
J’ai donc examiné des fœtus de juments à divers stades, et je dois ouvrir ici une nouvelle parenthèse, relative à la technique de préparation et d’examen. Après des essais variés, je me suis arrêté aux procédés suivants. Une fois l’examen extérieur terminé en m’aidant au besoin, avec les plus extrêmes précautions, d’un spé- culum nasi, je prélève l’organe entier en lui laissant une marge très large; j’introduis dans le vagin, avec ou sans l’aide du spécu- lum ou d’une petite valve appropriée, une sonde cannelée, et je fends latéralement la vulve, le vestibule et le vagin (voir fig. ci- contre), de façon à pouvoir les étaler et les refermer alternative- ment pour faire varier l’observation dans la plus large mesure. Si l’examen immédiat à l’état frais met le mieux en évidence cer-
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taines données, celui de pièces durcies à point pour éviter les défor- mations cadavériques en est le très utile complément. La flaccidité des tissus, et spécialement des tissus fœtaux, entraîne facilement, surtout si elle est accentuée par un commencement d’altération, des méprises dont il importe de se garder. Par contre, la rétraction produite par des liquides conservateurs doués d’un pouvoir déshy- dratant ou coagulant trop énergique, gêne considérablement et peut fausser, elle aussi, les observations.
L’alcool m’a presque constamment donné de mauvais résultats pour l’étude du tractus génital femelle; à un titre suffisamment élevé pour assurer une parfaite conservation, il rétracte et déforme au point de dénaturer certains détails, même sur des sujets âgés; à titre faible, il tend à exercer son action dissociante, et il est dif- ficile de réaliser et de maintenir une juste limite de concentration, en raison de la teneur en eau des tissus en question. Le formol com- mercial dilué de 20 à 30 parties d’eau suivant le volume des pièces, ne m’a au contraire manifesté d’autres inconvénients que ceux qui résultent de l’action trop connue des vapeurs de formaldéhyde sur les muqueuses respiratoire et oculaire de l’observateur. L’im- portance de quelques autres détails de technique apparaîtra de façon plus convaincante après la description qui va suivre.
Je ferai porter plus particulièrement celle-ci sur l’organe d’un fœtus femelle d'Equus caballus, dont l’âge se situait à peu près au milieu de la septième période de Gurlt; il était donc près du terme. A ce stade, il est vrai, bien des détails diffèrent de ceux que pré- sentera l’état adulte; mais ce sont là surtout des différences de proportions, portant sur des points repérables, et qui ne pourraient fausser des conclusions que dans l’éventualité d’une évolution anormale. A ce stade donc, on peut distinguer à première vue, à la périphérie de la vulve, un bourrelet rappelant grosso modo des labia majora, et dont le pourtour forme un ovale à peu près régu- lier mesurant 30 millimètres de long sur 25 de large. Intérieurement, cette formation, d’aspect cutané, est doublée par une autre, d’as- pect muqueux, aboutissant, du côté ventral, à un volumineux gland clitoridien encapuchonné par une partie amincie du précé- dent bourrelet, et auquel la partie interne de la vulve se rattache par une sorte de frein.
A partir de la limite bien tranchée où l’aspect cutané fait place à l’aspect muqueux, commence, sans formation de labia minora, un vestibule se continuant d’une seule venue jusqu’à un niveau situé, à cet état (il peut varier dans la suite), à peu près au milieu de l’ensemble formé par ce vestibule et le vagin qui lui fait suite. Le méat urinaire s’ouvre dans le fond de la première de ces deux ré- gions, à un centimètre à peine en avant de la limite vestibulo- vaginale.
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Celle-ci est marquée par un cercle à peu près régulier d’anfrac- tuosités dont je dirai, conformément à une comparaison banale en anatomie, qu’elles sont en nids de pigeons, avec ouvertures di- rigées dans le sens proximal, c’est-à-dire vers l’utérus; la cavité
Equus caballus L. — Organe génital d’un fœtus près du terme. La vulve, le vestibule et le vagin sont ouverts latéralement, dans le sens longitudinal, o, o, ovaires; t , t, cornes utérines; u, utérus; r, rectum; v, vagin; C, C, cryptes séparant le vestibule du vagin; i, vestibule ( introitus vagince); m, méat urinaire; V, vulve; c, clitoris; c', son capuchon; a , anus. Environ 2/3 gr. nat. Collections d’Anatomie comparée : A. 14.508.
de chacune admet facilement la tête, sphérique et d’un diamètre d’environ 5 millimètres, de grosses épingles de verre dont je me sers au cours de ce genre de manipulations. Sur la pièce que je figure ci-contre, je compte six de ces anfractuosités, que je désignerai sous le nom de cryptes, car ce sont bien là des cryptes ou sinus de
la muqueuse. Je rappellerai en passant que de telles formations sont fréquentes chez les Mammifères et y revêtent divers aspects; observée d’abord sur des bestiaux, leur existence fut ensuite indû- ment étendue au genre humain, et d’amusantes controverses en résultèrent entre quelques anciens anatomistes.
Dans le vestibule surtout, toutes les précautions étant prises, je le répète, pour que les dispositions naturelles ne soient en rien modifiées, la muqueuse présente des plis longitudinaux dont le point de départ est souvent déjà visible sur sa partie extérieure- ment apparente. Au delà de la ligne des cryptes ou sinus, la mu- queuse est plus lisse; en l’absence de toute traction, elle présente à peine quelques indications de très légers plissements superficiels, longitudinaux eux aussi. A ce stade, le vagin ainsi formé se conti- nue presque à plein canal avec l’utérus.
Vestibule et vagin n’ont ici, comme ailleurs, que des cavités normalement virtuelles. Je n’ai pas vu, sur la pièce que je décris ni sur aucune autre de stades voisins, s’étendre des adhérences entre leurs parois. Les bords des cryptes ou sinus dont je viens de parler n’y gênent en rien la pénétration : de dehors en dedans, des instruments tels qu’une sonde cannelée ordinaire, ou même la partie aplatie d’une sonde de Félizet, ou même encore une valve d’un petit spéculum ad hoc, maniés avec les plus extrêmes précau- tions, pénètrent facilement de la vulve jusque dans le vagin, et l’on peut voir ainsi que vestibule et vagin se laissent distendre sans que le léger rétrécissement régnant entre eux produise une résis- tance identifiable à celle que provoque l’hymen sur un fœtus fémi- nin de développement général équivalent.
Dans quelle mesure les dispositions ainsi décrites se modifient- elles normalement sur la jument adulte ? Il est toujours difficile de répondre exactement à une question de ce genre, l’évolution ne pouvant être envisagée dans chaque cas que par comparaison et sans certitude absolue quant à l’aboutissant final de ce cas. Un état identique à celui que je viens de décrire s’observe couramment sur des fœtus de juments à terme; sous réserve des variations indi- viduelles, je crois pouvoir le considérer comme typique, et, exa- miné avec toutes les précautions que je viens de rappeler, il ne comporte aucune formation hvménale. Il est très possible, et même assez probable, que l’évolution soit ici plus tardive et plus irré- gulière encore que dans le genre humain, qu’elle n’aboutisse qu’à des dispositions adultes encore plus variables et foncièrement même très aléatoires, et que cela traduise une moins complète fixation du caractère ici étudié; toutes ces suppositions me paraissent bien proches de la réalité.
Je dois en tout cas faire remarquer que certains modes de pré- paration peuvent donner, sur des pièces identiques à celle que je
figure ici, l’impression qu’il existe un anneau diaphragmatique, ou plutôt un bourrelet membraneux, dans la région de ce que j’ap- pelle les cryptes. En effet, si l’on distend le vestibule en faisant cesser l’action dilatatrice au niveau de celles-ci, les membranes formant « nids de pigeons » (voy. ci-dessus) peuvent s’étaler, pa- raître se continuer les unes avec les autres, et donner l’impression d’un diaphragme annulaire, surtout si la pièce a déjà perdu, par altération, un peu de sa faible tonicité. Si, d’autre part, on sectionne le vagin près de sa jonction avec l’utérus, et que l’on examine la région des cryptes en dilatant seulement celle qui la surmonte, c’est-à-dire le vagin et non le vestibule, on obtient plus encore l’impression qu’un anneau membraneux, plus ou moins lobé, règne à la limite vestibulo-vaginalc ; cet aspect existe même déjà sur une pièce simplement étalée, comme celle que je figure ci- contre. Si, enfin, sur une pièce sectionnée comme je viens de le dire, on injecte du liquide de l’intérieur vers l’extérieur, on obtient un résultat rappelant, mais très imparfaitement, celui que fournit l’injection d’une veine valvulée, pratiquée à contre-sens.
Je ne pousserai pas plus avant les comparaisons anatomiques ou bibliographiques dans lesquelles il y aurait lieu d’entrer ici. En tenant compte des faits positifs ou négatifs les mieux établis, il ne semble pas possible de conclure que, dans leur état actuel ■d’évolution, les femelles d’ Équidés présentent de façon vraiment normale, bien fixée, c’est-à-dire avec constance, des dispositions vestibulo-vaginales identifiables à celles de la femme. Les obser- vations de M. Mobilio en font cependant connaître de très remar- quables, et même si des études ultérieures corroboraient le carac- tère passablement rare attribué jusqu’ici à certains des faits qu’il a décrits, ces observations n’en resteraient que plus dignes d’in- térêt en faisant assister à la formation encore indécise d’une par- ticularité très discutée.
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Note critique sur quelques Trochilidés
DU GENRE ThALURANIA, par M. J. Berlioz.
M. Rousseau-Decelle, le collectionneur bien connu spécialiste des Trochilidés, nous a communiqué une série de dépouilles de Thalurania Fannyæ, qu’il a trouvées récemment parmi des lots de Trochilidés de Bogota, et qui, en révélant des caractères mor- phologiques encore peu connus chez cet oiseau, apportent peut- être quelque lumière sur les affinités de diverses formes du genre Thalurania. Ce sont ces affinités que nous nous proposons de dis- cuter dans cette note.
Le Th. Fannyæ, comparativement à son plus proche allié appa- rent, le Th. verliceps, que d’aucuns considèrent comme spécifique- ment distinct, d’autres seulement comme une sous-espèce locale, est en réalité un oiseau peu constant et mal défini : le bleu métal- lique de l’abdomen plus sombre et plus pourpré, la ceinture sca- pulaire bleue plus étendue que chez verliceps, la plaque lumineuse céphalique verte également, mais généralement bordée de bleu en arrière, la queue plus profondément fourchue, sont les caractères généralement admis pour distinguer les c f de Fannyæ, les $ étant par contre très semblables. Mais entre le type de Fannyæ, décrit par Delattre et Bourcier {Rev. Zool., 1846), du Rio Dagua (Co- lombie occidentale), avec la plaque céphalique entièrement verte, et les autres spécimens de Colombie référables à l’une de ces deux formes, interviennent quelques différences de détail, qui n’ont pas échappé aux systématiciens. Par ailleurs, parmi les auteurs récents les plus qualifiés qui se soient occupés de la question, ni E. Simon dans son Histoire naturelle des Trochilidæ (1921), ni Chapman dans ses ouvrages : Bird-Life in Colombia (1917) et Bird-Life in Ecua- dor (1926), n’ont pu, faute de documents suffisants, assigner de localisation géographique précise aux deux formes litigieuses T. Fannyæ et verliceps. Ajoutons aussitôt que pour l’instant la question géographique reste encore sans solution exacte.
Mais la série de spécimens précitée, tout en n’apportant que des présomptions sur ce point (on peut dire seulement que tous sont préparés à la manière des Oiseaux de Bogota), montre clairement, Bulletin du Muséum, 2* s., t. Il, 1930. 5
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— ce que l’on pouvait seulement soupçonner d’après les connais- sances acquises, — qu’il existe tous les intermédiaires possibles entre le Fannyæ typique, de la Colombie occidentale, et l’espèce commune en Colombie orientale, Th. colombica, si abondante tou- jours dans les lots de Bogota et caractérisée par la prase céphalique du cC entièrement bleue. Dans cette série, certains spécimens, soit adultes, soit immatures, — ceux-ci reconnaissables aux plumes lumineuses éparses sur le front et à la queue moins fourchue, — ont la plaque céphalique entièrement verte; chez d’autres, — même immatures, — elle présente quelques plumes bleues irrégulièrement disposées en arrière; un seul enfin a tout le tiers postérieur de cette plaque de la couleur bleue du colombica, avec les deux tiers anté- rieurs verts comme chez Fannyæ et verticeps. Comme d’autre part les autres caractères de coloration sont exactement les mêmes chez colombica et chez Fannyæ (dessus vert foncé noirâtre, avec la ceinture scapulaire bleue bien définie et interrompue seulement au milieu, abdomen bleu violet, etc.), on est amené à penser que Fannyæ est en réalité surtout voisin de colombica, bien qu’aucun des spécimens intermédiaires ne présente une queue aussi profon- dément fourchue que certains mâles très adultes do colombica; mais ce caractère des rectrices est trop étroitement fonction de l’âge pour acquérir une grande valeur critique.
Si l’on étend ces considérations aux formes voisines de Thalu- rania, habitant les régions proches de la Colombie, on voit qu’il existe en réalité une chaîne presque ininterrompue de six formes différentes, étroitement alliées les unes aux autres et se remplaçant géographiquement, avec toutes sortes de spécimens intermédiaires. Ce sont, du sud au nord :
Th. hypochlora (Gould) : o* plaque céphalique et tout le dessous du corps vert métallique, seulement teinté de bleuâtre sur les flancs; taches scapulaires bleues réduites. Queue peu fourchue (dis- tance du sommet des rectrices médianes à celui des externes : 12 à 15 millimètres); bec plus allongé (19 à 21 millimètres).
Hab. : Ecuador moyen (zone tropicale de la région à l’est de Guayaquil, sur la ligne de Quito : seules localités certaines).
Th. verticeps (Gould) : & plaque céphalique, gorge et poitrine vertes, taches scapulaires réduites, flancs et abdomen bleu métal- lique, ce dernier souvent marqué de verdâtre sur la ligne médiane. Queue un peu plus fourchue (15 à 18 millimètres); bec comme Th. hypochlora (chez les spécimens de la région de Quito).
Hab. : Ecuador septentrional; c’est la forme reçue couramment dans les collections de Quito (zone subtropicale des Andes de l’Ecua- dor et de la Colombie, selon Chapman).
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Au nord de l’Ecuador, on trouve des passages avec la forme sui- vante.
Th. Fannyæ (D. et B.) : cd plaque céphalique verte, généralement bordée plus ou moins de bleu en arrière. Couleur verte du dos plus sombre avec la ceinture scapulaire bleue mieux définie. Abdomen bleu violet. Queue très fourchue (16-24 millimètres); bec plus court (17-19 millimètres).
Hab. : Colombie occidentale (dans la zone tropicale seulement ?) jusqu’à Panama, et les confins de l’Ecuador.
Il existe des intermédiaires avec la forme suivante.
Th. colombica (Bourcier) : o* plaque céphalique entièrement bleue. Couleurs semblables à celles de Fannyæ, avec la ceinture scapulaire souvent même complète (passage avec Th. venusta ). Queue la plus fourchue (jusqu’à 26 millimètres); bec le plus court (16-18,5 millimètres).
Hab. : toute la Colombie septentrionale et orientale et les confins du Venezuela; c’est la forme courante dans les collections de Bogota (surtout dans la zone subtropicale).
Th. venusta (Gould) : cd très semblable à T. colombica, mais ceinture scapulaire bleue généralement très large, entière, et cou- leurs générales plutôt plus sombres, la queue un peu moins four- chue, le bec un peu plus long (comme chez Fannyæ).
Hab. : Isthme de Panama, Costa-Rica et Nicaragua.
Cette forme de l’Amérique centrale a toujours été considérée seulement comme une sous-espèce de la précédente.
Th. Townsendi Ridgway : cf en dessus semblable à T. venusta, par la plaque céphalique et la ceinture scapulaire bleues, mais en- tièrement vert en dessous, comme T. hypochlora (selon la descrip- tion originale).
Hab. : Honduras et Guatémala.
A l’exception de cette dernière forme, qui nous est inconnue en nature, nous avons pu examiner un certain nombre de spécimens de chacune des autres, un très grand nombre même pour T. colom- bica, et nous avons pu nous rendre compte combien les caractères distinctifs énoncés sommairement ci-dessus sont sujets à des va- riations individuelles, surtout en ce qui concerne l’intensité des teintes et les proportions des rectrices et du bec, ces caractères étant d’ailleurs fortement influencés par l’âge. Chez les Q de tous ces Oiseaux, ces variations sont bien entendu encore moins nette- ment marquées; pourtant Chapman s’est appuyé sur la couleur grise uniforme du dessous du corps de la $ pour distinguer spécifi- quement hypochlora des verticeps et Fannyæ, chez lesquels la $
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a l’abdomen d’un gris brun plus foncé que la poitrine et mélangé de vert métallique. Mais ce caractère delà $ d'hypochlora semble se retrouver plus ou moins chez certains colombica, mais surtout, d’après la description, chez Townsendi lui-même, et ne saurait par conséquent avoir d’autre valeur taxonomique que1 de prouver que, chez les formes dont le o* a l’abdomen uniformément vert comme la poitrine ( hypochlora et Townsendi ), la $ a ces mêmes parties uniformément gris pâle, tandis que chez les autres formes, dont le cf a l’abdomen bleu, cette couleur est remplacée aussi chez la $ par une teinte grise plus sombre que celle de la poitrine. Ce parallélisme dans l’intensité de la pigmentation chez les deux sexes est donc au contraire très normal.
En résumé, si l’on fait abstraction du cas possible d’hybridations, hypothèse peu vraisemblable en cette occurrence, on peut ad- mettre que ce groupe de six formes de Thalurania représente les variations morphologiques d’une seule et même espèce, à laquelle le nom de Th. colombica revient par droit de priorité, et dont le cf reste caractérisé ainsi :
Devant de la tête, depuis la base du bec jusqu’en arrière des yeux toujours couvert chez l’adulte d’une plaque de plumes lu- mineuses bien différenciée (soit verte, soit bleue). Gorge et poitrine entièrement vert doré; abdomen tantôt vert, tantôt bleu. Une ceinture scapulaire bleue plus ou moins développée. Sous-caudales toujours noir bleu bordées de blanc (ces bordures blanches seule- ment un peu oblitérées parfois chez Th. c. venusla, qui est la forme la plus sombre).
Entre les formes extrêmes, celle de l’est (Th. c. colombica ), à calotte et abdomen bleus, celle du nord (Th. c. Townsendi), à calotte bleue et abdomen vert, et celle du sud (Th. c. hypochlora ), à calotte et abdomen verts, — ces deux dernières présentant de curieuses affinités mutuelles, malgré l’éloignement de leurs habitats respec- tifs, — prennent place de nombreux intermédiaires aux caractères variés.
On peut ajouter que cette plasticité morphologique des formes andines de Thalurania n’est pas unique dans ce genre de Trochi- lidés. En effet Hellmayr (« A contribution to the Ornithology of northeastern Brazil », Zool. Scr. Field Mus. Vol. XII, n° 18, p. 392, 1929) a montré que les formes orientales (Guyanes et Brésil) du groupe furcata-eriphile présentent une variabilité du même ordre, plus considérable même si possible, surtout en ce qui concerne la coloration des sous-caudales, tantôt entièrement noires (refulgens),. tantôt bordées de blanc (furcata), tantôt entièrement blanches ( Bacri ), tantôt même vertes (eriphile), et, vu les termes de passage existant entre ces diverses formes, il les réunit toutes conspécifique- ment. D’autre part, malgré la variabilité apparente du groupe
Th. colombica, un autre argument en faveur de son unité spécifique est l’existence en des régions voisines (zone tropicale du versant oriental des Andes) d’une espèce très semblable, Th. nigrofasciata (Gould), qui se trouve abondamment mélangée avec elle dans les Collections de Bogota et de Quito et en reste toujours pourtant par- faitement distincte, sans que l’on n’ait jamais signalé entre elles le moindre terme de passage ou d’ambiguïté.
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Description de deux espèces nouvelles de Batraciens de Madagascar, appartenant
AU GENRE PSEUDOHEMISUS, par M. F. Angel,
Pseudohemisus verrucosus nov. sp.
Museau court, arrondi, surplombant notablement la fente buc- cale, aussi long ou moins long que le diamètre de l’œil. Narine équi- distante de l’œil et du bout du museau ou située plus près de celui-ci que de l’œil. Canîhus rosîralis arrondi, région frênaie haute et presque verticale. Espace interorbitaire de même largeur que la paupière supérieure. Tympan caché. Langue régulièrement ova- laire, allongée, sans encoche postérieure ni papille médiane. Doigts libres, le premier plus court que le second, le quatrième le plus petit, montrant des tubercules articulaires très proéminents; tubercules palmaires existants, les postérieurs plus grands que les autres. Or- teils bien développés, se terminant en pointe, le premier plus court que le second, la longueur du quatrième égalant celle de l’œil et du museau, ensemble; tubercules sous-articulaires proéminents à tous les doigts. Tubercule métatarsien interne, grand et saillant, notablement plus long que l’orteil interne ; pas de tubercule externe. Tubercule tarsal aplati, situé en arrière de l’articulation tibio- tarsienne. Celle-ci atteignant l’épaule lorsque les membres pos- térieurs sont rabattus le long du corps. Corps assez globuleux, sa plus grande largeur contenue une fois et demie à deux fois dans sa longueur.
La longueur du tibia est contenue 2 fois 1/4 à 2 fois 2/3 dans la distance museau-anus; sa largeur est comprise 2 fois 2/3 dans la longueur. Peau fortement verruqueuse sur la tête, le dos et les membres postérieurs; les verrues pouvant affecter la forme de tubercules ou de petits cordons glandulaires et longitudinaux, irréguliers, sur le dos. Faces postérieure et inférieure des cuisses, granuleuses. Ventre, membres antérieurs et côtés du corps à peau lisse.
Coloration. — Face supérieure brun noirâtre uniforme ou ta- Bulletin du Muséum, 28 s., t. II, n° 1, 1930.
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ché (1); les membres un peu plus clairs avec barres transversales plus foncées, quoique peu visibles. Au-dessous, les membres et la gorge, blanc jaunâtre uniforme; toute la portion abdominale gris bleuté uniforme.
Quatre spécimens mesurant 15 millimètres du museau à l’anus, récoltés avec 5 têtards à Lavenombato, bords de l’Onilahy, pro- vince de Tuléar, par M. G. Petit.
Affinités. — Quatre espèces rapportées au genre Pseudohemisus ont été, jusqu’à présent, décrites; trois d’entre elles : Ps. obscurus Grandidier, Ps. calcaralus Mocqu., Ps. brevis Boulgr, montrent les plus grands rapports dans leurs caractères principaux. Celle qui est décrite ci-dessus se distingue à première vue des autres par les verrues et les petits cordons glandulaires de sa face supérieure et par sa coloration.
L’examen de la ceinture pectorale sur les 4 exemplaires de cette espèce montre des différences notables dans le développement de la clavicule qui peut être présente, bien que réduite, ou rudimentaire, ou même absente. Précoracoïde mince, isolé du coracoïde. Omos- ternum peu développé.
Description des têtards. — Ces têtards montrent 2 périodes de leur développement. Quatre d’entre eux peuvent être considérés dans la troisième période ; ils présentent les caractères suivants : les 2 paires de membres sont présentes; queue avec ses crêtes membraneuses; le bec et les dents labiales ont disparu et la fente buccale est en voie d’élargissement. Doigts avec les tubercules sous-articulaires présents; tubercule métatarsien interne et tuber- cule tarsal bien visibles. La peau montre l’ébauche des verrues ca- ractéristiques de l’adulte. Coloration brun foncé, uniforme en des- sus. Blanc jaunâtre dessous, le région abdominale gris bleuté.
Longueur totale : 24 millimètres dont 13 pour la queue.
Le cinquième têtard n’est qu’au second stade de son développe- ment. Seuls, les membres postérieurs, encore très courts, sont présents.
Corps convexe au-dessus, aplati en-dessous, sa largeur est com- prise 1 fois 3/4 dans sa longueur. Museau arrondi, faisant presque 2 fois le diamètre de l’œil. Narine équidistante de l’œil et du bout du museau. Yeux dorso-latéraux bien visibles; espace interorbi- taire égal au diamètre de l’œil, Spiraculum sinistral situé 2 fois plus près de l’œil que de l’anus.
(x) Certains exemplaires, vus à la loupe dans le liquide conservateur, montrent cepen- dant, sur le dos, des taches régulières plus foncées et disposées symétriquement. Sur l’un d’eux, une bande interorbitaire se prolonge sur le tiers antérieur du dos où elle s’élargit pour se relever « en crochet ». Au-dessus de la région inguinale existe une autre tache; enfin, une bande foncée court le long du côté du corps entre l’œil et l’aine.
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Queue 4 fois plus longue que haute, se terminant en pointe mousse, les crêtes bien développées. Bouche sur la face ventrale. Bec noir et denticulé finement. Papilles labiales arrangées sur plu- sieurs rangs sur les côtés, et, sur un simple rang à la lèvre inférieure. Lèvre supérieure avec une rangée continue de fines dents noi- râtres, et, de chaque côté, en dessous de celle-ci, un petit groupe de 8 à 9 dents. Lèvre inférieure avec 2 rangées de dents, d’égale longueur, non interrompues.
Coloration (en alcool). — Dessus du corps brunâtre plus où moins marbré de teinte foncée; la queue un peu plus claire. Face inférieure blanc jaunâtre [uniforme, sauf la région abdominale qui est gris bleuté.
Longueur totale : 31 millimètres, queue : 19.
Pseudohemisus longimanus nov. sp.
Museau court, élevé, ne débordant presque pas la fente buccale en avant, mesurant les 3,5 du diamètre de l’œil. Narine équidis- tante de l’œil et du bout du museau. Canlhus rosïralis peu marqué, région frênaie verticale. Espace interorbitaire de même largeur que la paupière supérieure. Tympan caché. Langue régulièrement ovalaire, allongée, sans encoche postérieure, ni papille médiane. Doigts allongés, libres; le premier plus court que le second, le quatrième le plus petit; la longueur du troisième (mesurée de sa jonction avec le second) est égale à la distance comprise entre la narine et l’angle postérieur de l’œil; tubercules sous-articulaires très proéminents; 2 ou 3 tubercules un peu aplatis, au poignet. Orteils bien développés, la longueur du quatrième égalant celle du museau et de l’œil, ensemble ; tubercules sous-articulaires bien marqués à tous les doigts. Tubercule métatarsien interne grand et saillant, 1 fois 1/2 plus long que l’orteil interne et séparé du tu- bercule tarsal par sa propre longueur. Ce dernier est petit, peu proé- minent, blanchâtre. Pas de tubercule métatarsien externe. Arti- culation tibio-tarsienne atteignant le bord postérieur de l’œil. Corps non globuleux, sa plus grande largeur contenue 3 fois dans sa longueur.
Tibia, 3 fois plus long que large; sa longueur est comprise 2 fois 2/3 dans la distance museau-anus.
Peau presque lisse au-dessus et au-dessous ; quelques granules plats, assez isolés sur la tête et la partie antérieure du dos. Région anale et face postérieure des cuisses assez fortement granuleuses. Un pli transversal de la peau, entre les yeux.
Coloration. — Face supérieure brun foncé uniforme. Côtés de la tête et du corps couverts par une bande brun foncé plus ou moins régulière qui laisse une tache blanchâtre en avant de l’insertion
des membres antérieurs. Ceux-ci, ainsi que la partie antérieure des cuisses sont tachetés de brun foncé. En dessous, teinte brunâtre uniforme, sauf sur la gorge qui est légèrement marbrée de noir. Traces d’un liseré blanc sur le milieu du museau et sur la partie médiane de la gorge.
Un spécimen mesurant 21 millimètres du museau à l’anus, ré- colté à Ambongo, par M. G. Petit, avec 9 têtards à différents états de développement. Diffère des autres espèces par la plus grande longueur des membres et des doigts.
Description des têtards récoltés avec Pseudohemisus lonji-
manus nov. sp. et rapportés, avec doute, à cette forme.
Ces têtards appartiennent à la seconde et à la troisième périodes de la vie larvaire. — Ceux de la deuxième période au nombre de 2 mesurent 22 millimètres de longueur totale dans lesquels la queue entre pour la moitié.
Membres n’ayant pas encore fait leur apparition. Corps globuleux, sa largeur est comprise 1 fois 1/2 environ dans la longueur. Museau arrondi, mesurant 2 fois le diamètre de l’œil. Narine équidistante de l’œil et du bout du museau ; yeux situés plutôt sur la face dorsale séparés l’un de l’autre par une distance égale à leur propre diamètre. Spiraculum sinistral, situé 2 fois plus près de l’œil que de l’anus. Intestin enroulé sur lui-même, visible à la partie ventrale. Queue environ 4 fois plus longue que haute en avant, bordée de crêtes membraneuses très minces. Bouche sur la face ventrale; bec noir ou blanc suivant les individus.
Gris noirâtre sur le dos, avec une tache plus claire, diffuse, en arrière des yeux. Queue et face inférieure un peu plus claires que la face supérieure.
Les têtards de la troisième période sont au nombre de 7. Sur aucun d’eux, les membres antérieurs n’ont fait leur apparition ; par con tre, les membres postérieurs sont très développés. La longueur moyenne des individus est de 43 millimètres, dont 26 pour la queue.
Corps convexe, un peu aplati au-dessus, sa hauteur fait un peu plus que la moitié de sa longueur. Museau arrondi, un peu déprimé en avant, mesurant 2 fois le diamètre orbitaire ; narine située un peu plus près de l’œil que du bout du museau. Yeux dorso-latéraux bien visibles; espace interorbitaire un peu plus grand que le dia- mètre de l’œil. Spiraculum petit, non saillant, situé 2 fois plus près de l’œil que de l’anus. Queue longue, mesurant 8 fois sa hauteur en avant, diminuant rapidement de hauteur pour devenir filiforme à son extrémité, pourvue de [membranes hautes, très minces, déchiquetées. Bouche sur la partie ventrale, avec bec denticulé finement sur ses bords, noir ou blanc suivant les individus. Pas de
rangées de dents labiales perceptibles; une membrane mince, frangée, libre, encadre les 2/3 postérieurs de l’ouverture buccale. Membres postérieurs très développés; sur certains sujets, leur lon- gueur égale celle du corps. Intestin visible sous la peau transpa- rente.
Coloration (en alcool). — Gris bleuâtre ou brunâtre, avec une bande longitudinale, large, un peu plus claire, sur le milieu du dos, depuis les yeux jusqu’à la queue. Celle-ci, ainsi que les membres postérieurs, plus jaunâtres que le reste du corps.
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Sur L’ESPÈCE ET SES UNITÉS TAXONOMIQUES EN 1CHTHY0L0GIE
PAR M. LE Dr Vadim Vladykov.
(paris).
Linné en 1751, dans sa Philosophia botanica, a écrit : Species loi numeramus, quoi divisæ formæ in principio sunl crealæ.
Buffon (x) aussi catégorique a affirmé la fixité des espèces et leur séparation très nette en disant : «Les espèces dans les animaux sont toutes séparées par un intervalle, que la nature ne peut franchir ».
Au contraire Darwin et ses disciples supposent que le terme « species » était d’une conception artificielle imaginée pour l’usage pratique, et ils ont voulu identifier l’espèce avec ses variétés.
L’argumentation des sélectionistes est basée surtout sur l’opi- nion qu’il n’existe pas une limite nettement définie entre deux espèces voisines si l’on étudie de nombreux spécimens. Ces espèces présentent une variété si grande qu’il peut exister des formes inter- médiaires.
Mais peut-on appliquer cette observation à la généralité ou seu- lement à certains cas?
En se basant sur les données de la systématique moderne, on peut affirmer d’une façon catégorique que cette thèse n’était pas fondée sur des faits réels. Car les études de ces variétés par méthode de statistique démontrent qu’ici on peut appliquer la Loi de Ouetelet d’après laquelle les variétés les plus éloignées se ren- contrent beaucoup plus rarement que les formes intermédiaires.
Cette relation peut être exprimée par une courbe (idéale) de Quetelet.
Actuellement la plupart des biologistes n’admettent pas la théorie de Darwin, mais acceptent les idées différentes et souvent oppo- sées comme celles d’EiMER (orlhogénèse) (2) et de Berg-Vavilov ( nomogénèse ). . \
P) Partisan convaincu.au début de ses études, de la fixité des espèces, Buffon en- suite modifie progressivement son opinion. — Voir : Roule L., Buffon et la description de la nature , Paris, 1924.
(2) Eimer Th. : Orthogenesis der Schmetterlinge. Ein Beweis bestimmt gerichteter Entwickelung und Ohnmacht der natürlichen Zuchtwahl bei der Artbildung. Zugleich eine Erwiderung an August Weisman, Leipzig, 1897.
Eimer Th. : Die Entstehung der Arten auf Grund von Yererben erworbener Eigen- schaften nach den Gesetzen organischen Wachsens. I, Jena, 1888.
Bulletin du Muséum, 2e s., t. II, n° 1, 1930,
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Après le remarquable ouvrage (6 du célèbre ichthyologue russe, M. le professeur L. S. Berg, on peut affirmer que les tendances de l’évolution du monde vivant sont conformes aux lois naturelles (nomogénèse) et que l’influence du hasard est complètement insignifiante (2).
Cette théorie admise, le rôle de la systématique apparaît sous un aspect entièrement nouveau.
Le but de la systématique moderne ne se borne point à décrire et nommer les diverses espèces et les dresser en un catalogue pra- tique.
L’étude des lois de la nature et de leur influence sur l’évolution des organismes, voilà les buts principaux de cette étude.
La systématique moderne est étroitement liée à la géographie zoologique et, à l’heure actuelle, on n’a pas la possibilité de classer exactement certains organismes dans un ou l’autre groupe, sans avoir préalablement appris sa distribution géographique.
L’unité zoologique est l’espèce. Qu’cst-ce donc que l’espèce ?
Pour l’explication de ce terme on a proposé plusieurs définitions souvent opposées.
Les limites restreintes de cet article ne nous permettent pas d’entrer dans tous ces détails.
Nous remarquons qu’il existe certains auteurs, tel Lotsy (3~4), qui prétend compter l’espèce comme une unité indivisible.
Suivant l’opinion de cet auteur l’espèce présente un ensemble d’individus homozigotes munis d'une même composition génétique.
Lotsy a nommé cet ensemble * espèce primitive.
Mais la très grande majorité des biologistes compte comme unité zoologique l’espèce de Linné ( Linneon de Lotsy). Sous ce terme on comprend l’ensemble des génotypes semblables (non identifiés !).
D’autre part il existe une tendance entre certains botanistes (Cléments, Du Rietz, Turesson) (5“8) à remplacer le sens
P) Berg L.-S. : Nomogénèse. Pétersbourg, 1922, p. vm-303 (en russe).
(2) Vavilov N. -J. : The law of homologous sériés in variation. Journal of Genetics, XII. Cambridge, 1922, p. 47-89.
(3) Lotsy, J. -P. : La théorie du croisement. Le croisement non la variabilité est la cause de la formation des espèces. Archives Néerland. des sciences exactes et natu- relles, Série III, B, T. IL La Haye, 1914, p. 178-238.
(4) Lotsy, J. -P. : Qu’est-ce qu’une espèce ? Ibidem, t. III, 1916, p. 57-110.
(5) Cléments, T.-E. : Plant succession. Washington, 1916.
{*) Du Rietz, G.-E. : Der Kern der Art-und Assoziationprobleme. Botaniska Noti- ser, 1923.
(7) Türesson, G. : The genotypical response of the plant species to the habitat. Hereditas , Bd. 3, 1922.
(8) Turesson, G. : The plant species in relation to habitat and ciimate. Contri- butions to the knowledge of geneeological units. Hereditas, Bd. VI, n. 2, 1925.
d’espèce comme unité taxonomique par une unité (Ecologique ( Isoreagent , Œcolype, Œcad).
En général sous le terme Linneon on comprend « une colonie isolée de consanguins », selon l’expression courte mais très juste de Racovitza (x).
Dans la description suivante nous allons suivre les idées que M. Berg a développées dans ses différents travaux et qui se rap- prochent le plus des nôtres.
Sous le terme species ( espèce ) nous comprenons un ensemble de formes qui possèdent les trois caractères suivants :
1° Morphologie bien délimitée de celle des groupes voisins;
2° Génétiques distincts des complexes voisines par la présence d’un caractère nouveau;
3° Aire de distribution géographique bien délimitée.
C’est pourquoi par le nom espèce on entend un ensemble d’in- dividus possédant une série de caractères communs et héréditaires par lesquels il se distingue des ensembles voisins. Dans la géné- ration des espèces il ne peut pas apparaître un individu identique à un individu de l’autre espèce.
Habituellement les espèces ne se croisent pas entre elles. Si l’hybridation est possible, les hybrides possèdent des caractères intermédiaires qui ne se disjoignent pas.
Les produits de ces croisements sont le plus souvent tout à fait inféconds.
Quelques exemples de poissons de différentes espèces (genres) qui peuvent produire les hydribes :
Cyprinus carpio x Carassius carassius, Rulilus rulilus X Abramis brama, Rulilus rulilus x Scardinuis terylhrophthalmus, Vimba vimba X Blicca bjoerkna, Chondroslama nasus X Vimba vimba, Chondrostoma nasus X Leuciscus agassizi, Perça fluvialilis X Acerina remua, Acipenser rulhenus X Acipenser güldenstâdti, etc.
Chaque espèce a son aire de distribution géographique bien li- mitée. L’espèce est toujours désignée par deux noms.
Quelques exemples des espèces : Leuciscus cephalus (Linné), Leuciscus leuciscus (Linné), Barbus meridionalis Risso, Gobio gobio (Linné).
Subspecies ( Sous-espèce ) : Sous ce terme on comprend un en- semble d’individus qui est lié avec l’espèce voisine par les formes intermédiaires. Chaque sous-espèce possède aussi son aire géogra- phique distincte de celle de l’espèce.
Les sous-espèces présentent la même fixité de caractères héré- ditaires que l’espèce. Les sous-espèces sont désignées par trois noms..
(') Racovitza, E.-G. : Cirolanides. Arch. Zool. expér. [5], X, 1912.
Quelques exemples de sous-espèces :
Leuciscus cephalus cavedanus (Bonaparte);
Leuciscus cephalus orientalis (Nordmann);
Leuciscus leuciscus baicalensis (Dybowski);
Barbus meridionalis peteny (Heckel) ;
Gobio gobio lepidolæmus (Kessler).
Natio {race) : C’est une sous-espèce secondaire.
Les relations entre la race et sa sous-espèce sont les mêmes que celles qui existent entre la sous-espèce et son espèce.
La race est réunie par les formes intermédiaires avec la sous- espèce. Cette unité possède certaine aire de distribution géogra- phique. Les races sont désignées par 4 noms.
Quelques exemples de races :
Leuciscus cephalus orientalis (Nordmann) natio plaly cephalus Kamensky.
Leuciscus leuciscus baicalensis Dybowski, natio Kirgisorum Berg.
Gobio gobio lepidolæmus Kesser, natio caucasicus Kamensky.
Ces trois unités systématiques (espèce, sous-espèce, race) sont les formes géographiques, parce qu’elles occupent certaines aires de distribution géographique bien limitées*
Ces unités contiennent la présence de nouveaux facteurs géné- tiques.
Si on croise une espèce avec sa forme géographique (sous-espèce ou race) ou une sous-espèce avec l’autre, les hybrides sont toujours de caractères intermédiaires. Dans ces cas habituellement on n’ob- serve pas les disjonctions de caractères.
En général, il n’existe pas une grande différence entre l’espèce et la sous-espèce et d’autre part entre la sous-espèce et la race.
C’est le sens systématique qui nous permet de classer certains poissons en espèce ou sous-espèce et de même en la sous-espèce ou la race.
Habituellement comme espèce fondamentale on compte les poissons qui ont déjà été décrits.
Les poissons nouvellement observés sont classés comme sous- espèces (ou race). On peut dire que suivant certaines directions géographiques (direction Nord-Sud, ou Sud-Est) des poissons donnent des formes géographiques que l’on devrait classer comme sous-espèces.
Dans les bassins des grands fleuves (exemple le Danube) les mêmes poissons qui habitent les différents affluents peuvent pré- senter des unités systématiques plus petites; dans ces cas on compte ces formes comme race.
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Les mêmes relations existent dans les régions montagneuses (Caucase, Balkans) (1-3).
Morpha (4_B) : Ce terme remplace le nom ancien variété ( varielas ), sous lequel on a compris soit sous-espèces, soit morpha propre- ment dite.
La morpha c’est un ensemble important d’individus possédant des caractères communs, mais plus ou moins variables autour de la forme fondamentale.
Si les conditions d’habitat se trouvent changées (p. ex. pen- dant une transgression ou régression marine), tous les individus peuvent se transformer en morpha.
La morpha se distingue de toutes les unités systématiques, dont nous avons déjà parlé, par l’absence d’une certaine aire de distri- bution géographique. Elle peut se trouver ensemble dans les mêmes aires de formes géographiques.
Les caractères par lesquels la morpha se distingue des formes fondamentales ne sont pas stables.
Quelquefois sous l’influence des changements de conditions de vie, elle peut retourner à son état primitif. Elle n’est capable de trans- mettre cette hérédité que dans les cas de conditions inchangées.
La morpha (de même que l’espèce primitive) ne contient pas de nouveaux facteurs héréditaires et ne présente qu’une combinaison de caractères dominants et récessifs. Si on croise la morpha avec sa forme fondamentale ou les espèces primitives entre elles, on observe toujours des disjonctions de caractères suivant la loi de Mendel.
Ces observations ont été faites déjà par Standfuss (1896) et plus tard approuvées par Goldschmidt (1920) (6-7), sur un pa- pillon Callimorpha dominula et par d’autres auteurs sur certains animaux (insectes, mammifères).
Quelques exemples de morpha :
Dans les grands bassins (lacs ou grands fleuves), se trouve le type de Carassin ( Carassius carassius), court, ramassé et élevé.
(x) Kamensky, S. : Die Cypriniden der Kaukasuslânder u. ihrer angrenzenden Meere. Tiflis, I-II, 1899-1901.
(2) Karaman, 8. : Pisces Maeedonia*, 1924 Split.
(3) Karaman, S. : Beitrâge zur Ichthyologie von Iugoslavien I. 1928. Extrait du Bull. Soct. Sc. de Skoplie, t. VI. Section des Sc. Nat., n° 2, p. 147-175.
(4) Ce terme était proposé par M. Semenow Tian-Shanskij, A.-P. : Les unités sys- tématiques de l’espèce et leurs subdivisions. Mem. Acad. Imp. Sciences [8], Sect. Phys. Matera., XXV, n° 1, 1910, pl. 29 (en russe) et était appliqué pour ichthyologie par :
(5) M. Berg : Sur l’espèce et ses subdivisions. Journal Biolog., I, Moscou 1910 (en russe).
(8) Goldschmidt, R. : Die quantitative Grundlage von Vererbung und Artbildung. Berlin, 1920.
(7) Sumner : Geograph variation and Mendelian inheritance at Peromyscus. Journ. Exper. Zool., XXX, n° 3, 1920.
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Au contraire dans les étangs et autres petits bassins vit le type de poisson allongé, que l’on peut nommer morpha humilis Heckel.
Cette morpha se rencontre dans différentes contrées d’Europe et d’Asie, où elle trouve des conditions appropriées.
Si les conditions ne changent pas, les caractères de ces types sont héréditaires.
Mais si l’on transporte les types élevés dans les petits bassins (étangs), leurs alevins se modifient en morpha humilis.
Au contraire les alevins de cette morpha transportés dans les grands bassins se transforment en types élevés .
Beaucoup des Cyprinidés donnent différentes morpha.
Par exemple chez le gardon Rutilus rutilus (Linné) se trouvent les formes élevées (morpha prasinus Agassiz = elongala Fatio) et allongées (morpha ruiiloides Selys = data Fatio).
Les vandoises Leuciscus leuciscus (Linné) présentent les morpha rodens (Agassiz), avec le corps et le museau allongés et morpha majalis (Agassiz), avec le corps élevé et le museau court.
Les ablettes Alburnus alburnus (Linné) donnent dans les lacs une morpha lacuslris (Heckel) ( Vilmenensis Warpachowski).
Cette morpha a été observée en Hongrie et en Russie.
Pour les goujons Gobio gobio (Linné), M. Berg (1-2) a décrit plusieurs morpha :
Avec les moustaches très courtes (m. brevicirris Berg) qui at- teignent à peine le bord antérieur de l’œil et m. longicirris Berg) avec les moustaches longues qui atteignent et souvent dépassent le bord postérieur de préopercule.
Il existe les morpha (m. obtusiroslris Valenciennes) avec le museau plus court que l’espace post-orbitaire, et la forme (m. lon- girostris Berg) chez laquelle le museau est plus long que l’espace post-orbitaire.
Chez le goujon la position de l’anus peut varier : elle est plus rapprochée de la base des nageoires ventrales que de la base de la nageoire anale (m. prosopyga Berg). D’autre part, chez m. kalapyga Berg, ces relations sont opposées.
Chez l’esturgeon la longueur du museau est très variable : pour Acipenser rulhenus Linné est décrite une morpha kamensis Lo- vetzky, avec le museau très court. Chez cette espèce on trouve souvent les différentes morpha qui se distinguent par leurs diffé- rence, de coloris :
Albinos (m. leucotica Brand = alba Antipa).
(!) Bekg, L.-S. : Poissons dans Faune de la Russie, vol. III. Liv. 5, St. Pétersbourg-, 1914, p. 1-704 (en russe).
(2) Bekg, L.-S. : Les poissons des eaux douces de la Russie, 1923, XXIX, p. 535 (en russe).
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Rougeâtre (m. erytraea Antipa).
La dernière coloration peut se trouver chez les différents Cyprini- dés : tanche, gardon, carpe, ides, etc.
Les Salmonidés présentent de très intéressantes morpha.
Les poissons migrateurs de genres : Salmo, Oncorhynchus, Sal- velinus peuvent donner des morpha (en Europe, Asie, Japon et Amérique du Nord) qui demeurent toujours dans l’eau douce.
La truite de mer ( Salmo Irulla Linné) présente deux types de morpha :
1° L’un, de grande taille, qui habite les lacs et les grands fleuves, s’appelle :
Salmo Irulla Linné, morpha lacuslris Linné (forma major, Fatio-Roule) (1-2);
Salmo Irulta labrax Pallas, morpha lacuslris Linné.
2° L’autre, de taille moyenne et petite, habite les rivières et ruis- seaux, on le désigne comme :
Salmo Irulta L. morpha fario Linné ( = forma minor Fatio- Roule) (1-2).
Salmo Irulla labrax Pallas, morpha fario Linné.
Les morpha indiquées dans les cas où elles peuvent descendre jusqu’à la mer font retour au type primitif de Salmo Irulta (3).
Le saumon commun présente une morpha qui séjourne d’une manière permanente dans l’eau douce. On connaît Salmo salar L., morpha recictus (Malmgren) (4-5), qui habite les lacs de Russie, de Suède et d’Amérique du Nord (Maine, New Hampshire, New Bruns wich, Saint-John).
On observe une morpha très curieuse chez une espèce de chabot, Myoxocephalus quadricornis (Linné), qui est répandue dans la mer Baltique et l’Océan Arctique.
Dans les grands lacs de Russie (Ladoga, Onega), de Suède et d’Amérique du Nord vit Myoxocephalus quadricornis L., morpha relictus Lilljeborg (7_8).
Il faut remarquer que cette morpha s’est formée indépendamment dans les contrées indiquées.
(*) Fatio, V. : Histoire naturelle des poissons, vol. I. Genève, 1890, p. 324-847.
(2) Roule, L. : Description de la grande Truite du Rhône (Salmo trutta Linné ; forma major Tatio, faciès Rhodanensis). Bull ■ Mus ■ Nat. d'Hist. nat., 1923, p. 291-295.
(2*) Roule, L. : Les poissons des eaux douces de la France. Paris, 1925, p. 96-103.
(3) Day : British and Irish Salmonidés L. 1887, p. 7, 144, 183-184.
(4) Malmgren : Finlads Fish-fauna, 1863, p. 59.
(5) Salmo hardinis Günther. Cat. fish. VI, 1866, p. 107.
(6) Salmo sebago Girard dans Hubbs, C. L.,and Greene, C. W. : Further notes on the fishes of the Great Lawes and tributary waters. Papers Michigan Acad. Scen. Arts a. Letters, vol. VIII, 1927, p. 371-392.
(7) M. quadricornis var. relictus Lilljeborg: Sverigesoch Norges Fiskar, I, 1891, p. 149.
(8) Triglopsis thompsonii Girard. Voir (26) Hubbs a. Greene.
Bulletin du Muséum , 2* s., t. II, 1930.
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Il est remarquable que la forme typique de M. quadricornis L. habitant la mer Baltique pendant les époques glaciaires était représentée aussi par morpha relidus.
Pour les détails de cette question intéressante voir les auteurs : Lonnberg (x), Greta Philip (2), Ekman (3_4), Berg(6).
En se basant sur les exemples de morpha, dont nous avons déjà parlé, on peut voir que le terme 'morpha peut être appliqué dans différents cas.
C’est pourquoi dans l’avenir ce terme devra être divisé en diffé- rentes unités taxonomiques.
Varielas ( Variété ) : Par ce terme on désigne provisoirement les cas dont la classification n’a pas été nettement déterminée dans une des unités taxonomiques indiquées ci-dessus.
Suivant les définitions de l’espèce et des subdivisions, il faudrait comprendre par le terme espèce une série d’unités systématiques réunies par des formes intermédiaires.
C’est pourquoi le terme espèce renferme non seulement espèce proprement dite, mais aussi ses subdivisions (sous-espèce, natio, morpha).
Pour cette espèce collective était proposé par Korginski (8) le terme : proies.
La définition de l’espèce que nous avons faite ci-dessus s’applique à proies.
Proies — species + ( subspecies + natio) + morpha.
L’espèce proprement dite est proies sans sous-espèce, natio et morpha.
Pour remplacer le terme « proies^ il a été proposé plusieurs noms, à savoir :
Proies de Korginski (1892) (6) = conspecies deBiANCHi (1916) (7) = espèce polymorphe de Regel (1912) (8). (*)
(*) Lonnberg, E. : Om nâgra fynd i Litorina-lera i Norrkôplng, 1907, Arkiv. for Zoologie, IV, n° 22, 1908, p. 1-27.
(2) Greta Philip. : On relies in the swedist fauna. Bull. Geol. Inst. Upsala, IX (1908-09), 1910, p. 134.
(3) Ekman, Sr. : Studien über die marinen Relikte der nordeuropàischen Binnen- gewâsser. Int. Revue Hydrobiol. u. Hydrogr., V, 1913, p. 540-550.
• (4) Ekman, Sr. : Studien über die marinen Relikte der nordeuropàischen Binnen- géwâsser. II. Die Variation der Kopfform bei Limnocalanus grimaldii und L. macrurus. Inter. Revue der gesam. Hydrobiol. u. Hydrogr., VI, 1913, p. 336-371.
(6) Berg, L.-S. : Climat et vie. Édition d’État (en russe). Moscou, 1922, p. 67-68.
(8) Korginski : La flore de l’Est de la Russie européenne et ses relations systéma- tiques et géographiques. Bull. Universit. Impérial de Tomsk., 1822, p. 227 (en russe).
(7) Bianchi, V. : L’espèce et les formes taxonomiques subordonnées. Journ. Zool. Russe, I, Moscou, 1916, p. 287-297 (en russe).
(8) Regel, R. : Sélection du point de vue scientifique. Bull.de Botan. appliquée, V, 1912, p. 425-540 (en russe).
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Certaines proies ne se forment pas de sous-espèces ( nalio ) ; dans ce cas le sens species correspond au sens proies.
Après la définition de l’espèce et de ses subdivisions nous pou- vons facilement reconnaître que l’affirmation de Darwin qui dit qu’il n’y a pas grande différence entre l’espèce et ses variétés, est juste, si elle concerne species et subspecies {nalio), parce que dans chaque proies toutes les formes sont réunies entre elles.
Si on compare les différentes proies quoique voisines, l’opinion de Buffon que les espèces sont séparées par intervalles que la nature ne peut franchir est très juste.
Quelle valeur peuvent avoir ces divisions systématiques ?
Nous espérons que ce long exposé aura nettement défini le carac- tère de chaque unité; c’est pourquoi il n’est pas indispensable d’employer souvent le terme varielas sous lequel on comprend soit les formes géographiques {subspecies, nalio), soit non géographiques {morpha), dont la valeur en évolution d’organismes est totalement différente.
Ces divisions ont aussi une valeur pratique, si on les choisit pour l’élevage des poissons appartenant aux différentes unités taxono- miques.
Il est plus avantageux de prendre les représentants des formes géographiques parce qu’ils possèdent des caractères héréditaires, qui ne changent pas dans les conditions artificielles, tandis que morpha, malgré ses qualités, n’est pas souvent intéressant pour l’élevage, les perdant facilement dans les conditions artificielles.
Il ne faut pas craindre que l’application de petites unités taxo- nomiques puisse compliquer et troubler le système.
Nous pensons au contraire qu’une description générale qui em- brasse les différents caractères, ne donne pas une détermination très nette, surtout s’il faut l’appliquer aux animaux provenant de régions très particulières.
Selon MM. Bianchi (1907) et Berg (1922), nous proposons non seulement de diviser le genre ( genus ) jusqu’à la limite naturelle, quand toutes les espèces non homogènes seront écartées, mais aussi de diviser les proies pour séparer toutes les formes qui ne peuvent pas se ranger en série homogène par un caractère princi- pal Q).
{Laboratoire (V Ichthyologie du Muséum .)
p) Tous nos remerciements à MUa M.-L. Verrier, Assistante au Laboratoire dTehthyologie du Muséum, et à M. P. Lonney, de Versailles, qui ont bien voulu revoir le manuscrit de cette note.
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Description de Cyprinidés nouveaux de Se-tchuan, par M. Tchun-g-Lin Tchang.
Leptobarbus Pingi, nov. sp.
Hauteur du corps comprise 3 fois dans la longueur sans la cau- dale. Tête contenue 3 fais 1/2 dans la même dimension. Œil contenu 7 fois 3/4 dans la longueur de la tête, 2 fois 2/5 .dans l’espace inter- orbitaire, 2 fois 1/3 dans la longueur du museau. Museau contenu 3 fois 2/5 dans la longueur de la tête. Narines près de l’œil. Bouche terminale. Barbillons 4, le postérieur contenu 3 fois 1/2 dans la longueur de la tête, un peu plus long que l’intérieur. Orifice clocal près de l’anale. Ligne latérale plus rapprochée du ventre que du dos, et un peu inférieure sur le pédicule caudal. Vessie natatoire glande, deux parties. Dents pharyngiennes sur 3 rangées; 2, 3, 5/5, 3, 2. Dorsale débutant plus près de la racine de la caudale que du bout du museau, sans rayon ossifié. Pectorale courte, n’atteignant pas la ventrale. Ventrale opposée la dorsale, n’atteignant pas l’anale, une forte écaille pointue à la base. Caudale fourchue.
Couleur du dos grise, la tête et les écailles avec taches noires.
D. 3/8; A. 3/5; P. 1/7; V. 1/8; Sq. 9 1/2/53/11.
Longueur totale : 440 millimètres. Se-tchuan : M. Wen-pei Fang.
Xenocypris katinensis, nov. sp.
Hauteur du corps comprise 3 fois 4/5 dans la longueur sans la caudale. Tête contenue 5 fois dans la même dimension. Abdomen arrondi. Œil contenu 1 fois 2/5 dans l’espace interorbitaire, 3 fois 1/2 dans la longueur de la tête, aussi long que la longueur du museau. Bouche inférieure, transversale. Pas de barbillons. Dents pharyn- giennes comprimées, sur 3 rangées; 2, 4, 6, /6, 3, 2, les deux ran- gées intérieures très petites-. Vessie natatoire en 2 parties. Écailles moyennes, 9 à 10 entre la ligne latérale et la dorsale, 6 entre la ligne latérale et la ventrale. Dorsale débutant un peu plus près du bout du museau que de la racine de la caudale, en avant de l’ori- gine de la ventrale, son troisième rayon simple, fortement ossifié. Pectorale plus courte que la tête, n’atteignant pas la ventrale, Ventrale plus courte que la pectorale, n’arrivant pas l’anale, une forte écaille à la base. Caudale fourchue.
Bulletin du Muséum, 2e s., t. II, n° 1, 1930.
Couleur argentée, le dos grisâtre.
D. 3/7; A. 3/11; P. 1/15; V. 1/8; L. lat. 60.
Longueur totale : 240 millimètres.
Katin : M. Wen-pei Fang.
Onychostoma latic eps Günther var. fontouensis nov. var.
Hauteur du corps comprise 3 fois 1 /2 dans la longueur sans la cau- dale. Tête contenue 4 fois 3 /4 dans la même dimension. Œil contenu 5 fois dans la longueur de la tête, 2 fois 1 /4 dans la longueur du museau, 2 fois 3/4 dans l’espace interorbitaire. Bouche inférieure et transversale. Mâchoire inférieure munie d’une arête transversale, recouverte d’un étui corné et tranchant. Pas de barbillons. Dents pharyngiennes un peu comprimées, sur 3 rangées : 2, 3, 4/4, 3, 2. Orifice cloacal près de l’anale. Ligne latérale presque en ligne droite. Ecailles moyennes, 4 1/2 entre la ligne latérale et la ventrale. Dor- sale débutant plus près du bout du museau que de la racine de la caudale, son troisième rayon simple, ossifié et denticulé. Pectorale courte, n’atteignant pas la ventrale. Ventrale n’arrivant pas l’anale, opposée la dorsale. Caudale fourchue.
Couleur jaunâtre, le dos gris.
D. 3/8; A. 2/5; P. 1/16; V. 1/8; Sq. 7 1 /2/48/7 1 /2.
Longueur totale : 240 millimètres.
Fontou : M. Chc-tau Kiang.
Cette variété est voisine de Onychostoma laliceps, Günther, dont elle se distingue par l’origine de la dorsale située en arrière de la partie plus haute du corps et par son pédicule caudal plus long.
En terminant cette note, je me fais un devoir de remercier M. le professeur Louis Roule et M. le docteur Jacques Pellegrin pour tous les conseils qu’ils m’ont donnés.
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Sur les Rhinobatus du groupe de cemiculus Geoffr.
par M. Paul Chabanaud,
Correspondant du Muséum.
Lors de la description, publiée dans ce Bulletin P), de Rhinobalus Pelili Chab., j’ai, par inadvertance, omis de mentionner, dans la clef dichotomique des Rhinobalus du groupe de cemiculus I. Geoffr. Saint-Hil., une fort intéressante espèce, Rhinobalus congolensis Giltay (2), récemment décrite de la côte du Congo Belge.
La présente note comprend une nouvelle clef dichotomique, où sont mentionnées les 5 espèces ( Rhinobalus cemiculus I. Geoffr. Saint-LIiL, rasus Garm., congolensis Giltay, Pelili Chab. et halavi Forsk.), qui composent actuellement ce groupe caractérisé, selon J. R. Norman, par la proportion et l’écartement des narines, ainsi que par la disposition des carènes latérales du cartilage rostral, ca- rènes qui sont extrêmement rapprochées l’une de l’autre sur le milieu et la majeure partie de la longueur du rostre.
1. Distance comprise entre l’aplomb de l’aisselle des pelviennes et
la base de la dorsale antérieure égale à l’intervalle qui sépare l’une de l’autre les bases des 2 dorsales. Longueur rostrale pré- orbitaire mesurant de 3 à 3,33 fois la largeur de l’intervalle com- pris entre les 2 évents 2.
2. Bords latéraux du rostre très brièvement sinués, subparallèles
entre eux jusqu’au quart, au plus, de la longueur rostrale préor- bitaire, ou même divergents dès l’extrémité du rostre 3.
3. Diamètre longitudinal de l’œil compris environ 6 fois dans la
longueur rostrale préorbitaire. Dorsale antérieure : sa hauteur mesurant environ 2 fois sa longueur; la longueur de sa base com- prise de 2,50 à 2,75 fois dans la distance qui sépare l’une de l’autre les bases des 2 dorsales ; 4.
4. Angle du rostre 58°. Cartilage rostral inerme. Longueur rostrale préorbitaire plus courte que la distance comprise entre le bord
P) Bull. Mus. Nat. Hist. nat., 1929, p. 365.
(2) Ann. Soc. Zool. Belg., t. 59, 1928, p. 31, fig. 1.
Bulletin du Muséum, 2e s., t. II, n° 1, 1930.
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postérieur de l’œil et l’aisselle de la pectorale (chez l’adulte). Sur chaque épaule : 2 épines disposées en série longitu- dinale cemiculus.
4*. Angle du rostre 50°. Cartilage rostral garni d’une double série d’épines. Longueur rostrale préorbitaire subégale à la distance comprise entre le bord postérieur de l’œil et l’aisselle de la pec- torale. Sur chaque épaule : 2 épines disposées en série trans- versale rasus.
3*. Diamètre longitudinal de l’œil compris au moins 7 fois dans la longueur rostrale préorbitaire. Cette longueur préorbitaire plus courte que la distance comprise entre le bord postérieur de l’œil et l’aisselle de la pectorale. Angle du rostre 58°. Cartilage rostral inerme. Dorsale antérieure : sa hauteur ( 1 ) mesurant les 134 cen- tièmes de sa longueur (2); la longueur de sa base comprise 2,38 fois dans la distance qui sépare l’une de l’autre les bases des 2 dorsales. Sur chaque épaule : 3 ou 4 épines disposées en série longitudinale Petiti.
2*. Bords latéraux du rostre largement sinués, parallèles entre eux jusqu’à la moitié environ de la longueur rostrale préorbitaire. Angle du rostre 49°. Longueur rostrale préorbitaire égale à la distance comprise entre l’œil et l’aisselle de la pectorale. Car- tilage rostral inerme. Diamètre longitudinal de l’œil compris 8 fois dans la longueur rostrale préorbitaire. Dorsale antérieure : sa hauteur subégale à sa longueur. Sur chaque épaule : 3 épines, dont les 2 antérieures disposées en série transversale et la 3e pla- cée en arrière de l’épine paraxiale antérieure (3) congolensis.
1*. Distance comprise entre l’aplomb de l’aisselle des pelviennes et l’origine de la dorsale antérieure mesurant de 1,66 à près de 2 fois la distance qui sépare l’une de l’autre les bases des 2 dor- sales. Longueur rostrale préorbitaire mesurant de 2,75 à 3 fois la largeur de l’intervalle compris entre les évents. Bords laté- raux du rostre subrectilignes et divergents dès son extrémité.
P) Mesurée de l’origine de la base à l’angle supérieur de la nageoire.
(2) Mesurée de l’origine de la base à l’angle inférieur de la nageoire.
(3)
Les
caractères
de
Rhinobatus
congolensis
sont
donnés
ici
d’après
le
texte
de
M.
Giltay.
L’angle
du
museau
a
été
mesuré
sur
le
dessin
qui
accompagne
ce
texte,
le
rapporteur
placé
de
telle
manière
que
les
côtés
de
l’angle
soient
tangents
aux
bords